Quatre Talents du début des Tang
Les Quatre Talents du début des Tang (chinois : 初唐四杰 ; chinois traditionnel : 初唐四傑 ; pinyin : ; Wade : Ch’u^1 T’ang^2 Ssŭ^4 Chieh^2) est un nom de groupe désignant quatre poètes chinois du début de la Tang, (VIIe siècle) : Luo Binwang, Lu Zhaolin, Wang Bo et Yang Jiong[1]. La « Biographie de Yang Jiong » dans l’Ancienne histoire des Tang [2] indique : « Yang Jiong, avec Wang Bo, Lu Zhaolin et Luo Binwang, étaient également célèbres pour leurs écrits et poèmes ; dans tout l’empire, on les appelait Wang-Yang-Lu-Luo, et ils étaient aussi connus sous le nom des Quatre Talents[a 1] ».
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Wang Bo (650 - 676) -

Lu Zhaolin (v 634-v 688) -

Yang Chiung (650–695?) -

Luo Binwang (640–684?)
À l’origine, l’expression les « Quatre Talents du début des Tang » se réfère principalement à leurs écrits en prose parallèles et leurs fu (poèmes en prose). Par la suite, ce terme est surtout utilisé pour évaluer leurs poèmes[3]. Ces quatre poètes prospèrent à l’époque de l’empereur Gaozong et de l’impératrice Wu Zetian. Ils sont précisément des figures remarquables de la période de transition entre l’ancien et le nouveau dans le monde littéraire du début de la dynastie Tang[4]. Parmi les quatre, Wang Bo est considéré par certains comme celui ayant le plus haut accomplissement. Le rang des Quatre Talents a été au centre des discussions et leur classement varie selon les sources[2].
Contribution littéraire des Quatre Talents du début des Tang
Dans le contenu, le style et d’autres aspects, Luo Binwang, Lu Zhaolin, Wang Bo et Yang Jiong apportent d’importantes avancées par rapport à la poésie style du palais[a 2]. Ils mènent le poème régulé en cinq caractères (五言律詩) à un stade de maturité, et ont le courage de réformer le style poétique artificiel, frivole et flamboyant propre aux dynasties Qi et Liang. Concrètement, leurs poèmes renversent l’esprit décadent et superficiel de la poésie de cour avant la dynastie Tang, élargissant les thèmes et les sujets de la poésie, passant des pavillons, tours et des fleurs, vent et lune à l’immensité des rivières, montagnes, frontières et déserts, nostalgie du pays natal, donnant ainsi une nouvelle vitalité à la poésie[3]. Parfois, leurs poèmes expriment un esprit optimiste et positif, parfois, ils reflètent une indignation mélancolique et injuste, montrant ainsi différentes orientations dans la création poétique.
Forme poétique
En ce qui concerne la forme poétique, ils explorent activement ; Lu Zhaolin et Luo Binwang sont tous deux habiles à écrire des poèmes en vers de sept caractères en style chanté. Quant aux poèmes réglementés en cinq caractères (五律) et aux poèmes courts en cinq caractères (五绝), les Quatre Talents tendent également vers une grande rigueur et une finesse, Wang Bo étant l’un de ceux qui y ont le plus excellé, et ce n’est que plus tard, avec Shen Quanji et Song Zhiwen, que ce développement a été poursuivi, pour finalement compléter le système des poèmes réglementés[5] vol. 33.
Notes et références
Notes
- ↑ traduction libre de : « 炯与王勃、卢照邻、骆宾王以文诗齐名,海内称为王杨卢骆,亦号为四杰. »
- ↑ La poésie palatine ou style du palais englobe tous les aspects de la vie aristocratique, les relations amoureuses entre hommes et femmes. Elle met régulièrement l’accent sur la description de l’apparence des femmes, de leurs expressions, de leurs vêtements, de leurs postures, de leurs gestes, ainsi que d’objets variés. Son style est considéré comme léger, voluptueux et clinquant privilégiant un langage orné et raffiné ainsi que l’emploi de références classiques (allusions, citations)
Références
- ↑ (en) Chang, Kang-i Sun; Owen, Stephen, The Cambridge History of Chinese Literature, Cambridge University Press, (ISBN 978-0-521-85558-7)
- (zh) Zhao Ying (赵瑩), Liu Xu (刘昫) ; Zhang Zhao (张昭), Jia Wei (贾纬), Zhao Xi (赵熙), et autres sous les Jin postérieurs, 舊唐書 (旧唐书) (Ancienne histoire des Tang), vol. biographie de Yang Jiong, Shuju, ordonné en 941, achevé en 945
- (zh) « 初唐四杰 (Quatre Talents du début des Tang) », sur Baike.baidu, Pékin, (consulté le )
- ↑ (zh) « 初唐四杰 (Les Quatre Talents du début de la dynastie Tang) » (consulté le )
- ↑ (zh) Ouyang Xiu, Song Qi et d’autres (dynastie Song du Nord), 新唐書 (新唐书) (Nouveau livre des Tang),
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