Renfe série 318
| Exploitant(s) | Renfe |
|---|---|
| Désignation | 1801 à 1824 puis 318-001-5 à 318-024-7 |
| Type | locomotive |
| Motorisation | Diesel-électrique |
| Constructeur(s) | ALCO |
| Mise en service | 1958 |
| Disposition des essieux | Co'Co' |
|---|---|
| Écartement | 1668 mm |
| Carburant | gazole |
| Moteur thermique | 1 x ALCO 251 B |
| Moteurs de traction | 6 x GEC 5 GE-761-A1 |
| Transmission | Electrique GEC GT-581-C1 |
| Puissance continue | 1105 kW |
| Capacité en carburant | 30,3 m3 |
| Masse en service | 109,5 t |
| Longueur | 17,872 m |
| Vitesse maximale | 120 km/h |
La Renfe série 318, ex 1800, a pour origine le « plan Galice » lancé en 1957, qui a pour objectif de permettre le transport par voie ferrée du minerais de fer de la zone minière de Ponferrada vers les ports de Vigo et La Corogne tout en éliminant la traction vapeur.
Historique
Origine
La série 318, a pour origine dans l'ambitieux « plan Galice » lancé en 1957, qui a pour objectif de permettre le transport par voie ferrée du minerais de fer de la zone minière de Ponferrada vers les ports de Vigo et La Corogne tout en éliminant la traction vapeur. Ce plan quinquennal de modernisation prévoit l'acquisition de près de 900 locomotives diesel, dont 50 au titre de la Galice. Sur ces 50, 30 doivent être fournies par l'industrie américaine, les 20 autres par l'industrie nationale en collaboration avec l'industrie française. Les finances ne suivant pas, ce plan n'est finalement jamais appliqué dans sa totalité. Il se concrétise partiellement avec l'acquisition des 1800. Dans le cadre de la guerre froide, le Pentagone considère l'Espagne comme un bastion essentiel de son système de défense en Europe occidentale, et il est prêt à débloquer des crédits à ce titre. Le , la Renfe reçoit un crédit de 8 millions de dollars afin d'acheter 22 locomotives diesel. Devant les bons résultats obtenus par la série 316, c'est l'entreprise American Locomotive Company (Alco) qui est retenue[1]. Le contrat est signé le [2], pour un montant de 6 739 500 dollars[3].
Conception
Les 1800 sont du modèle DL 500 C d'Alco, correspondant au type FPD 8 du constructeur. Toute la série est construite aux États-Unis et arrive à Santander à bord des cargos Sir John Franklin et American leader entre les 23 et . Elles sont aussitôt transférées à l'usine Euskalduna pour montage des éléments de traction et de choc et mise au point. Elles portent alors leur livrée d'origine, argent à bandes vertes. Les trois premières unités, disponibles dès le mois d'août, partent aussitôt pour Madrid.
Détail des livraisons :
| N° origine | N° UIC | Constructeur | N° Usine | Année |
| 1801 à 1806 | 318-001-5 à 318-006-4 | ALCO | 82622 à 82627 | 1958 |
| 1807 à 1824 | 318-007-2 à 318-024-7 | ALCO | 82648 à 82665 | 1958 |
Service
Au fur et à mesure des livraisons, les 24 machines de la série 1800 sont affectées au dépôt de Monforte de Lemos pour assurer du service entre Zamora et Orense. Plus puissantes que les 316, on les retrouve rapidement en tête des express et marchandises lourds vers Saint-Jacques-de-Compostelle, La Corogne, Vigo. Fin 1958, deux unités sont détachées à Valence pour participer à la campagne "orangère". Devant les bons résultats obtenus, quatre unités seront détachées à Valence chaque année jusqu'en 1964. Dès les origines, elles assurent également la remorque des trains de marée entre La Corogne et Medina del Campo, où elles sont remplacées par une 242f qui assure la fin du parcours vers Madrid. En 1961, les services des 1800 sont étendus vers Salamanque, puis vers Ségovie et Ávila l'année suivante. C'est au cours des années 1960 que les 1800 reçoivent la nouvelle livrée verte et jaune, tandis qu'elles émigrent du dépôt de Monforte de Lemos à celui d'Orense. Mais leur rayon d'action commence à diminuer, du fait de l'électrification de la section Ponferrada-Monforte de Lemos en 1964, de la livraison des nouvelles machines de la série 321 qui les remplacent en tête des express, et de la disparition du trafic minéralier vers les ports de Galice en 1968.
Seule la 318-009 semble avoir reçu la livrée « taxi » à l'issue d'une grande réparation consécutive à un accident. Elles poursuivent une carrière sans histoires jusqu'à la fin des années 1980, où l'on commence à cannibaliser certaines machines pour entretenir le reste de la série faute de pièces détachées. Dès lors, le déclin est rapide. 13 unités sont déjà garées en 1992, les survivantes étant encore utilisées sur la ligne du col de Payares. La Renfe conserve l'espoir de les revendre à d'autres administrations. Mais les chemins de fer indiens, argentins et angolais se désistent. Les 17 unités encore en service sont donc réformées fin 1994 ou début 1995[4].
Locomotives préservées
- La 318-001-5, ex 1801, construite aux États-Unis par American Locomotive Company (Alco) elle est livrée, avec les 23 autres locomotives de la série, par cargo à l'Espagne entre le et le . Le elle est en tête du train inaugural de la ligne de O Carballiño à Santiago de Compostela. Au mois d', elle est envoyée à Monforte de Lemos. En 1998 est envoyée à Madrid ou on la repeint avec une livrée blanche et verte pour la présenter en gare de Barcelone-Term. lors de l'exposition des « 150 ans du chemin de fer en Espagne ». Puis elle est conservée au Musée du chemin de fer de Catalogne à Vilanova i la Geltrú[5].
- Locomotive 318-001-5 au musée
-
En mai 2010. -
En janvier 2014.
-
En avril 2019
- La 318-008-0, ex 1808, construite aux États-Unis par American Locomotive Company (Alco) elle est livrée, avec les 23 autres locomotives de la série, par cargo à l'Espagne entre le et le . Retiré du service en à Ourense, elle est envoyée à Monforte de Lemos, ou se situe le Musée du chemin de fer de Galice (es), au mois de novembre. Elle est isolée en Gare de Vedra-Ribadulla (es) depuis un certain temps avant d'être transférée, en 2006, à la gare de Saint-Jacques-de-Compostelle ou l'association des amis du chemin de fer de Saint-Jacques-de-Compostelle (ACAF) la repeint avec la livrée verte et jaune. Installée dans le jardin de la gare[6].
- Locomotive 318-008-0 en monument
-
En janvier 2007. -
En décembre 2009. -
En février 2012
Notes et références
- ↑ (es) « Série 318 ex 1800 Renfe », sur https://www.trains-europe.fr, (consulté le ).
- ↑ (es) « Las tracciones térmica y eléctrica en RENFE(XLVI): Las ALCo gallegas (RENFE 1801 a 1824/318-001 a 318-024) », sur Trenes y tiempos, (consulté le ).
- ↑ « Renfe 318 (1800) : locomotive diesel espagnole », sur https://all-andorra.com/fr, (consulté le ).
- ↑ (es) « Caract. técnicas - Material motor - Renfe 318 », sur https://www.listadotren.es, (consulté le ).
- ↑ (es) « Onglet du 318-001-5 », sur https://www.listadotren.es, (consulté le ).
- ↑ (es) « Ficha de 318-008-0 », sur https://www.listadotren.es, (consulté le ).
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Galan Eruste, Manuel : Las ALCO ibericas, hors-série Maquetren, 2000
. - Salmeron i Bosch, Carles : Las locomotoras de España, Editorial Terminus, Barcelona, 1985
.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- (es) « Material Motor », sur https://www.listadotren.es.
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