Place Auguste-Lafourcade
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Place Auguste-Lafourcade
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Une entrée de la station de métro Palais-de-Justice. | |
| Situation | |
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| Coordonnées | 43° 35′ 32″ nord, 1° 26′ 41″ est |
| Pays | |
| Région | Occitanie |
| Département | Haute-Garonne |
| Métropole | Toulouse Métropole |
| Ville | Toulouse |
| Quartier(s) | Saint-Michel |
| Morphologie | |
| Type | Place |
| Forme | Trapézoïdale |
| Longueur | entre 80 et 85 m |
| Largeur | entre 40 et 53 m |
| Superficie | env. 3 700 m2 |
| Transports | |
| L4 4466 (à proximité) |
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| Odonymie | |
| Anciens noms | Place Saint-Michel (XIVe siècle-1806) Place Triomphe (1794) Place Extérieure-Saint-Michel (1806-1933) |
| Nom actuel | 28 juillet 1933 |
| Nom occitan | Plaça August Laforcada |
| Histoire et patrimoine | |
| Création | avant le XIVe siècle ; XIXe siècle |
| Monuments | Fontaine Ariège-Garonne |
| Notice | |
| Archives | 315553788815 |
La place Auguste-Lafourcade (en occitan : plaça August Laforcada) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
Situation et accès
Description
La place Auguste-Lafourcade est une voie publique. Elle se situe au nord du quartier Saint-Michel.
La chaussée compte une voie de circulation automobile dans chaque sens. Elle appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h.
Voies rencontrées
La place Auguste-Lafourcade rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :
- Rue Achille-Viadieu
- Allées Paul-Feuga
- Espace Jean-Étienne-Duranti
- Allées Jules-Guesde
- Grande-rue Saint-Michel
Transports
La place Auguste-Lafourcade est largement desservie par les transports en commun Tisséo. Elle abrite un arrêt de la ligne de Linéo L4. De plus, des deux côtés de la place se trouvent les accès de la station Palais-de-Justice, sur la ligne de métro
. À proximité immédiate, sur les allées Paul-Feuga et Jules-Guesde se trouvent également la station terminus de la ligne de tramway
, ainsi que les arrêts des lignes de bus 66. Plus loin, l'avenue Maurice-Hauriou est également desservie par la ligne de bus 44.
Les stations de vélos en libre-service VélôToulouse les plus proches sont les stations no 68 (1 bis allées Jules-Guesde), à l'angle de la place, et no 69 (11 allées Paul-Feuga).
Odonymie
La place porte le nom d'Auguste Lafourcade (1850-1920). Né à Beaumont-de-Lomagne (Tarn-et-Garonne), élève à l'école normale d'instituteurs de Toulouse (actuel INSPÉ Saint-Agne, no 56 avenue de l'U.R.S.S.), dont il sort major, il est nommé directeur de l'école du Grand-Rond (actuelle école élémentaire Calvinhac, no 8 rue Jacques-Labatut) puis, entre 1885 et 1910, directeur de l'école primaire supérieure du faubourg Saint-Michel, rue des Trente-Six-Ponts, transférée en 1909 dans la rue des Récollets (actuel lycée Marcellin-Berthelot, no 59 rue Achille-Viadieu). Il mourut à son domicile (actuel no 29 rue du Languedoc), le [1].
La place était désignée au XIVe siècle comme la place Saint-Michel[2] : c'est sur le sol de la place actuelle que s'élevait l'église Saint-Michel[3]. En 1794, pendant la Révolution française, on détruisit l'église et la place prit le nom de Triomphe – qu'elle ne conserva cependant pas[4]. En 1806, on fit des projets d'agrandissement et d'aménagement de la place, qui se trouvait à la plus importante entrée au sud de la ville, et elle fut désignée comme la place Extérieure-Saint-Michel, par opposition à la place Intérieure-Saint-Michel (actuelle place du Parlement)[2]. C'est finalement le qu'elle prit le nom d'Auguste Lafourcade[1].
Histoire
La place correspond à un ancien carrefour, antérieur au XIVe siècle, agrandi et aligné au XIXe siècle.
Patrimoine et lieux d'intérêt
Fontaine Ariège-Garonne

La fontaine Ariège-Garonne est créée en 1896, par la collaboration de l'architecte Joseph Thillet et du sculpteur Alexandre Laporte. Elle est installée au Jardin des plantes. En 1982, elle est déplacée pour cacher le mur aveugle d'un immeuble de la grande-rue Saint-Michel (actuel no 166)[5]. La partie centrale de la fontaine est occupée par la statue en marbre blanc de la Garonne et l'Ariège. La Garonne, sous les traits d'une femme qui se tient debout, écarte les rochers pyrénéens d'où jaillit sa source. À ses pieds, une jeune fille, l'Ariège, verse sa cruche dans les eaux de la Garonne, qui rejoint la vasque supérieure, avant de s'écouler dans le grand bassin. Le groupe sculpté prend place dans une niche voûtée en berceau, encadrée de deux paires de pilastres à chapiteaux doriques, soutenant un entablement décoré de triglyphes et surmonté d'une large corniche à modillons.
Caserne Saint-Michel
Un immeuble est construit en 1839 par l'architecte Urbain Vitry au profit de MM. Raspaud et Azéma, à l'angle des allées Jules-Guesde. En 1840, le conseil municipal de Toulouse et le conseil général de la Haute-Garonne s'accordent pour le louer afin d'abriter la gendarmerie à cheval, le bâtiment se trouvant à proximité immédiate du palais de justice et de la prison d'arrêt départementale (emplacement de l'actuel no 2 allées Jules-Guesde)[6]. En , les trois brigades à cheval de la gendarmerie s'installent dans le bâtiment. La caserne Saint-Michel est restée le siège du Groupement de gendarmerie de la Haute-Garonne. En 2021 est cependant décidé le transfert de la compagnie à Balma, sur le site d'une nouvelle caserne (emplacement à l'angle de l'avenue des Aérostiers et de l'avenue Victor-Hugo) qui devrait accueillir, d'ici 2026, la compagnie de gendarmerie de Toulouse Saint-Michel, un peloton de surveillance et d'intervention (PSIG), une brigade territoriale, une brigade de recherches et un escadron départemental de sécurité routière, mais aussi les logements dispersés entre les sites du Boulingrin (actuels no 1-9 rue de Tivoli) et de la caserne Courrège (actuel no 202 avenue Jean-Rieux)[7].
L'immeuble, de style néo-classique, développe sur la place Auguste-Lafourcade, malgré la sobriété du décor, une certaine monumentalité : la longue façade de treize travées s'élève sur deux étages décroissants, séparés par une fine corniche. Le rez-de-chaussée et l'entresol sont percés de fenêtres rectangulaires et réunis par de grandes arcades voûtées en berceau. Les travées centrales, où s'ouvre la grande porte cochère, sont traitées en bossage. Au 1er étage, les fenêtres sont simplement surmontées de corniches. L'élévation est couronnée par une corniche à modillons[8].
Immeubles

- no 2 : immeuble.
L'immeuble a été aménagé en plusieurs phases. Au rez-de-chaussée, probablement construit dans la première moitié du XVIe siècle, la porte a un linteau de pierre sculpté, où prend place le monogramme IHS, surmonté d'une lucarne, dont le linteau en accolade est de style gothique. Les étages, de style classique, ont été reconstruits ou simplement remaniés au cours du XVIIe siècle. Le dernier étage de comble est percé de mirandes qui ont conservé leur grille de fer forgé[9].
- no 10 : immeuble.
L'immeuble, de style néo-classique, est construit dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Au rez-de-chaussée, la porte est centrale, encadrée de deux ouvertures de boutique voûtées en anse de panier. Elle est mise en valeur par une imposte en fer forgé, dont les motifs de courbes encadrent le monogramme M, et une agrafe qui porte un mascaron en terre cuite. Aux deux premiers étages, les fenêtres ont conservé des garde-corps en fer forgé[10].
Notes et références
- Salies 1989, vol. 2, p. 69.
- Salies 1989, vol. 2, p. 432.
- ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 431.
- ↑ Salies 1989, vol. 2, p. 531.
- ↑ Notice no IA31130717, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Jean Rocacher, « Fouiles archéologiques de la cité judiciaire », L'Auta, 2004, p. 424-425.
- ↑ E. V., « Toulouse : la compagnie de gendarmerie Saint-Michel déménagera à Balma », La Dépêche du Midi, 11 octobre 2021.
- ↑ Notice no IA31124702, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31109654, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
- ↑ Notice no IA31118924, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
Voir aussi
Bibliographie
- Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 (ISBN 978-2-8672-6354-5).
Articles connexes
Liens externes
- « Notice no 315553788815 », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ).
- Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ).
- Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la région Occitanie (consulté le ).
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