Liu Xiaochuo

Liu Xiaochuo
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Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
刘孝绰 (Liu Xiaochuo)
Nom de naissance
Liu Ran (刘冉)
Autres noms
prénom de courtoisie : Xiaochuo (孝绰), son surnom d’enfance : Ashi (阿士)
Nationalité
Activités
Autres activités
Mouvement
Père
Liu Hui (刘绘)

Liu Xiaochuo (chinois : 刘孝绰 ; chinois traditionnel : 劉孝綽 ; pinyin : Liú Xiàochuò ; Wade : Liou Hsiao-ch'uo) (v. 481-539), nom personnel Liu Ran (刘冉), surnom d’enfance Ashi (阿士), utilise son prénom de courtoisie Xiaochuo (孝绰) dans la vie courante. C’est un fonctionnaire, un écrivain et un poète chinois célèbre actif pendant la dynastie Liang du Sud. Originaire du Pencheng (aujourd’hui Xuzhou, Jiangsu), il occupe des postes de haut rang dans l’administration de la cour de Liang. Il est un membre éminent de la scène littéraire des dynasties du Sud et un des représentants de la poésie style du palais sous les Liang[1] v. 33 style dans lequel il joue un rôle central dans sa formation.

Biographie

Liu Xiaochuo naît vers 481. Il est issu de l’illustre famille littéraire des Liu de Pengcheng[2]. Son père Liu Hui sert comme fonctionnaire de rang moyen dans le palais du Grand Maréchal sous la dynastie Qi du Sud. Liu Xiaochuo est intelligent. Dès son plus jeune âge, à sept ans, il sait écrire et les gens le disent enfant prodige[3]. Â quatorze ans, il rédige à la place de son père des édits impériaux[4].

Il entre au service officiel grâce à la faveur familiale. En 502, au début du règne de l’empereur Wudi, il commence sa carrière comme rédacteur adjoint au Bureau des rédactions impériales. Il occupe plusieurs autres postes de fonctionnaire par la suite, dont celui de lecteur académique auprès de l’empereur.

Plus tard, il est promu secrétaire du ministère de l’Eau. Ses poèmes reçoivent l’admiration de l’empereur Wu. Il est successivement promu adjoint du directeur du Secrétariat impérial et chef du tribunal impérial[note 1]. Vers 525, il sert en même temps que le poète Dao Qia au Palais de l’Est. Xiao méprise Dao Qia et le ridiculise. Lorsque Qia devient vice-censeur impérial, il accuse officiellement Liu Xiaochuo en déclarant : « Il amène une jeune sœur[note 2] dans le palais resplendissant et abandonne sa vieille mère dans la demeure inférieure. ». Suite à cette accusation, Xiaochuo est destitué de ses fonctions[5],[3].

La première année de l’ère Datong (527), Liu Xiaochuo est réintégré comme conseiller délibérant auprès du prince du Xiangdong (Xiao Yi, le septième fils de Wudi) qui détient le rang de général de l’Ouest au grade moyen[6]. Plus tard, il occupe le poste de serviteur du prince. Par la suite, il occupe le poste d’officier au ministère des Fonctionnaires. Il est une fois de plus accusé d’avoir accepté un pot-de-vin en grains, et, par conséquent, il est rétrogradé[3],[6]. Le dernier poste que Liu Xiaochuo occupe est celui de directeur du Secrétariat des archives impériales[4]. Il meurt en fonction en 539 [5].

Littérature

Liu Xiaochuo entretient des liens avec les trois grands groupes littéraires de son époque :

  1. la résidence occidentale de Xiao Ziliang[note 3] : sur le plan culturel, cette résidence est un lieu de réunions élégantes entre lettrés. Le prince Xiao Ziliang rassemble des groupes littéraires comme les « Huit amis de Jingling » à cet endroit[7].
  2. le Palais de l’Est de Xiao Tong : à cette époque, le Palais de l’Est n’est pas seulement une demeure, mais aussi un centre intellectuel et politique, où le prince et les érudits se réunissent pour lire, étudier et travailler sur des projets littéraires[2],[8].
  3. la cour de prince héritier Xiao Gang : c’est là où la poésie style du palais prend naissance.

Vers 520, Xiao Tong (501–531) prince héritier de la dynastie Liang du Sud confie à Liu Xiaochuo la rédaction du Wen Xuan (文选), une des plus anciennes anthologies connues de la poésie et de la littérature chinoises[note 4],[9]

Liu Xiaochuo fait partie du groupe des « Dix Lettrés du Palais de l’Est ». Il est considéré comme un modèle littéraire pour les générations suivantes[10] v. 33.

Poésie

Liu Xiaochuo excelle en poésie et est connu aux côtés de He Xun (何逊) sous le nom de « He-Liu » (何刘) [6],[5]. Ses créations combinent les caractéristiques du style Yongming et celui de la poésie style du palais. Les thèmes sont similaires, mais, dans le cas de Liu, ils se distinguent par leur élégance. Les tournures et ornements littéraires de Liu Xiaochuo servent de modèle pour les générations suivantes, le monde accorde une grande importance à ses écrits.

Ses œuvres sont largement admirées. Chaque fois qu’il compose un texte, le matin il est terminé et le soir il se répand partout. Les amateurs de lettres le récitent, le transmettent et le recopient, si bien que sa renommée se répand jusqu’aux régions les plus lointaines. Ses recueils de textes, de plusieurs centaines de milliers de mots circulent dans le monde[11],[10] v. 33.

Œuvres

  • Liu Xiaochuo a écrit un recueil de poèmes et d’écrits, aujourd’hui perdu.
  • Recueil du Secrétaire Liu (刘秘书集) : sous la dynastie Ming (368 à 1644), les œuvres de Liu Xiaochuo sont compilées par des lettrés.

Poèmes

Le ressentiment de Ban Jieyu (班婕妤怨)

Chinois

应门寂已闭,
非复后庭时。
况在青春日,
萋萋绿草滋。

妾身似秋扇,
君恩绝履綦。
讵忆游轻辇,
从今贱妾辞。

Traduction libre

La porte est close et silencieuse,
Ce n’est plus le temps des jardins arrière.
Et c’est encore l’âge de ma jeunesse,
Où l’herbe verte pousse luxuriante.

Mon corps est comme un éventail d’automne,
La faveur du maître est totalement rompue.
Comment pourrait-on se souvenir des promenades en légère charrette ?
Désormais, votre servante délaissée prend congé.

Chanson sur une concubine qui refuse de sortir (咏姬人未肯出诗)

Chinois

帷开见钗影,
帘动闻钏声。
徘徊定不出,
常羞华烛明。

Traduction libre

Quand le rideau s’ouvre, on devine l’ombre de ses peignes,
Quand le voile bouge, on entend le son de ses bracelets.
Elle hésite, s’attarde, et refuse encore de paraître,
Toujours intimidée par la lueur de bougies.

Notes et références

Notes

  1. Le titre 廷尉卿 peut être traduit aussi par ministre de la Justice.
  2. Ici jeune sœur veut dire sa concubine.
  3. Xiao Ziliang (蕭子良) (460-494),est le deuxième fils de l’empereur Wudi et il est investi à l’origine du titre de prince de Jingling.
  4. Certaines sources disent qu’il aurait plutôt joué un rôle secondaire ou auxiliaire.

Références

  1. (zh) Yao Silian (姚思廉) (557-637), 梁書 (Liang Shu), Pékin, 中華書局,‎ (lire en ligne)
  2. (zh) 朱寶盈 (Zhu Baoying), « 蕭統、劉孝綽詩與齊梁新體之比較:兼論《文選》編纂者問題 (Comparaison des poèmes de Xiao Tong et de Liu Xiaochuo avec le nouveau style littéraire des dynasties Qi et Liang : avec une discussion complémentaire sur la question des compilateurs du Wen Xuan) », sur cuhk.edu.hk, 香港中文大學中國語言及文學系 (Département de langue et littérature chinoises, Université chinoise de Hong Kong) (consulté le )
  3. (zh) « 刘孝绰 (Liu Xiaochuo) », sur Chinese Text Project, Ctext.org (consulté le )
  4. (zh) « 刘孝绰 (Liu Xiaochuo) », sur Gushiwen.cn,‎ (consulté le )
  5. (zh) « 刘孝绰 (劉孝綽) (Liu Xiaochuo) », sur Baike.baidu, Pékin,‎ (consulté le )
  6. (zh) « 刘孝绰 (Liu Xiaochuo) », sur Chinese Text Project, Ctext.org (consulté le )
  7. (zh) « 西邸 (Résidence occidentale) », sur Baike.baidu, Pékin,‎ (consulté le )
  8. (zh) Beijing Shu Tongwen Digital Technology Co., Ltd., « 昭明太子文集 (Recueil littéraire du prince héritier Zhaoming) », sur Gujiku.unihan.com.cn, Pékin,‎ (consulté le )
  9. (zh) « 综论《文选》的编者问题(上) (Analyse sur les questions liées aux compilateurs du Wenxuan [partie 1) », Guanxi, Site de l’Université Normale du Guangxi,‎ (consulté le )
  10. (zh) Yao Silian (姚思廉) (557-637), 梁書 (Liang Shu), Pékin, 中華書局,‎ (lire en ligne)
  11. (zh) 姚思廉 (Yao Silian) (557–637), 列传• (Histoire des Liang,), vol. 33,‎ vers 635

Liens externes

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