Magen (Israël)

| Pays | |
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| District | |
| Sous-district |
sous-district de Beer-Sheva (en) |
| Conseil régional | |
| Altitude |
126 m |
| Coordonnées |
31° 17′ 59″ N, 34° 25′ 35″ E |
| Population |
551 hab. () |
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| Fondation |
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| Site web |
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Magen (en hébreu : מָגֵן) est un kibboutz du sud d’Israël.
Situé dans le nord-ouest du désert du Néguev, il relève de la juridiction du conseil régional d’Eshkol.
En 2022, Magen comptait 540 habitants.
Histoire
Fondation d’un poste de surveillance de la frontière de Gaza
L’accord d’armistice israélo-égyptien (24 février 1949) autorisait Israël à implanter six avant-postes militaires le long de la bande de Gaza. Au lieu de cela, il construit six colonies agricoles habitées par des colons armés dans ce qui était prévu pour être une zone-tampon, un no man's land[1], dont Magen, fondé en 1950. À partir du 4 juin, sur ordre de Yigal Allon, tout Palestinien trouvé dans la zone de 8 kilomètres le long de la ligne de cessez-le-feu doit être abattu[2].
Dès avril 1949, le kibboutz de Nirim, créé à Dangour en 1946, est déplacé à proximité du hameau palestinien d’al-Ma'in, expulsé 11 mois auparavant[3],[4].
Les plans du kibboutz voisin de Nirim comme ceux du réfectoire commun de Magen sont dessinés par Shmuel Mestechkin, le concepteur du système Tour et Muraille ayant servi à coloniser de manière fortifiée une partie de la Palestine dans les années 1930[5].
L‘agriculture est un moyen pour Israël d‘effacer la présence palestinienne : le labour se fait dans le sens opposé au labour palestinien ; les champs sont redessinés ; les labours effacent les maisons, les chemins, les cimetières. Sur la carte israélienne imprimée à cette époque, le wadi al-Seba est rebaptisé Nahal Habesor, les villages palestiniens sont marqués de la mention "abandonné"[1]. Au début des années 1950, ce qui était al-Ma‘in a disparu[6].
Lors de la signature des accords d’armistice de 1949, le hameau d‘al-Ma'in sur les terres duquel est installé Magen est situé en-dehors de la zone accordée à Israël ; la bande de Gaza fait alors 555 km². Afin d’aider Israël à contrer les retours de réfugiés, un accord de février 1950 entre Israël et l’Égypte crée une nouvelle ligne, dite de modus vivendi, quelques kilomètres à l‘intérieur de la bande de Gaza. Au final, cette zone de 190 km² est annexée à Israël, avec le hameau et ses terres, réduisant la bande de Gaza à 365 km²[7],[8] et permettant l'installation de 4 kibboutz. Cette ligne qui devient la frontière est marquée par un petit fossé de 30 cm de profondeur, avec des petits champs d‘agriculture familiale intensive à l’ouest (Gaza), et de vastes parcelles d’agriculture mécanisée à l‘est (Israël)[9],[6].
- Militarisation de la frontière près de Gaza.
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Enfants jouant dans une vaste tranchée de défense à Nirim. -
Garde des troupeaux en armes (1950). -
Maqam cheikh Nouran transformé en mirador à Magen (1956).
Géographie
Notes et références
- E. Weizman, op. cit., p. 1957.
- ↑ E. Weizman, op. cit., p. 1932.
- ↑ Eyal Weizman (directeur de la publication), « Return To Al-Ma’in », Forensic Architecture, 13 juin 2025, consulté le 10 mai 2026.
- ↑ E. Weizman, op. cit., p. 1958.
- ↑ Eyal Weizman, Ungrounding. The Architecture of Genocide, Fern Press, 2026, (ISBN 978-1-91171733-1), p. 1936.
- E. Weizman, op. cit., p. 1935.
- ↑ Salman Abu Sitta, « I could have been one of those who broke through the siege on October 7 », Mondoweiss, 4 janvier 2024.
- ↑ « Beer Sheba Tribal Lands », Palestine Land society, consultée le 10 mai 2026.
- ↑ E. Weizman, op. cit., p. 1933.
Liens externes
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