Renfe série 251
| Exploitant(s) | Renfe |
|---|---|
| Désignation | 251.001.4 à 251.030.3 |
| Constructeur(s) | CAF, MACOSA, Mitsubishi |
| Nombre | 30 |
| Mise en service | 1982-1983 |
| Disposition des essieux | Bo'Bo'Bo' |
|---|---|
| Écartement | Large (1 668 mm) |
| Tension ligne de contact | 3 V |
| Moteurs de traction | 3 moteurs MELCO MB 3200 B3 |
| Puissance continue | 4650 kW |
| Masse totale | 138,0 t |
| Longueur totale | 20,700 m |
| Vitesse maximale | 160 km/h |
La Renfe série 251, dite aussi S-251, est un type de locomotives électriques construites pour la Red Nacional de los Ferrocarriles Españoles (Renfe) en 1982-1983.
Elles sont adaptées à la traction sur la Ligne de León à Gijón, l'une des plus dures du réseau espagnol. Les 172 kilomètres du parcours, comptent 350 courbes au rayon extrêmement serré (de l'ordre de 300 à 350 mètres), et notamment la Rampe de Pajares pratiquement continue avec une pente de 20 mm/m. À l'époque de leur sortie, les locomotives de la série 251 sont les plus puissantes d'Espagne et figurent parmi les plus puissantes d'Europe.
Historique
Origine
Étudiées au Japon, ces machines ont pour origine la série EF 66 des JNR[1].
Conception
La caisse est de type autoportante, les cabines de conduite tranchent par leur esthétique novatrice, et elles sont équipées d'origine de l'air conditionné et d'une insonorisation poussée vis-à-vis de l'extérieur et de la salle des machines. Les deux vitres frontales sont blindées (16 mm d'épaisseur) et dotées de résistances dégivrantes. Sièges et pupitres font l'objet d'études ergonomiques poussées. La salle des machines est divisée en cinq compartiments. Les deux extrêmes abritent les équipements auxiliaires, qui protègent également les moteurs. Le lanterneau de toiture est divisé en cinq sections démontables, ce qui permet d'extraire certains équipements pour entretien à l'aide de grues. Les bogies sont identiques à ceux des séries 269.0, 279 et 289. Le bogie central ne diffère que par sa suspension secondaire, modifiée afin de faciliter l'inscription en courbe. L'équipement électrique est identique à celui de la série 269.6, autrement dit ces machines sont dotées d'un équipement électronique de puissance dit chopper. Chaque moteur dispose de son propre système ce qui permet, en cas de panne, de fonctionner sur trois moteurs seulement. Par rapport aux 269.6, la fréquence passe de 1200 à 1 800 Hz. Plus nombreux, les équipements auxiliaires nécessitent l'installation d'un second alternateur. Les équipements de freins sont identiques à ceux de la série 269.6.
La construction est partagée entre trois entreprises : Mitsubishi, Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF) et Material y Construcciones S.A. (MACOSA)[1] : 251.001 et 251.002 : Mitsubishi 1982 ; 251.003 : CAF 1982 ; 251.004 : MACOSA, n° 691/1983 ; 251.005 et 006 : CAF 1982 ; 251.007 et 008 : MACOSA n°692 et 693/1983 ; 251.009 et 010 : CAF 1982 ; 251.011 et 012 : MACOSA n°694 et 695/1983 ; 251.013 à 016 : CAF 1982 ; 251.017 et 018 : MACOSA n°696 et 697/1983 ; 251.019 à 022 : CAF 1983 ; 251.023 et 024 : MACOSA n°698 et 699/1983 ; 251.025 à 028 : CAF 1983 ; 251.029 : MACOSA n°700/1984 et 251.030 CAF 1983[1],[2]. Extérieurement, ces machines arborent une livrée bleu foncé et jaune. Il existe une petite différence entre les machines fabriquées au Japon, dont les persiennes latérales sont peintes en bleu, et celles fabriquées en Espagne, dont les persiennes sont gris clair[1].
Service
Le , les deux premières machines de la série arrivent du Japon à bord du cargo Sweet Flag et débarquent à Barcelone[1]. Après un bref séjour au dépôt de Casa Antunez, elles sont envoyées aux usines Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF) de Beasain pour mise au point. Les premiers essais en ligne ont lieu en juillet/août dans les Asturies, sur la ligne de Pajares. Elles parviennent à remorquer des trains de marchandises de 1 000 tonnes à la vitesse de 50 km/h, et des trains de voyageurs de 750 tonnes à 75 km/h en rampe et à 140 km/h en plaine. Toute la série, dont la dernière unité est livrée le , est affectée au dépôt d'Oviedo. Elles sont principalement utilisées sur les lignes de León à Gijón et de León à Monforte de Lemos où elles remplacent les doubles tractions de 277 en tête des trains de marchandises[3].
- 251 en exploitation
-
La 251.012.1 en 2001.
-
La 251.003.0 en 2003.
Elles assurent également des trains de voyageurs[3] : l'express Costa Verde Gijón-Madrid sur tout son parcours, l'Atlantico expreso El Ferrol-Madrid entre Monforte et Madrid, l'express Barcelone-Galice entre Venta de Baños et Monforte, et elles se partagent l'express Gijón-Barcelone avec les 269.6 entre Gijón et Venta de Baños. À l'époque, elles ne dépassent pas les gares de Monforte et de Venta de Baños, où ont lieu les changements traction.
À la fin de l'année 2025 toutes les machines sont en service sauf : la 251.009, accidentée le (mise au rebut), et la 251.016, accidentée le et ferraillé le [2].
- 251 en expoloitation
-
251.004 en 1993. -
251.004 en 2016. -
251.017 en 2017.
Notes et références
- (es) « Locomotora eléctrica S-251 », sur https://www.renfe.com (consulté le ).
- (es) « Renfe Operadora - 251 », sur https://www.listadotren.es, (consulté le ).
- (es) « Las tracciones térmica y eléctrica en RENFE (LXXXIII): Las "japonesas y media" asturianas (RENFE 251-001 a 251-030) », sur Trenes y tiempos, (consulté le ).
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- (es) Acon Joan, Baliarda Pere, Ramirez Eduard et Roca Jaume, Las locomotoras japonesas de Renfe, Barcelone, Libreria Tecnica y documentatcion, , 218 p. (ISBN 84-85725-33-6).
. - (es) Carles Salmerón i Bosch et Joan Ignasi Campo i Jori, Las locomotoras de España, C. Salmerón Verlag, , 217 p. (ISBN 9788439835332).
. - (es) J.R.I., « Las locomotoras electricas serie 251 », Carril, no 8, .
.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- (es) « Material Motor », sur https://www.listadotren.es.
- (es) « Locomotora eléctrica S-251 », sur https://www.renfe.com.
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