Saint-Étienne-en-Coglès
| Saint-Étienne-en-Coglès | |||||
L'église Saint-Étienne. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Ille-et-Vilaine | ||||
| Arrondissement | Fougères-Vitré | ||||
| Intercommunalité | Couesnon Marches de Bretagne | ||||
| Statut | Commune déléguée | ||||
| Maire délégué Mandat |
Thomas Janvier 2020-2026 |
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| Code postal | 35460 | ||||
| Code commune | 35267 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Stéphanais | ||||
| Population | 1 972 hab. (2023) | ||||
| Densité | 87 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 24′ 13″ nord, 1° 19′ 30″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 73 m Max. 155 m |
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| Superficie | 22,65 km2 | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Antrain | ||||
| Historique | |||||
| Fusion | |||||
| Intégrée à | Maen Roch | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
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Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
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Saint-Étienne-en-Coglès (prononcé [sɛ̃.t‿etjɛn ɑ̃ kɔɡl], comme Cogles) est une ancienne commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 1 972 habitants[Note 1]. Elle a fusionné le avec Saint-Brice-en-Coglès pour former la commune de Maen Roch.
Géographie
Situation
Partie du pays de Coglais.
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Carte de l'ancienne commune de Saint-Étienne-en-Coglès et des communes avoisinantes.
Relief
Les altitudes varient entre 155 mètres (dans l'angle nord-est du finage communal, à la limite avec les communes de Montours et Saint-Germain-en-Coglès ; la pente générale du territoire communal descend vers le sud-ouest, l'altitude la plus basse (73 mètres) étant dans l'angle sud-ouest du territoire de cette ancienne commune, dans la vallée de la Minette, à l'endroit où ce cours d'eau quitte la commune. Le bourg est vers 110 mètres d'altitude.
Hydrographie
Plusieurs affluents et sous-affuents de rive droite du Couesnon traversent ou longent le territoire de cette ancienne commune : au sud, la Minette sert de limite communale avec Saint-Sauveur-des-Landes et son affluent le Ruisseau de Vacadieu ainsi qu'un affluent de ce dernier, le Ruisseau de la Piguellerais ont leur source et traversent la partie sud de la commune ; la Loisance traverse la partie nord de la commune, passant un peu au nord du bourg (ses eaux alimentent l'étang de la Motte) et son sous-affluent le Ruisseau Venant (affluent du Ruisseau de la Sévinais, lui-même affluent de rive droite de la Loisance) sert un temps de limite communale avec Montours.
Paysages et habitat rural
Saint-Étienne-en-Coglès présente un paysage agraire traditionnel de bocage avec un habitat dispersé constitué de hameaux (appelés localement "villages") et fermes isolées.
Le bourg, traditionnellement de faible importance, a beaucoup grossi dans le courant du XXe siècle et les premières décennies du XXIe siècle avec la création de plusieurs lotissements à sa périphérie et des extensions, notamment, au sud du bourg, le long de la route menant à la gare (lorsque la voie ferrée existait) et, plus récemment le long de la D3155 en direction de l'autoroute A84 ; une zone d'activités économiques s'est développée à proximité de l'échangeur autoroutier.
Transports
Saint-Étienne-en-Coglès est traversé du Sud au Nord, dans sa partie orientale, par l'autoroute A84 ; l'échangeur autoroutier n°30 dessert la commune, en direction de Rennes côte sud et de Caen côté nord. Le bourg y est relié par la D3155.
Saint-Étienne-en-Coglès est desservi par la D155, qui vient côté sud-est de Fougères et se dirige côté ouest vers Saint-Brice-en-Coglès.
L'ancienne ligne ferroviaire de Vitré à Pontorson a été reconvertie en voie verte au niveau de la commune.
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia Sancti Stephani de Cogles au XIe siècle[1], Sanctus Stephanus Fulgeriensis au XIIe siècle.
C'est vers 1880 que Saint-Etienne-en-Coglais change de nom pour devenir Saint-Etienne-en-Coglès[2].
Histoire
Préhistoire
Un grand bâtiment de plan trapézoïdal, datant de 4 900 avant J.-C., entouré de fosses allongées dans lesquelles des vestiges de mobilier ont été exhumés, a été découvert au Haut-Mée[4].
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Bouteille à panse globuleuse et à col éversé datant du néolithique ancien, trouvée au Haut-Mée (Musée de Bretagne).
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Grand vase à cordons appliqués en V et ceinturant la céramique. Il est pourvu de trois anses (deux subsistent) datant du néolithique ancien (Musée de Bretagne)
Antiquité
L'ancien pagus minor de Cogleis (territoire romain) est mentionné à plusieurs reprises dans l´Antiquité[2].
Moyen-Âge
La paroisse de Saint-Etienne-en-Coglès est mentionnée dès le Xe siècle (ecclesia sancti stephani de Cogles) selon un acte de 1093 desservie alors par des moines de l'abbaye Saint-Serge d'Angers[5].
Dans le courant du XIe siècle l'église de Saint-Étienne appartenait aux héritiers d'un seigneur nommé Renier de Taillie, qui avait possédé aussi la chapelle de Bréal-sous-Vitré. Au XIIe siècle Hamelin, évêque de Rennes, qui était originaire d'Angers, donna l'église aux chanoines réguliers de l'abbaye Toussaint d'Angers qui fondèrent alors à Saint-Étienne un prieuré-cure[6].
La seigneurie de Saint-Étienne s'étendait sur une douzaine de paroisses ; son château se trouvait route de Montours au bord de la Loisance, près du village actuel de la Cour ; il est depuis longtemps en ruine. Le seigneur était supérieur, fondateur et prééminencier de l'église paroissiale. Cette seigneurie a appartenu successivement aux familles de Saint-Étienne, Le Bret, Le Bouteiller, de Parthenay (en 1462), de Lorgeril (en 1488), de Rohan (avant 1513), de Maure, de Rochechouart (fin XVIIIe siècle, de Volvire (1654, marquis de Saint-Brice-en-Coglès) et Guérin de la Gasserie[6].
Temps modernes
De nombreux manoirs existaient : Vaugarny (XIVe siècle, alors propriété de la famille de la Vieuville ; restauré au XVIIIe siècle par la famille du Pontavice) ; La Mariais (XVIIe siècle, alors propriété de la famille Boivent) ; et des manoirs disparus de nos jours (Cour de Saint-Étienne, la Baucerie, la Touche, Bois-Henry, la Cocheraye, Rocher-Hullé, Landescat, la Frenouze, le Fail [Feuil])[5].
La chapelle frairienne Saint-Eustache est mentionnée pour la première fois en 1623, mais la chapelle actuelle date du XVIIIe siècle; son pèlerinage était fréquenté le jour du Vendredi Saint[6].
Au XVIIIe siècle l'église Saint-Étienne était encore un remarquable spécimen de l'architecture romane ; elle était composée d'une nef terminée par une abside en cul-de-four, à l'entrée de laquelle s'élevait une belle tour. Ce plan fut modifié en 1615 par l'adjonction de deux transepts ; l'abside fut détruite en 1778[6].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Saint-Étienne-en-Coglès en 1778 :
« Saint-Étienne-en-Coglais : sur une hauteur, et sur la route de Dol à Fougères ; à 9 lieues au Nord-Est de Rennes, son évêché et son ressort ; et à 2 lieues un quart de Fougères, sa subdélégation. Cette paroisse compte 1 800 communiants[Note 2] : la cure est un prieuré présenté par l'Abbé de Toussaints d'Angers, et desservi par un moine de cette Maison. Le territoire, coupé au Nord de son bourg par la rivière de Loisance, offre à la vue des coteaux, des vallons, des terres très exactement cultivées, et des arbres fruitiers. En 1420, on y remarquait les maisons nobles de Saint-Etienne et du Bois-Henry, à la Dame de Saint-Étienne ; ce dernier est auprès d'un bois, le seul que nous connaissons dans la paroisse ; le Fail appartenait au Sieur de Bonne-Fontaine et le Vau-Garin , au Sieur du Fratoy[7]. »
Au XVIIIe siècle plusieurs moines de l'abbaye Toussaint d'Angers furent successivement recteurs de la paroisse, le dernier étant Frère François Richer, pourvu de la cure le (il fit construire le presbytère) et resta en place jusqu'aux débuts de la Révolution française ; il refusa, ainsi que ses deux vicaires, de prêter le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé, devenant donc prêtre réfractaire ; il émigra à Jersey où il décéda[6].
Révolution française
En 1793 la commune de Saint-Étienne-en-Coglès est rattachée au canton de Saint-Brice-en-Coglès et au district de Fougères, puis à l'arrondissement de Fougères en 1801.
L'abbé Bécasse des Flégés est élu curé constitutionnel en 1792, mais il abdiqua le , se retirant dans son château des Flégés, en Baillé[8].
A. Marteville et P. Varin écrivent que « pendant la guerre civile qui, pendant la Révolution de 90, a si vivement agité l'arrondissement de Fougères, la commune était renommée pour son attachement aux principes nouveaux : aussi, lors d'une attaque opérée par un détachement des armées dites royales, contre ce bourg, la garde nationale de Saint-Étienne], retranchée dans le cimetière et dans l'église, fit-elle une résistance telle, qu'elle força à la retraite la troupe assez nombreuse qui, sous les ordres de l'un des frères Pilet ou de Duboisguy, avait voulu s'y établir. Pendant cette désastreuse guerre civile, il s'était formé une sorte de confédération, ou d'assurance mutuelle, contre les insurgés, si l'on peut parler ainsi, entre plusieurs communes voisines de Saint-Étienne, telles que Saint-Marc, Lécousse, Saint-Brice, etc.. Aussitôt qu'une colonne d'insurgés paraissait sur le territoire de l'une d'elles, le tocsin sonnait, et tout le monde courait aux armes. Aussi, de nos jours même [en 1853] les paysans de ces localités se vantent-ils de n'avoir point été entamés par les chouans »[9].
Le , Boisguy rassemble 200 hommes au château de Marigny à Saint-Germain-en-Coglès et attaque Saint-Étienne-en-Coglès : six républicains, dont un capitaine, sont tués contre un chouan lors du combat[10],[11].
Jean Gibon, dit "la Guerre", laboureur à la Bretonnière (mari de Jeanne Chevetel) et ex-chouan, fut condamné à mort pour assassinat et vol par le Tribunal criminel départemental d'Ille-et-Vilaine le 4 thermidor an VI ()[12].
Le XIXe siècle
L'ancienne église Saint-Étienne menace ruine en 1829 ; quelques travaux sont effectués en 1833, mais sont insuffisants. Cette église est décrite en détail par Amédée Guillotin de Corson vers 1880[6].

Jusqu'au milieu du XIXe siècle le bourg de Saint-Étienne-en-Coglès est constitué uniquement d'un noyau de maisons (les plus anciennes remontent au XVIe siècle ou au XVIIe siècle) entourant l'église et son vaste enclos paroissial comprenant le cimetière[13] ; la plupart des constructions actuelles du bourg datent du XIXe siècle, les magasins étant alors nombreux (plusieurs maisons ont conservé leurs anciennes devantures de magasin[14].
A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Saint-Étienne-en-Coglès en 1853 :
« Saint-Étienne-en-Coglais (sous l'invocation de saint Étienne, fêté le 3 août, jour de l'invention des reliques du saint) ; commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : Lecoussel, Haut et Bas-Primaux, Haut et Bas-Sancé, Bervaux, Plinchardière, la Brosse, la Rohanne, la Frenouse, Haut et Bas-Rochulé, le Teil, Laussandière, Courtine, le Bas-Mée. Superficie totale 2 264 hectares 85 ares, dont (..) terres labourables 1 567 ha, prés et pâturages 261 ha, bois 62 ha, vergers et jardins 57 ha, landes et incultes 248 ha (..). Moulins : 2 (de Saint-Étienne, du Fœil, à eau). Cette commune est traversée de l'est à l'ouest par la grande route de Saint-Malo à Fougères, la rivière l'Oisance coule au nord, et la Minette au sud. Elle contient les petits bois du Fœil et du Bois-Henry. (..). Géologie : granite ; schiste au nord. On parle le français [en fait le gallo][9]. »
Le est inauguré le tronçon de ligne du chemin de fer entre Fougères et Saint-Brice-en-Coglès passant par Saint-Étienne-en-Coglès, et le suivant, celui entre Saint-Brice et le Mont-Saint-Michel (Ligne de Vitré à Pontorson)[15].

L'abbé Riou, recteur, fait construire en 1880-1881 une école tenue par les Sœurs de Rillé, à laquelle est annexé un important pensionnat.
En 1884 la chute d'un clocheton de l'ancienne église (qui provoque de gros dégâts) entraîne la décision de raser l'édifice et de construire à sa place une nouvelle église selon les plans de l'architecte départemental Henri Mellet dans le style néoroman poitevin ; les travaux de construction débutent en 1892 et le sanctuaire est inauguré solennellement le [16].
Le XXe siècle
La Belle Époque
L´ancienne mairie-école de Saint-Etienne-en-Coglès, construite vers la fin du XIXe siècle ou le début du XXe siècle, est ornée d´un fronton triangulaire portant l'inscription "RF MAIRIE". Une nouvelle école des filles est construite entre 1909 et 1912 ; l'école des garçons fut agrandie en 1913[15].
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Vue générale du bourg au début du XXe siècle (carte postale). -
La nouvelle église paroissiale Saint-Étienne, vue extérieure d'ensemble début XXe siècle (carte postale). -
La façade de la nouvelle église paroissiale au début du XXe siècle (carte postale). -
Le chœur de la nouvelle église paroissiale au début du XXe siècle (carte postale). -
La Place centrale au début du XXe siècle (carte postale). -
La Rue de Saint-Brice au début du XXe siècle (carte postale). -
La Route de Fougères au début du XXe siècle (carte postale). -
Le lavoir du Pont et la route de Saint-James au début du XXe siècle (carte postale). -
Le Moulin du Pont au début du XXe siècle (carte postale). -
La gare de Saint-Étienne-en-Coglès au début du XXe siècle (carte postale). -
Le quartier de la gare et les hôtels au début du XXe siècle (carte postale). -
L'école des filles au début du XXe siècle (carte postale). -
La chapelle Saint-Eustache et la route de Fougères au début du XXe siècle (carte postale). -
Le pèlerinage très fréquenté de la chapelle Saint-Eustache au début du XXe siècle (carte postale). -
La chapelle Saint-Eustache un jour de Vendredi Saint au début du XXe siècle (carte postale).
La Première Guerre mondiale
Le monument aux morts de Saint-Étienne-en-Coglès porte le nom de 104 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 16 sont morts en Belgique, dont 8 le même jour dès le (Louis Bouffort, Auguste Juin, Jean Rochelle et Emmanuel Tropée à Virton, François Chotard à Neufchâteau, Louis Hamel à Châtelet, Jean Egault à Ethe et Hyacinthe Le Maignan à Rossignol), 6 en novembre 1914 (Louis Tourville, Pierre Garnier et Louis Lusley à Boezinge, Gustave Martin à Kortekeer, Louis Cotel à Bikschote et Pierre Veillant), Joseph Gaulier en 1915 et Amand Guérinel en 1916 ; Amand Montorin est mort des suites de ses blessures le dans l'actuelle Macédoine du Nord ; Pierre Huart et Pierre Thomas sont morts tous les deux de maladie en Grèce, respectivement le et le ; 77 au moins sont morts sur le sol français ; une incertitude existe pour 8 soldats pour lesquels les circonstances des décès ne sont pas indiquées[17].
L'Entre-deux-guerres
Le monument aux morts de Saint-Étienne-en-Coglès a la forme d'un pilier commémoratif monté sur un piédestal et surmonté de la statue du Poilu victorieux dû à Eugène Bénet ; le monument est orné d'une croix latine, d'une palme du martyre et d'une Croix de guerre et porte les noms des morts pour la France de la Première Guerre mondiale ; ceux des autres guerres du XXe siècle ont été rajoutés par la suite[18].Une plaque commémorative en plâtre se trouve aussi dans l'église paroissiale[19].
Le bourg comptait alors de nombreux commerces et artisanats, par exemple 4 sabotiers[14].
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Le centre du bourg et le monument aux morts vers 1925 (carte postale). -
Maisons de la Place centrale vers 1925 (carte postale). -
Le Pont (pont sur la Loisance) vers 1925 (carte postale).
Le trafic voyageurs sur la ligne ferroviaire Vitré-Pontorson via Fougères, Saint-Étienne-en-Coglès et Saint-Brice-en-Coglès ferme en 1938.
La Seconde Guerre mondiale
Le monument aux morts de Saint-Étienne-en-Coglès porte les noms de 6 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi ces victimes Léon Roullier est un soldat mort au printemps 1940 lors de la Bataille de France ; les circonstances des décès des 5 autres victimes (L. Guérault, A. Herbert, J. Lainé, J. Loysance et A. Noure sont pas précisées[17].
L'après Seconde Guerre mondiale
Julien Houdusse est mort pour la France pendant la Guerre d'Indochine[17].
Le trafic marchandises sur la ligne ferroviaire Vitré-Pontorson via Fougères et Saint-Brice-en-Coglès ferme en 1984, ce qui entraîne la fermeture totale de la ligne et donc de la gare de Saint-Étienne-en-Coglès.
La nouvelle mairie est inaugurée en 1988 ; plusieurs photographies d'Émile Houdus illustrent cet événement sur le site Internet du Musée de Bretagne[20].
Le XXIe siècle
Le , la commune fusionne avec Saint-Brice-en-Coglès pour former la commune nouvelle de Maen Roch.
Politique et administration
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Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[28],[Note 12].
En 2023, la commune comptait 1 972 habitants, en évolution de +8,11 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,61 %, France hors Mayotte : +2,49 %).
Enseignement
Saint-Étienne-en-Coglès possède deux écoles : une école élémentaire publique (école Jules Verne)[31] et l'école primaire privée Saint-François[32].
Économie
La principale usine du groupe Mère Poulard est située sur la commune.
Lieux et monuments
- Église Saint-Étienne (1892-1895), œuvre de l'architecte Henri Mellet. Les fonts baptismauxde l'ancienne église, datant de 1767, ont été conservés. L'autel de la Vierge provient de la cathédrale de Senlis. Les stalles, œuvres du sculpteur Théodore Herbel, datent de 1953. Le vitrail représentant saint Julien, conçu par le maître verrier Félix Gaudin, date de 1895 et les peintures murales sont de Louis Garin (1888-1959)[16].
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Dessin représentant l'église de Saint-Étienne-en-Coglès (Bulletin paroissial, vers 1910). -
Vue extérieure d'ensemble. -
Le clocher. -
Trois fenêtres. -
Vue intérieure d'ensemble. -
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- Chapelle Saint-Eustache (XVIIe siècle), dédiée à saint Eustache.
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La chapelle Saint-Eustache et son calvaire. -
La chapelle Saint-Eustache, la statue et le calvaire. -
La chapelle Saint-Eustache : vue extérieure d'ensemble.
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Linteau de porte du 46, rue Charles De Gaulle ; le blason a probablement été martelé pendant la Révolution française.
Traditions
Près de la chapelle Saint-Eustache un rocher granitique présentant un petit bassin, surnommé "cruère", recevait jusque vers le milieu du XXe siècle la visite des jeunes filles à la sortie de la messe dominicale ; elles s'y installant pour tenter de capter le regard d'un garçon, en espérant pouvoir se fiancer dans l'année. D'autres femmes, déjà mariées, mais jusque-là stériles, y venaient le soir de la Saint-Eustache, le , pour s'y frotter le ventre et la poitrine... gage de fécondité[37].
Personnalités liées à la commune
- Joseph Deroyer (1824-1889), homme politique né et décédé à Saint-Étienne-en-Coglès, député des Côtes-du-Nord de 1882 à 1885.
- Amand Dagnet (1857 à Saint-Étienne-en-Coglès - 1933), professeur, folkloriste et écrivain.
Notes et références
Notes
- ↑ Population municipale 2023.
- ↑ Personnes en âge de communier.
- ↑ Joseph Julien Deroyer, né vers 1758, décédé après 1813.
- ↑ Pierre Duboys, né vers 1752 à Saint-Brice-en-Coglès, décédé.
- ↑ Julien Michel Deroyer, né le à Saint-Étienne-en-Coglès, décédé le à Saint-Étienne-en-Coglès .
- ↑ Jean-Baptiste Julien Pichot du Mezeray, né le à Saint-Hilaire-des-Landes, décédé le à Saint-Étienne-en-Coglès.
- ↑ François Louvel, né le à Saint-Etienne-en-Coglès, décédé le à Saint-Etienne-en-Coglès.
- ↑ Michel Julien Pierre Deroyer, né le à Saint-Étienne-en-Coglès, décédé le à Saint-Étienne-en-Coglès
- ↑ Julien Michel Jean Labbé, né le à Saint-Étienne-en-Coglès, décédé le à Saint-Etienne-en-Coglès.
- ↑ Léonard Plat, né le à Champagnac-la-Noaille (Corrèze, décédé le à Saint-Étienne-en-Coglès.
- ↑ Claude Barbelette, décédé en décembre 2024 âgé de 80 ans.
- ↑ Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
- ↑ Épouse du précédent.
Références
- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2014 (site de l'IGN, téléchargement du ).
- ↑ Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 477
- Stéphanie Bardel, « Présentation de la commune de Saint-Etienne-en-Coglès (fusionnée en Maen Roch en 2017) », sur patrimoine.bzh, (consulté le ).
- ↑ Saint-Étienne-en-Coglès, habitants.fr
- ↑ Yves Ménez et Stéphane Hinguant, "Fouilles et découvertes en Bretagne", éditions Ouest-France, 2010, (ISBN 978-2-7373-5074-0)
- « Étymologie et histoire de Saint-Étienne-en-Coglès », sur infobretagne.com (consulté le ).
- Amédée Guillotin de Corson, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes, vol. 6, Rennes, Fougeray, 1880-1886 (lire en ligne), p. 17 à 23.
- ↑ Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, vol. 4, Nantes, Vatar Fils Aîné, (lire en ligne), p. 225-226.
- ↑ Émile Pautrel, « La paroisse de Saint-Étenne-en-Coglès », sur infobretagne.com (consulté le ).
- A. Marteville et P. Varin, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, vol. 2, Rennes, Deniel, (lire en ligne), p. 749-750.
- ↑ Lemas, p. 115-116..
- ↑ Mémoires du colonel de Pontbriand, p. 67-68..
- ↑ https://www.geneanet.org/bibliotheque-genealogie/viewer/15569145?name=GIBON&page=228&with_variantes=0
- ↑ Stéphanie Bardel, « Les maisons de la commune de Saint-Etienne-en-Coglès (fusionnée en Maen Roch en 2017) », sur patrimoine.bzh, (consulté le ).
- Stéphanie Bardel, « Le village de Saint-Etienne-en-Coglès (Saint-Étienne-en-Coglès fusionnée en Maen Roch en 2017) », sur patrimoine.bzh, (consulté le ).
- Stéphanie Bardel, « Les bâtiments publics de la commune de Saint-Etienne-en-Coglès (fusionnée en Maen Roch en 2017) », sur patrimoine.bzh, (consulté le ).
- Stéphanie Bardel, « Église paroissiale Saint-Etienne (Saint-Étienne-en-Coglès fusionnée en Maen Roch en 2017) », sur patrimoine.bzh, (consulté le ).
- Yohann Pain, « Maen Roch (commune nouvelle). Monument aux Morts [Saint-Étienne-en-Coglès] (Relevé n° 37962) », sur memorialgenweb.org, (consulté le ).
- ↑ « Saint-Étienne-en-Coglès 35460 Ille-et-Vilaine », sur monuments-aux-morts.fr, (consulté le ).
- ↑ « Saint-Étienne-en-Coglès 35460 Ille-et-Vilaine », sur monuments-aux-morts.fr, (consulté le ).
- ↑ Julien Houdus, « Inauguration de la mairie de Saint-Étienne-en-Coglès », sur collections.musee-bretagne.fr, (consulté le ).
- ↑ https://www.geneanet.org/bibliotheque-genealogie/viewer/15569145?name=DEROYER&page=127&with_variantes=0.
- ↑ « Saint-Étienne-en-Coglès. Raymonde Joudet, maire honoraire, est décédée », Ouest-France, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Élections municipales 2001 », sur municipales2001.ouestfrance.fr, Ouest-France (consulté le )
- ↑ « « Ensemble bâtissons l'avenir » : la liste d'André Coquelin », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le )
- ↑ Claude Barbelette a été élu maire de la commune hier soir
- ↑ « L'annuaire des élus 2014 d'Ille-et-Vilaine », Dimanche Ouest-France, 20 avril 2014
- ↑ L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 20112012201320142015 2016 2017 2018 .
- ↑ https://www.maenroch.fr/contacts/ecole-jule-verne/
- ↑ https://www.maenroch.fr/contacts/ecole-saint-francois/
- ↑ Stéphanie Bardel, « Manoir, Vaugarny (Saint-Étienne-en-Coglès fusionnée en Maen Roch en 2017) », sur patrimoine.bzh, (consulté le ).
- ↑ Stéphanie Bardel, « Manoir, la Mariais (Saint-Étienne-en-Coglès fusionnée en Maen Roch en 2017) », sur patrimoine.bzh, (consulté le ).
- ↑ Stéphanie Bardel, « Manoir, la Cour (Saint-Étienne-en-Coglès fusionnée en Maen Roch en 2017) », sur patrimoine.bzh, (consulté le ).
- ↑ Stéphanie Bardel, « Manoir, Landecot (Saint-Étienne-en-Coglès fusionnée en Maen Roch en 2017) », sur patrimoine.bzh, (consulté le ).
- ↑ Bernard Rio, Le cul bénit. Amour sacré et passions profanes, Coop Breizh, (ISBN 978-2-84346-582-6).
Voir aussi
Bibliographie
- Françoise Marchal, L'étude d'une paroisse du Coglès. Saint-Étienne-en-Coglès, d'après l'enquête du vingtième de 1753, Rennes, 1978, 111 p. — Archives d'I&V, Mémoire 2 J 273).
Article connexe
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Site municipal.
- Résumé statistique de Saint-Étienne-en-Coglès sur le site de l'Insee.
- Portail des communes de France
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