Hôtel de ville de Marchienne-au-Pont

| Type |
Hôtel de ville |
|---|---|
| Destination actuelle |
Bâtiment communal |
| Style | |
| Architecte |
André Londot |
| Construction |
1970-1973 |
| Inauguration |
10 mai 1973 |
| Commanditaire |
Commune de Marchienne-au-Pont |
| Pays | |
|---|---|
| Région | |
| Province | |
| Adresse |
Place John Kennedy 1, 6030 Marchienne-au-Pont |
| Coordonnées |
50° 24′ 21,9″ N, 4° 23′ 40,5″ E |
|---|

L'hôtel de ville de Marchienne-au-Pont est un bâtiment communal située dans la section de Marchienne-au-Pont à Charleroi (Belgique).
Histoire
La première maison communale se trouvait devant l'entrée de la vieille église à côté de l'actuel café du Vieux Marchienne[1],[2]. En 1861, la maison de Joachim Bastin est acquise par l'administration. Cette maison a été construite en 1778[3] et se situait rue de Châtelet. Lors du creusement du métro, on découvre un second niveau de cave voutée, des restes d'une demeure plus ancienne[1],[2]. La façade était de style Renaissance et possédait un encadrement en pierre de taille qui décorait la porte cochère[1],[4]. La salle du conseil, qui se situait au rez-de-chaussée était décorée de motifs mythologiques[4],[1],[2].
Une cour ombragée qui se situait derrière le bâtiment s'ouvrait sur la Garde civile et le Salon communal construit en 1879. Les caves du Salon abritaient un marché couvert et sont transformées en ateliers de l'école industrielle[1]. L'ensemble sera détruit en lors de la destruction des ponts par les Français[2].
À la fin du XIXe siècle, en raison de l'accroissement de la population, la maison Bastin se révèle être complètement insuffisante. Les services communaux avaient dû être renforcés ; la gestion des registres de l'État civil et de la population avait exigé l'embauche de plusieurs personnes, et les Services de Police eux-mêmes faisaient face à une augmentation de leur personnel[3],[2].
Le bourgmestre Joseph Lefèvre propose au Conseil communal du d'acquérir une propriété de la famille de Cartier, connue sous le nom de Château Blanc. Les commerçants s'y opposent, craignant que le centre des affaires ne se déplace vers la rue de Beaumont. Le Château Blanc avait été construit par le baron de Cartier en 1833, sur l'emplacement du premier château de Marchienne il était entouré d'un parc de 3,20 ha[5],[6]. L'affaire est conclue et les plans d'aménagement sont confiés à Alexandre Simon[5],[2].

Les travaux avancent rapidement sous la direction de l'entrepreneur Loriat de Nivelles, tandis que le parc est confié à l'artiste jardinier Chalmagne de Marchienne-au-Pont. Débutés en , ils permettent une inauguration officielle dès le [2]. De grandes festivités pour l'inauguration sont organisées en présence du général Mersch, délégué du roi. Le matin, on procède à la pose de la première pierre de la nouvelle église, qui sera terminée en 1903, et l'après-midi, un défilé de toutes les sociétés locales a lieu[3],[5],[7].
Les formes sobres de l’ancien château blanc ont été remplacées par une construction au style éclectique. Un beffroi polygonal partiellement hors-œuvre, culminant à 40 mètres, est surmonté d’un bulbe polygonal orné de lucarnes et d’un lanternon. Le beffroi, aménagé dans une travée centrale du corps principal, sert également de porche d'entrée au rez-de-chaussée. Deux ailes sont érigées de manière symétrique, celle de gauche abrite le service de police, tandis que celle de droite accueille la salle du Conseil[8],[7].
Ces dernières décennies, l'hôtel de ville montrait des signes évidents d'usure, accentués par les bombardements de 1944. Il n'était plus en mesure d'accueillir tous les services communaux. Après la Libération, le conseil communal décide de construire un nouveau bâtiment. Divers avant-projets sont proposés, incluant un beffroi, à l'image des hôtels de ville de Charleroi et de Marcinelle ou des projets adoptés par Gilly et Couillet, mais aucun n'aboutit[7].
Un architecte de l'IEGSP, André Londot, en est l'auteur définitif. Certains avaient émis le vœu de voir cet édifice érigé sur la place Albert 1er[Note 1]. Cela n'a pas été possible car le métro y a trouvé son emplacement[8]. Le a marqué l'ouverture du chantier, le gros œuvre est assuré par l'entreprise Bemat située à Marchienne-au-Pont[7]. L'inauguration du nouvel hôtel de ville a eu lieu le . Il est conçu en forme de « L » dans le parc, face à l'ancienne maison communale, et la fontaine de Vandenhouten a été déplacée une fois de plus[9]. En 1974, les habitants de Marchienne ont vu disparaître leur hôtel de ville, et certains le regrettent toujours[9].
Architecture

Le bâtiment est de style moderniste. Les services administratifs, y compris ceux de la Police, se trouvent du côté de la rue Georges Tourneur, tandis que la salle multifonctionnelle, la salle des mariages et le cabinet de l'Échevin sont situés du côté de la rue de Beaumont[9].
Œuvres d'art
Le balcon possède un bas-relief d'André Hupet, dans la salle des mariages, il y a une fresque d'Edmond Dubrunfaut. L'édifice abrite les œuvres de Fernand Verhaegen et de Roland de Lattre[9].
Notes et références
Notes
- ↑ Aujourd'hui place du Perron.
Références
- Boudart et Bertrand 1988, p. 85.
- Delaet, Margos et Lemal-Mengeot 1995, p. 56.
- Daubanton 1984, p. 81.
- Masset 1893, p. 280.
- Boudart et Bertrand 1988, p. 86.
- ↑ Delaet, Margos et Lemal-Mengeot 1995, p. 26.
- Delaet, Margos et Lemal-Mengeot 1995, p. 57.
- Boudart et Bertrand 1988, p. 87.
- Delaet, Margos et Lemal-Mengeot 1995, p. 58.
Voir aussi
Bibliographie
- Joseph Boudart et Jo Bertrand, Souvenir de Marchienne-au-Pont : Deuxième partie, , 77 p. — Édité en 1988 au profit de la restauration du Château de Cartier. Pages numérotées de 73 à 150.
- Jean-Louis Delaet, Rina Margos et Chantal Lemal-Mengeot, Hôtels de Ville et Maisons communales de Charleroi, Ministère de la Région wallonne et Ville de Charleroi, coll. « Carnets du patrimoine » (no 11), , 64 p.
- Claude Daubanton, La Royale feuille d'étain de Marchienne-au-Pont, , 179 p.
- Pierre-Antoine Masset, Histoire de Marchienne-au-Pont, Malines, Paul Ryckmans, , 686 p. (BNF 30902908, lire en ligne) — Reproduction anastaltique par les éditions Cultures et civilisation en 1975 à Bruxelles.
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