Martina Barroso García

Martina Barroso García
Monument en mémoire des Treize Roses, à Madrid.
Biographie
Naissance
Décès
(à 22 ans)
Madrid
Nationalité
Allégeance
Activité
Autres informations
Membre de
Conflit
Lieu de détention
Plaque commémorative.

Martina Barroso García, née à Gilbuena (Ávila) le et morte à Madrid le , est l'une des Treize Roses, treize femmes espagnoles fusillées le devant les murs extérieurs du cimetière de La Almudena après la fin de la guerre civile, avec quarante-trois hommes.

Tous ont été accusés d'appartenir aux Jeunesses socialistes unifiées (JSU) ou au Parti communiste d'Espagne (PCE).

Biographie

Fille de Salustiano et María, habitants de Chamartín de la Rosa, qui ont cinq enfants, Martina Barroso, couturière de profession, adhère aux JSU en [1]. Elle y travaille dans un atelier en confectionnant des vêtements pour les miliciens républicains jusqu'en [2]. Ensuite, elle travaille à la soupe populaire jusqu'à ce que cet organisme soit fermé en [3]. L'un de ses frères, Luis, meurt sur le front de l'Èbre en 1938[4].

À la fin de la guerre civile, elle perd tout contact avec les JSU, mais est toujours amie d'Ana López Gallego, avec qui elle a cousu dans un des ateliers de l'Union de Jeunes filles pendant la guerre. Cette organisation est dirigée par Juana Doña. Environ deux mille jeunes filles ont participé à ces ateliers. Avec Ana López Gallego, Martina sort se promener tous les soirs et elles rencontrent Julián Muñoz Tárrega, qui œuvre alors à la reconstruction des JSU et qui leur demande de l'y rejoindre[5].

Lorsqu'elle est arrêtée, elle est conduite au commissariat de Jorge Juan où elle reconnaît le son militantisme aux JSU et qu'elle a été sollicitée pour y participer clandestinement, mais qu'elle a refusé, disant qu'elle ne s'occupe que de choses féminines[4]. Elle est incarcérée à la prison pour femmes de Ventas le , avec Ana López Gallego et Victoria Muñoz García, autres membres des Treize Roses. Elle est placée au département habilité pour les mineures, créé à l'initiative de María Sánchez Arbós, détenue de la prison. Cette décision est arbitraire, car il y a d'autres mineures parmi les détenues[6].

Dans le dossier numéro 30 426, un témoin, sans faire allusion directement à Martina Barroso, mentionne qu'au domicile de Blanca Brisac (une autre des Treize Roses), est planifiée une tentative de complot contre le général Franco le jour de la parade du premier anniversaire de la Victoire. Toutefois, cette circonstance, considérée aujourd'hui comme incertaine, n'a pas figuré dans l'accusation. L'assassinat de Martina Barroso, avec celui des autres Roses et des Quarante-Trois Œillets (les hommes fusillés le même jour), est considéré comme un acte de représailles pour l'attentat commis par trois autres militants des JSU contre le commandant de la garde civile et membre du service d'information et police militaire franquiste, Isaac Gabaldón, sa fille et le conducteur José Luis Díez Madrigal. Pourtant, Martina Barroso n'a jamais été accusée de cet attentat, pas plus qu'aucune des Roses, puisqu'elles étaient incarcérées lorsqu'il a eu lieu[7].

Le matin de sa mort, lorsque les Treize Roses sont sorties de leurs cellules pour être fusillées, elles sont emmenées à la chapelle pour se confesser. Elles devaient se confesser pour pouvoir écrire une lettre d'adieu à leurs proches. Elle passe les derniers moments à consoler sa belle-sœur Encarna, également détenue, à qui elle confie des petites sandales qu'elle a cousues avec des chutes de fil pour sa nièce[4].

Le certificat de sa mort le par exécution à h 30 a été conservé. Elle est condamnée pour avoir « pris part aux travaux clandestins de la JSU, ayant été, après la 'libération" de Madrid, invitée à travailler dans la clandestinité »[5].

Voir aussi


Liens externes

  • Ressource relative à l'audiovisuel :
  • Documentaire Que mon nom ne s'efface pas de l'Histoire (Les Treize Roses Rouges).
  • Las cartas de la memoria[8]. Une lettre écrite en 2023 par Paloma Masa Barroso à sa tante Martina Barroso.

Références

(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Martina Barroso García » (voir la liste des auteurs).
  1. Angeles López, Martina, la rosa número trece, Seix Barral, (ISBN 84-322-9672-4, OCLC 68085624, lire en ligne)
  2. (es) lassinsombrerocastrourdiales, « 18 abril 2019 – MARTINA BARROSO GARCÍA », LAS SINSOMBRERO CASTRO URDIALES, (consulté le )
  3. (es) Fernando Hernández Holgado, Mujeres encarceladas: la prisión de Ventas, de la República al franquismo, 1931-1941, Marcial Pons Historia, (ISBN 978-84-95379-64-1, lire en ligne)
  4. (es) « Quienes eran » (consulté le )
  5. Carlos Fonseca, Trece rosas rojas : [la conmovedora historia de trece mujeres fusiladas en Madrid, RBA, (ISBN 84-473-4002-3, OCLC 803886782, lire en ligne)
  6. « Cárcel de ventas » [archive du 27 de febrero de 2021], carceldeventas.madrid.es (consulté le )
  7. Fernando Hernández Holgado, La prisión militante las cárceles franquistas de mujeres de Barcelona y Madrid (1939-1945), Universidad Complutense de Madrid, (ISBN 978-84-695-0327-0, OCLC 929343024, lire en ligne)
  8. (es) « Las cartas de la memoria » [PDF] (consulté le )
  • icône décorative Portail des femmes et du féminisme
  • icône décorative Portail de l’histoire militaire
  • icône décorative Portail de l’Espagne