Leers-et-Fosteau

Leers-et-Fosteau
Leers-et-Fosteau
Le château du Fosteau au matin.
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Thuin
Commune Thuin
Code postal 6530
Code INS 56078G
Zone téléphonique 071
Démographie
Gentilé Leersois(e)[1]
Population 383 hab. (1/1/2025)
Densité 191 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 18′ 15″ nord, 4° 14′ 41″ est
Superficie 201 ha = 2,01 km2
Localisation
Localisation de Leers-et-Fosteau
Localisation de Leers-et-Fosteau au sein de Thuin
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Leers-et-Fosteau

Leers-et-Fosteau [lɛʀefɔsto][2] (en wallon Lere) est une section de la ville belge de Thuin, située en Région wallonne dans la province de Hainaut. C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Fosteau est un hameau à l'est du village de Leers, qui s'est développé autour du château.

Toponymie

Le premier nom signifie « champs non cultivés » et provient du latin Lerris (voir Leernes). Fousteau veut dire « bois de hêtres ». Dans un acte de 1185 rapporté par Mireus, il est traduit par « petite forêt » (de Forestella, diminutif de Foresta). Ainsi, Fousteau Forsteau serait une forme modifiée de Foresteau[3].

Forestella en 1185 et Fousteau en 1320[4].

Géographie

Évolution démographique

  • Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre.

Histoire

Le tombeau du marquis d'Aouste.

Leers-et-Fosteau faisait partie du domaine de l'abbaye de Lobbes en 868 et 869, l'abbaye d'Aulne posséda une seigneurie jusqu'à la l'abolition par la Révolution française. Leers-et-Fosteau faisait partie de la paroisse de Fontaine-Valmont jusqu'au Concordia. Au XIVe siècle, le nom du village est lié à celui de Forestiel, un lieu où se trouve une maison forte. Le territoire relève du châtelain de Thuin, lui-même vassal du Prince-Évêque pour les fonds et les justices, et du baron de Barbençon pour l'avouerie[5].

En 1849, une école et une église protestante y furent érigées par le marquis d'Aoust et une partie de la population passa au protestantisme. Après le décès du marquis, l'édifice fut transformé par son héritier en église catholique. C'est l'actuelle église Saint-Nicolas.

Au XIXe siècle, Victor Hugo s’arrêta dans un relais de poste appelé Tournebride et y fit un dessin du château du Fosteau[6][7].

L'annonce de la fusion des communes n'a pas suscité beaucoup d'enthousiasme. L'idée initiale était de former une grande commune rurale regroupant Biercée et Ragnies, pour ensuite se rattacher à Lobbes. Deux arguments jouaient en défaveur de Thuin : le coût élevé de l'entretien des remparts et la crainte d'une tutelle exercée par le bourgmestre de Thuin[8].

Liste des bourgmestres de 1830 à 1977

  • Pierre-Joseph Yernaux, de 1830 à 1855 (tendance catholique).
  • C. Lien, de 1855 à 1872 (tendance catholique).
  • J. Verly, de 1872 à 1879 (tendance catholique).
  • F. Préaux, de 1879 à 1891 (intérêts communaux).
  • Jules Hazard, de 1891 à 1912 (Parti catholique).
  • E. Préaux, de 1912 à 1933 (intérêts communaux).
  • Nicolas Bailly, de 1933 à 1938 (POB).
  • Léon Bastin, de 1938 à 1947 (Parti catholique-PSC).
  • Remy Bordeaux, de 1947 à 1953 (intérêts communaux).
  • Robert Duterne, de 1953 à 1963 (PSB)[9].
  • Marcel Mairy, de 1964 à 1977 (PSC), déporté pendant la guerre de 1940-1945[10].

Patrimoine et culture

Le château de Leers-et-Fosteau.

Patrimoine architectural

  • Le château du Fosteau est un ancien donjon (XIIIe siècle) développé en château fort, se trouvant à deux kilomètres à l'est du village.
  • L'église Saint-Nicolas, destinée au culte protestant à fit bâtir à l'origine par le marquis d'Aoust en style néo-gothique[11].

Culture

Enseignement

Économie

Vie associative

Personnalité

  • Ben Genaux (1911-1996), peintre, dessinateur, graveur et écrivain y habita à la fin de sa vie.

Notes et références

  1. Jean Germain, Guide des gentilés : les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, (lire en ligne).
  2. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Louvain-la-Neuve, Peeters, (lire en ligne), p. 105.
  3. Alexandre-Guillaume Chotin, Étude étymologiques sur les noms des villes, bourgs, villages et hameaux de la province de Hainaut, Tournai, H. Casterman, , 267 p. (lire en ligne), p. 185-186
  4. Alexandre-Guillaume Chotin, Étude étymologiques sur les noms des villes, bourgs, villages et hameaux de la province de Hainaut, Tournai, H. Casterman, , 267 p. (lire en ligne), p. 185
  5. Mulatin 2006, p. 91.
  6. Horemans 1997, p. 111.
  7. Horemans 2005, p. 17-103.
  8. Mulatin 2006, p. 94.
  9. « DUTERNE Robert. – Maitron » (consulté le )
  10. « Décès de Monsieur Marcel MAIRY (08-06-07), Annonce nécrologique », sur www.entreprise-poncelet.net (consulté le )
  11. Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 10, p. 719.

Voir aussi

Bibliographie

  • n.c. (Ministère de la Communauté Française, Administration du Patrimoine Culturel), Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 10 : Wallonie, Hainaut, Arrondissement de Thuin, Liège, Pierre Mardaga, éditeur, , 906 p. (ISBN 2-8021-0045-9)
  • Jean-Marie Horemans, Thuin, Alan Sutton, coll. « Mémoire en images », , 128 p. (ISBN 2-84253-089-6)
  • Jean-Marie Horemans, Thuin, Tempus, coll. « Mémoire en images », , 128 p. (ISBN 2-84253-386-0)
  • Joël Mulatin, Il était une fois l'entité de Thuin, Jumet, iph éditions, , 134 p. (ISBN 2-930336-79-X)
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