Marc du Jura

Un marc du Jura est une eau-de-vie de marc produite dans le vignoble du Jura. Il s'agit d'une appellation d'origine contrôlée créée par le décret du [1], abrogeant celui de 1942 sur les « eaux-de-vie originaires de Franche-Comté »[2].
Élaboration
Le marc du Jura est obtenu par double distillation continue du marc de raisin dit de cuve ou de vin.
Il est ensuite élevé en fûts de chêne pendant deux à cinq années, voire davantage. Après élevage, il est mis en bouteille (bouteille classique « Jura » de 75 cl). Il peut être conservé pendant 50 ans ou plus. Le cahier des charges a été modifié en [3].
Caractéristiques
Cépage
Le cépage utilisé pour le marc peut être de type chardonnay ou savagnin.
Aire d'appellation
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| Carte des communes concernées | |
Le marc du Jura peut être produit sur l'ensemble du vignoble du Jura, soit 105 communes du Jura : Abergement-le-Grand, Abergement-le-Petit, Aiglepierre, Arbois, Arlay, Les Arsures, L'Aubépin, Augea, Aumont, Balanod, Baume-les-Messieurs, Beaufort, Bersaillin, Blois-sur-Seille, Brainans, Bréry, Buvilly, Cesancey, Champagne-sur-Loue, La Chapelle-sur-Furieuse, Château-Chalon, Chazelles, Chevreaux, Chille, Chilly-le-Vignoble, Conliège, Courbouzon, Cousance, Cramans, Cuisia, Darbonnay, Digna, Domblans, L'Étoile, Frébuans, Frontenay, Gevingey, Gizia, Grange-de-Vaivre, Grozon, Grusse, Ladoye-sur-Seille, Lavigny, Lons-le-Saunier, Le Louverot, Macornay, Mantry, Marnoz, Mathenay, Maynal, Menétru-le-Vignoble, Mesnay, Messia-sur-Sorne, Miéry, Moiron, Molamboz, Monay, Montagna-le-Reconduit, Montaigu, Montain, Montholier, Montigny-lès-Arsures, Montmorot, Mouchard, Nanc-lès-Saint-Amour, Nevy-sur-Seille, Orbagna, Pagnoz, Pannessières, Passenans, Perrigny, Le Pin, Plainoiseau, Les Planches-près-Arbois, Poligny, Port-Lesney, Pretin, Pupillin, Quintigny, Revigny, Rotalier, Ruffey-sur-Seille, Sainte-Agnès, Saint-Amour, Saint-Cyr-Montmalin, Saint-Didier, Saint-Germain-lès-Arlay, Saint-Jean-d'Étreux, Saint-Lamain, Saint-Laurent-la-Roche, Saint-Lothain, Salins-les-Bains, Sellières, Toulouse-le-Château, Tourmont, Trenal, Vadans, Vaux-sur-Poligny, Vercia, Vernantois, Le Vernois, Villeneuve-sous-Pymont, Villette-lès-Arbois, Vincelles et Voiteur[1].
Degré d'alcool
Comme la plupart des eaux-de-vie, le degré d'alcool obtenu après la double distillation se situe entre 47 et 55 %.
Gastronomie
- Œil : le vieillissement en petits fûts de chêne lui donne une nuance jaune ambré.
- Nez : une grande finesse avec dominance de raisins confits, de raisins de Corinthe. Des nuances de vanille dues au vieillissement sous bois.
- Bouche : fort, rustique, il brûle le palais quand il est jeune.
- Vertus thérapeutiques : qualités de digestif.
Elle se marie avec bonheur aux desserts, sorbets et gâteaux (comme le Téméraire). En fin de repas, quelques gouttes au fond de la tasse à café suffisent à parfumer le palais pendant de longues heures.
Références
- « Décret n° 2015-109 du 2 février 2015 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Marc du Jura » », publié au JORF no 0029 du .
- ↑ « Décret du 23 février 1942 sur la définition des eaux-de-vie originaires de Franche-Comté », publié au Journal officiel de l'État français du .
- ↑ « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « Marc du Jura » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
Articles connexes
- Vignoble du Jura
- Marc de raisin
- Eau-de-vie
- Grappa
- Fine et marc du Bugey
- Marc d'Alsace
- Marc de Bourgogne
- Marc champenois
- Marc des Côtes du Rhône
- Marc de Provence
- Marc de Savoie
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