Insurrection communiste aux Philippines

Insurrection communiste aux Philippines
Description de cette image, également commentée ci-après
Villages sous influence de la NPA en 2011-2014[1].
Informations générales
Date Depuis le
(57 ans, 1 mois et 23 jours)
Lieu Philippines
Issue

En cours[2]

  • Mise en œuvre du NTF-ELCAC (en)
Belligérants
Drapeau des Philippines Philippines
Soutenu par :
Drapeau des États-Unis États-Unis (conseillers)[3]
Parti communiste des Philippines
Soutenu par :
Drapeau de la République populaire de Chine Chine (jusqu'en 1976)[4]
Commandants
Dirigeants civils :
Drapeau des Philippines Ferdinand Marcos Jr.
Drapeau des Philippines Gilbert Teodoro (en)
Drapeau des Philippines Jonvic Remulla (en)

Militaire :
Drapeau des Philippines Romeo Brawner Jr. (en)


Police :
Drapeau des Philippines José Melencio Nartátez
Drapeau des Philippines Bernard M. Banac
Dirigeants du CPP :
José María Sison[5]
Fidel Agcaoili (en)[6]
Luis Jalandoni (en)
Commandants de la NPA :
Benito Tiamzon (en)
Wilma Tiamzon (en)
Gregorio Rosal (en)
Jorge Madlos †[7]
Jaime Padilla  Reddition[8]
Unités impliquées

150 000 hommes (militaire)[9]

228 000 hommes (police)


1 100 hommes (NPA)[10]
Pertes
Selon l'armée philippine : 1 132 morts (1969-2022) Selon l'armée philippine : 62 841 morts (1969-2022)

Guerre civile aux Philippines

L'insurrection communiste aux Philippines ou rébellion de la Nouvelle Armée populaire (souvent abrégée en rébellion NPA) est un conflit en cours opposant le gouvernement des Philippines à la Nouvelle Armée populaire, la branche armée du Parti communiste des Philippines, d'idéologie marxiste-léniniste-maoïste[11],[2]. Il s'agit du principal mouvement de lutte armée communiste dans le pays[11], ayant causé plus de 43 000 morts liés à l'insurrection entre 1969 et 2008[12]. Cette rébellion est également l'une des insurrections communistes les plus longues encore actives dans le monde.

En raison de l'implication du Front démocratique national des Philippines (NDFP), branche politique légale du Parti communiste des Philippines, le conflit est également désigné sous le nom de conflit CPP–NPA–NDF, ou simplement conflit C/N/N, notamment dans le cadre des négociations de paix avec le gouvernement philippin[13].

L’histoire de la rébellion remonte au , lorsque le nouveau Parti communiste des Philippines, fondé par José María Sison, conclut une alliance avec un petit groupe armé dirigé par Bernabe Buscayno (en). Ce groupe, qui appartenait à l’origine au Parti communiste des Philippines de 1930, d'orientation marxiste-léniniste, dont Sison s’était séparé, est alors rebaptisé Nouvel Armée Populaire (New People’s Army, NPA) et devient la branche armée du CPP[14]. Moins de deux ans plus tard, le président Ferdinand Marcos instaure la loi martiale[15],[16], ce qui entraîne la radicalisation d’une partie de la jeunesse et favorise l’essor rapide du CPP-NPA[17],[18].

En 1992, le NPA se divise en deux courants : la faction « réaffirmiste », dirigée par José Maria Sison, et la faction « rejetiste », qui préconise la formation d’unités militaires plus importantes et une insurrection davantage orientée vers les zones urbaines. De cette scission naissent plusieurs mouvements insurgés plus petits. Parmi eux figurent la rébellion du Parti ouvrier révolutionnaire (en) marxiste-léniniste[19], ainsi que la rébellion du Parti marxiste-léniniste des Philippines (en) et de sa branche armée, la Rebolusyonaryong Hukbong Bayan[20]. Ce dernier quitte le Parti communiste des Philippines en 1998 et entre ensuite en conflit à la fois avec le gouvernement et avec le CPP[21]. Avant la scission de 1992, un autre groupe important s’était déjà séparé : l’Armée populaire de libération de la Cordillère, qui privilégie une lutte centrée sur l’autonomie régionale de la Cordillère[22].

L’année 2022 est marquée par la mort de José Maria Sison ainsi que du couple formé par Benito (en) et Wilma Tiamzon (en), considérés comme les principaux dirigeants du NPA. En 2024, le nombre de rebelles communistes encore actifs est estimé à un peu plus de 1 000 combattants, dans un contexte d’affaiblissement progressif de l’insurrection et de reprise des négociations de paix avec le gouvernement[23],[24],[25],[26].

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « New People's Army rebellion » (voir la liste des auteurs).
  1. « Figure 1: CPP-NPA Control 2011-2014 »
  2. « Armed Conflicts: Philippines-CPP/NPA (1969–2017) » [archive du ], Project Ploughshares (consulté le )
  3. « Defense.gov News Article: Trainers, Advisors Help Philippines Fight Terrorism » [archive du ] (consulté le )
  4. « Philippines (New Peoples Army) (1972– ) » [archive du ], Political Economy Research Institute (consulté le )
  5. « Communist Party of the Philippines and its New People's Army (CPP-NPA) » [archive du ], sur ISN ETH, (consulté le )
  6. « Highest tribute to Ka Fidel Agcaoili: working class revolutionary », sur National Democratic Front of the Philippines, (consulté le )
  7. Keith Bacongco, « Ka Oris, Mindanao's top NPA leader, slain in encounter with gov't troops in Bukidnon », Manila Bulletin,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. JC Gotinga, « NPA leader 'Ka Diego' arrested in San Juan City », Rappler,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  9. « Military Strength » [archive du ], (consulté le )
  10. Rex Espiritu, « AFP eyes eliminating last 4 NPA guerrilla fronts by year-end », sur Manila Standard,
  11. « Philippines' communist rebellion is Asia's longest-running insurgency », South China Morning Post,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  12. Holden, « The Never Ending War in the Wounded Land: The New People's Army on Samar », Journal of Geography and Geology, vol. 5, no 4,‎ (DOI 10.5539/jgg.v5n4p29, hdl 1880/50191, lire en ligne [archive du ], consulté le )
  13. Office of Presidential Adviser on the Peace Process, « CPP/NPA/NDF Introduction », PeaceGovPH (consulté le )
  14. Suerte, « Philippines 2010 and Beyond: The Need for Institutional Peace-Building », Centre for Defence and Strategic Studies, Australian Defence College,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  15. Albert F. Celoza, Ferdinand Marcos and the Philippines: The Political Economy of Authoritarianism, Greenwood Publishing Group, (ISBN 9780275941376, lire en ligne)
  16. Daniel B. Schirmer, The Philippines reader : a history of colonialism, neocolonialism, dictatorship, and resistance, Boston, 1st, (ISBN 978-0896082762, OCLC 14214735, lire en ligne)
  17. Richard John Kessler, Rebellion and repression in the Philippines, New Haven, Yale University Press, (ISBN 978-0300044065, OCLC 19266663, lire en ligne Inscription nécessaire)
  18. « New People's Army » [archive du ], Stanford University, (consulté le )
  19. « About the RPM-M » [archive du ] (consulté le )
  20. Alex Peter Schmid, The Routledge Handbook of Terrorism Research – Google Books, Taylor & Francis, (ISBN 9780415411578, lire en ligne)
  21. February 29, 2020 11:00 am PHT, « War with the NPA, war without end », Rappler.com, (consulté le )
  22. « Statement of the Presidential Adviser on the Peace Process during the Peace Media Forum, November 9, 2011 » [archive du ], Official Gazette of the Republic of the Philippines, (consulté le )
  23. Christian Wells, « Is An End to Asia's Longest Running Communist Insurgency Finally in Sight? », The Diplomat, Diplomat Media Inc.,‎ (lire en ligne, consulté le )
  24. Engelbrecht, « Following the Red Star: Tracking the Communist Rebellion in the Philippines », International Crisis Group, Meta Platforms, Inc., (consulté le )
  25. Michael Punongbayan, « Government sees end of CPP-NPA in 2 years », Philstar.com, Manila, Philippines, Philstar Global Corp.,‎ (lire en ligne, consulté le )
  26. Joviland Rita, « Alleged CPP acting chair arrested in Quezon City », GMA News Online, GMA Network Inc.,‎ (lire en ligne, consulté le ) :

    « In a statement, National Security Adviser Eduardo Año identified the arrested person as Wigberto "Baylon" Villarico. »

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