Saint-Clet (Côtes-d'Armor)

Saint-Clet
Saint-Clet (Côtes-d'Armor)
La chapelle Notre-Dame de Clérin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Guingamp-Paimpol Agglomération
Maire
Mandat
Claude Piriou
2020-2026
Code postal 22260
Code commune 22283
Démographie
Gentilé Saint-Clétois, Saint-Clétoise
Population
municipale
877 hab. (2023 en évolution de +0,23 % par rapport à 2017)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 47″ nord, 3° 07′ 52″ ouest
Altitude Min. 7 m
Max. 99 m
Superficie 14,46 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Bégard
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.st-clet.fr

Saint-Clet [sɛ̃klɛt] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne. Saint-Clet appartient au pays historique du Trégor.

Géographie

Situation

Carte de la commune de Saint-Clet et des communes avoisinantes.

Saint-Clet fait partie de la communauté de communes Guingamp-Paimpol Agglomération depuis 2017 après avoir fait partie de celle de la communauté de communes Pontrieux Communauté entre 1997 et 2016.

Relief

Le Rocher du Corbeau (Roc'h ar Vran), un point de vue situé à environ 50 m au-dessus de la vallée du Trieux.

Le finage de Saint-Clet est constitué pour l'essentiel d'un plateau dont les points les plus hauts atteignent 92 mètres à Kergavet, 91 mètres à Kerverit ou encore 87 mètres aux Quatre-Vents (dans l'angle nord-ouest du territoire communal) et dont le bord ouest assez pentu est constitué par la vallée du Trieux, encaissée d'une cinquantaine de mètres par rapport au plateau. Le bourg est vers 80 mètres d'altitude. Les meilleures terres sont au nord, là où le granite domine; le plateau argileux, imperméable, aux terres comoactes, est moins favorisé

François Ménez, s'inspirant d'une étude réalisée par une institutrice, Mme Kojlner, décrit ainsi la géologie et le relief de Saint-Clet en 1942 :

« La géologie partage la commune en deux parties : le Nord et les abords du Trieux, constitués de granit superficiellement dégradé par l'érosion, enrichi par l'engrais marin (goémons et maërl de Goasvilinic) et qui donne les terres sèches, fertiles, ce que les paysans appellent an douar gré; des fermes opulentes comme le Richou et Kerviziou ; le Sud, et sa vaste zone de schistes, coupée d'une bande d'argiles, aux terres lourdes, compactes, imperméables, qui sont, entre Croaz-ar-Vern et Kerlast, le domaine de la lande spongieuse, noyée aux premières pluies d'automne, des champs maigres, des céréales pauvres, où les chemins, aux « calendes d'hiver » (kalan goanv) sont impraticables, les tombereaux s'y embourbant jusqu'aux moyeux. (..). »

« Cette structure géologique (..) explique le relief de Saint-Clet. Deux zones : le granit, qui déroule au long du Trieux, sur lequel ils tombent en pente abrupte, ses coteaux en chapelet, bien exposés aux tiédeurs d'après-midi qui réchauffent les vergers et donnent aux pommes leur vertu : Kerhon, Kerhallec, Kerfloch descendent vers les fonds mouillés de Traon-zenvr, le "traon", le val du Trieux, verdoyant à souhait, sentant la menthe et les herbes d'eau ; puis la série des "tossennou", dont la Tossen-Quintin, une taupinière au-dessus des moulins (..). Et puis, vers Pontrieux, où la vallée s'élargit, avant le vieux pont Saint-Yves, le « Roc'h », crevant la lande de ses aspérités grisâtres, , en particulier le Roc'h ar Vran, la « Roche du Corbeau », dominant le bief de Kerverret. Le schiste, égal et monotone, c'est la zone du plateau, à Kergavet et à Keravel, de grands horizons mélancoliques, étendu au rebord du Goëlo, et que les « quatre vents » balayent (..)[1]. »

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Trieux, la Font Kergavel[2], le Poul Jaudour[3] et le ruisseau de la Fontaine kergavel[4],[5],[Carte 1].

Le fleuve côtier Trieux, d'une longueur de 72 km, prend sa source dans la commune de Kerpert et se jette dans la Manche entre Lézardrieux et Ploubazlanec, après avoir traversé 21 communes[6]. Les caractéristiques hydrologiques du Trieux sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 5,29 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 81,8 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 106 m3/s, atteint le même jour[7]. Il sert de limite ouest à la commune, la séparant de celle de Plouec-du-Trieux.

Son affluent de rive droite, le Ruisseau de la Fontaine Kergavel, sert partiellement sur une partie se son cours, de limite avec la commune de Quemper-Guézennec.

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Saint-Clet[Note 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[11]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 0,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 824 mm, avec 14 jours de précipitations en janvier et 7,1 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lanleff à 7 km à vol d'oiseau[14], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 845,9 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −8 °C, atteinte le [Note 3].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[17], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Saint-Clet est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle est située hors unité urbaine[19] et hors attraction des villes[20],[21].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (85,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,5 %), zones agricoles hétérogènes (25,7 %), forêts (11,3 %), zones urbanisées (4,4 %), mines, décharges et chantiers (0,1 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Panneau bilingue (français et breton) d'entrée d'agglomération.

Le nom de la localité est attesté sous les formes ecclesia Sancti Cledei en 1389, Saint Clezt en 1481, Saint Clezeff en 1508, Saint Clezev en 1543, Saint Clezeuf en 1554[23].

Saint-Clet vient de Saint Clezeuff ou Saint-Clezeff que l'on retrouve en 1508[23].

Selon d'autres sources saint Clet serait aussi connu sous le nom de saint Anaclet et serait le troisième évêque de Rome (pape), un martyr mort entre 88 et 96 lors des persécutions commises par l'empereur romain Dioclétien[24].

Deux hameaux portent l'un le nom "Convenant Ru Toupin", l'autre "Convenant Trémeur" : ces toponymes rappellent les rentes convenancières dues par les tenanciers à leurs seigneurs dans le cadre des domaines congéables, usement fréquent sous l'Ancien Régime dans la région.

Histoire

Préhistoire

Des fouilles effectuées en 1863 permirent de trouver aux environs de Kerguézennec, sous deux grossed pierres, quelques objets en or dont un mors de cheval (ou un bracelet) et ue petite serpe en or, qui furent vendus à un orfèvre de Guingamp oar les auteurs de la découverte ; ces objets dataient probablement de l'époque gauloise[25].

Antiquité

Des traces d'une voie romaine ont été trouvées près du hameau de Kergavet et un reste à Coz Yezudet près du village de Kermorvan[26].

Moyen-Âge

Saint-Clet est issu du démembrement de l’ancienne paroisse de l'Armorique primitive de Guézennec. Un établissement monastique s'y serait établi au village du Cloître ainsi qu'un prieuré Saint-Cyriaque, dit aussi du "Cloître-Quemper", dépendant de l'abbaye de Saint-Jacut ; une chapelle Saint-Cyriaque en dépendait (disparue)[27].

Saint-Clet aurait échappé aux raids des Vikings, ceux-ci, qui remontaient le Trieux, ayant été arrêtés par Alain Barbetorte au niveau des landes de Plourivo.

Sous l’Ancien Régime, Saint-Clet était une trève de la paroisse de Quemper-Guézennec, tout comme Notre-Dame des Fontaines, rive orientale de l'actuelle commune de Pontrieux, et appartenait au diocèse de Tréguier. C'était une trève de Quemper-Guézennec, dépendant de la subdélégation de Pontrieux et du siège royal de Lannion[27].

L'église, bâtie au Moyen Âge peut-être en l'an 1010, se trouvait le long de l'actuelle rue de l'Argoat, où se trouve maintenant un restaurant et des maisons (d'où le nom de la rue à côté, rue de Kerilis, signifiant « rue de l'église » en breton)[28].

Temps modernes

Carte de Cassini de la trève de Saint-Clet et de ses environs (1790).

Lors de la Guerre de Bretagne, l'armée française occupe Pontrieux fin 1488 et Guingamp le . «Anne de Bretagne rassemble quelques gentilshommes qui lui étaient dévoués à rassembler une armée Qui reprit Pontrieux, mais qui, marchant de Pontrieux à Guingamp en suivant la rivière du Trieux, par la vielle route de Squiffiec, fut surprise et défaite dans les bas-fonds de Traou-Bataille à la limite ouest de Saint-Clet. Elle dut se disperser et abandonner Pontrieux »[25].

Le territoire de Saint-Clet était partagé entre trois seigneuries : Beauregard (qui disposait d'un droit de haute justice), Carnavalet (haute justice également, laquelle s'exerçait à Pontrieux) et Kerglas (en Saint-Gilles-le-Vicomte [ Saint-Gilles-les-Bois désormais])[29].

Une léproserie existait au village de La Corderie (les lépreux étaient souvent cordiers).

L'actuelle église Notre-Dame-des-Fontaines à Pontrieux était alors une chapelle dépendant de la paroisse de Saint-Clet.

Révolution française

Le cahier de doléances de Saint-Clet demande notamment la suppression des domaines congéables (ce qui fut fait oar ia loi du , mais ceux-ci furent rétablis en l'an VI).

Au cours de la Révolution française, la commune, créée en 1790, porta provisoirement les noms de Haut-Trieuc (en breton Léintréo)[30].

La chapelle Notre-Dame de Clérin, devenue bien national, est achetée par un propriétaire privé, Yves Pierre Daniel[Note 4], qui organisa des pseudo-pardons à son bénéfice dans la chapelle, puis après une interdiction, à son domicile où il avait fait transporter les statues de Notre-Dame et de saint Cado. La chapelle fut rachetée le par Yves-Simon Ollivier-Henry[Note 5] qui en fit don à la fabrique[29].

Le XIXe siècle

Plan cadastral de la commune de Saint-Clet (Côtes-d'Armor) datant de 1839 (tableau d'assemblage).

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Saint-Clet en 1853 :

« Saint-Clet : commune formée de l'ancienne trève de Quemper-Guézennec ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : Le Cloitre, Quilihamon, Kermirvan, Kervisio, Kerouzever, Kerderrien, Couvent-Trémeur, Couvent-Richou, Kergavet, Coadejo, Rulinen, Beauregard, Pen-Lan, Kerbastiou, Kerauffret, Kerguezennec, Gueloyer, Kerveret, Kernavanez, Kerhalec-Bras, Kerfloc'h, Traou-Zréon. Superficie totale 1 444 hectares 75 ares, dont (..) terres labourables 1 090 ha, prés et pâturages 75 ha, bois 48 ha, vergers et jardins 9 ha, landes et incultes 127 ha (..). Moulins : 7 (de Kerveret, Kerglas, Kerhalec, Arvioc'h, à eau). Il y a, en cette commune, en outre de l'église, la chapelle de Clérin. La grande route de Pontrieux à Guingamp traverse Saint-Clet dans sa partie ouest, allant du nord 1/4 nord-ouest au sud 1/4 sud-est. Géologie : granite ; roches amphiboliques dans le sud ; schiste modifié dans le nord. On parle le breton[31]. »

Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1862 que Saint-Clet possède une école de garçons ayant 61 élèves et une de filles en ayant 50, que « les terres sont bonnes, bien cultivées et boisées ; 1/11e est encore en landes », que « l'église a pour saint patron saint Clet ou Anaclet, quia donné son nom à la commune » et que cette dernière possède deux chapelles, cele de Saint-Yves, qui date de 1856,} et celle de Notre-Dame de Clérin, du XVIe siècle ; « cette dernière, qui a pour deuxième patron saint Cado, est l'objet d'une dévotion qui attire au mois de mai de nombreux pèlerins venant d'assez loin pour obtenir la guérison des maladies des yeux et des ulcères »[32].

La vieille église tréviale, une des plus anciennes de Bretagne, fut démolie et remplacée par l'église actuelle, dont la première pierre fut bénie le et la consécration de l'église se déroula le  ; sa flèche n'a jamais été construite. L'ancien cimetière de Saint-Clet est vendu en 1868 à Jean-Pierre Gélard, de Troguéry, le maire s'engageant à faire elever les pierres tombales et le reliquaire subsistants[25].

En 1894 la commune contracte un emprunt pour la construction d'une école des filles (l'école des garçons est de construction plus ancienne).

La culure du lin était traditionnellement importante ; chaque maison possédait un ar c'har nean ("char à filer le lin")

Le XXe siècle

La Belle Époque

Les incendies étaient fréquents : par exemple pour la seule année 1902 quatre vieilles maisons et plusieurs crèches sont détruites par le feu dans le village de Crec'h-Guézou le [33] et la ferme de Traou-Bellein est la proie des flammes le [34].

Le programme du pardon de Notre-Dame de Clérin et Saint Cado de juin 1905.

Le pardon de Notre-Dame de Clérin et de Saint Cado était un moment festif et religieux alors très important : par exemple celui organisé les 3, 4 et s'étalait sur trois jours[35].

Le une conférence faite à l'école des garçons de Saint-Clet par le vicomte Gustave de Kerguezec, conseiller général républicain et candidat à la députation (il fut élu député en ), tourna à un affrontement sanglant, la salle étant envahie par des opposants conservateurs qui avaient organisé une réunion publique dans la cour de cette même école[36].

En vertu de la Loi de séparation des Églises et de l'État les prêtres de Saint-Clet furent, le expulsés du presbytère; il fallut entre autres trois brigades de gendarmerie, deux sapeurs du 48e régiment d'infanterie, un tambour de Pontrieux, accompagné du maire, Hengoat, ceint de son écharpe, oour y procéder. Toutes les portes du presbytère étant fermées à clef, après trois sommations accompagnées de roulements de tambour, il fallut défoncer une porte d'entrée, et faire sortir de force de leurs chambres respectives le recteur Paturel et le vicaire. L'église fut fermée et la paroisse supprimée temporairement, rattachée pour partie à Pontrieux, pour partie à Saint-Gilles-les-Bois[25].

Les matériaux provenant de la démolition de la chapelle Saint-Yves à Kerguézennec (laquelle datait de 1850), sont vendus par la commune en 1911[25] ; cette chapelle fut reconstruite en 1912 non loin de son emplacement initial[29].

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts de Saint-Clet (double, de part et d'autre du calvaire, qui est le souvenir d'une mission, devant l'église paroissiale).

Le monument aux morts de Saint-Clet porte les noms de 60 soldats et marins morts pour la Patrie durant la Première Guerre mondiale : parmi eux 3 au moins (Rémy Berroche en 1914, Guillaume Gentil et Pierre Raison en 1915) sont morts en Belgique ; Yves Le Vey, marin sur le cargo Saint-Barthélémy, est mort le à Southampton (Royaume-Uni) ; Jean Cloarec est mort de maladie le dans un lazaret allemand alors qu'il était prisonnier de guerre ; François Sévier est mort accidentellement sur le cuirassé Provence le (ces deux derniers cités après l'armistice) : la plupart des autres sont morts sur le sol français (par exemple Guy Le Cozannet, soldat du 136e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Maucourt (Somme), décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre ; toutefois les circonstances des décès de 22 victimes ne sont pas précisées[37].

Le monument aux morts, constitué de deux petits obélisques sur socles placés de part et d'autre par rapport au calvaire de mission, décorés l'un d'armes entrecroisées et d'un casque, l'autre d'une palme et portent tous les deux l'inscription : « AUX ENFANTS DE ST CLET MORTS POUR LA FRANCE 1914 - 1918 1939 - 1945 » et la liste des morts[38].

L'Entre-deux-guerres

En 1924-1925 est construite la nouvelle mairie-école.

Le nombre des naissances dans la commune passe de 38 en 1910 (35 décès) à 27 en 1930 (23 décès) et à 18 en 1943 (18 décès). Le recensekent agricole de 1929 enregistre 779 vaches, 283 chevaux et quelques chèvres dans la commune.

La Seconde Guerre mondiale

Le monument aux morts de Saint-Clet porte les noms de 7 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale : parmi les victimes Pierre Fraval, soldat du 71e régiment d'infanterie, tué au bois d'Ermerich en Sarreguemines le  ; Célestin Le Calvez, mort de maladie contractée en service à l'hôpital complémentaire de l'institution Notre-Dame à Guingamp le  ; Clet Le Gallou, tué à l'ennemi lors de la Bataille de France au printemps 1940 ; Achille Ropers, second maître sur le croiseur Tourville, mort accidentellement le à Alexandrie (Égypte) ; Yves André, résistant FFI, mort des suites de ses blessures le à Nostang lors des combats de la Poche de Lorient ; M. Cottin et A. Foëzon sont morts dans des circonstances non précisées[37].

Environ 45 hommes de Saint-Clet furent prisonniers ou contraints d'aller travailler en Allemagne dans le cadre du STO pendant la guerre.

Un maquis, fort au début d'une dizaine ou d'une douzaine d'hommes, fut organisé à partir de à Saint-Clet entre le Trieux et Kergoïs ; les maquisards au nombre de 500 environ vers le , mais de plus en plus traqués par les Allemands, durent se réfugier à Brélidy, puis à Kermouster en Squiffiec[25].

Le une grande cérémonie de vœux est organisée à la chapelle Notre-Dame de Clérin : les nombreux fidèles présents prennent divers engagements religieux dans l'espoir de préserver leur commune des destructions de guerre. Saint-Clet fête sa libération le mardi [25].

L'après Seconde Guerre mondiale

Un soldat originaire de Saint-Clet (Achille Le Buan) est mort pour la France durant la Guerre d'Indochine et un (Yves Richard) durant la guerre d'Algérie[37].

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790   François Étienne[Note 6]   Laboureur.
1797 1807 Philippe Le Goff[Note 7]   Cultivateur.
1807 1814 Philippe-Jean Pierre[Note 8]   Laboureur.
1814 1822 Louis de Trogoff[Note 9]   Cultivateur. Propriétaire. Rentier.
1824 1827 Yves Le Tynevez[Note 10]    
1827 1830 Michel Connen[Note 11]   Cultivateur.
1830 1832 Philippe-Jean Pierre   Déjà maire entre 1807 et 1814.
1832 1847 Philippe Le Cain[Note 12]   Cultivateur.
1847 1849 Gilles Menguy[Note 13]   Cultivateur.
1849 1851 Ollivier Marie Le Bouder[Note 14]   Propriétaire.
1851 1860 Pierre Tanguy[Note 15]   Cultivateur.
1860 1876 Gilles Menguy   Déjà maire entre 1847 et 1849.
1876 1886 François Pérennès[Note 16].   Cultivateur.
1886 1888 Yves Marie Le Tinevez[Note 17]   Reveveur buraliste.
1888 1897 François Pérennès   Déjà maire entre 1876 et 1886.
1897 1919 Guillaume Hengoat[Note 18] Progressiste Propriétaire. Cultivateur à Kerguézennec.
1919 1929 Jean Marie Le Guilloux[Note 19]    
1929 1933 Jean-Marie Herviou[Note 20]   Cultivateur.
1933 1935 François Le Guern[Note 21]   Cultivateur.
1935   Yves Marie Pouloin    
    Pierre Lancien[Note 22]   Quartier-maître mécanicien torpilleur, puis second maître.
         
avant 1947 17 janvier 1976
(décès)
Yves Latroche[Note 23] SFIO Commerçant
février 1976 24 avril 1987
(décès)
Roger Mary[39] (1916-1987) PSU puis PS Instituteur
Premier adjoint au maire (1971 → 1976)
25 mai 1987 25 mars 2001 Camille Grot PS Cadre bancaire
Président du SIVOM de la Rive (1989 → 1993)
Président de la CC du Trieux (1993 → 2001)
25 mars 2001 4 avril 2014 René Le Gall
(décès)
DVD Cadre retraité de l'agroalimentaire
Vice-président de la CC du Trieux (2008 → 2014)
4 avril 2014[40] 25 mai 2020 Yannick Bouget DVG Agriculteur retraité
25 mai 2020 en cours
(au 16 juin 2022)
Claude Piriou[41] DVG Agriculteur, ancien adjoint au maire

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[43].

En 2023, la commune comptait 877 habitants[Note 24], en évolution de +0,23 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0719441 4031 3961 5201 6241 6901 7301 617
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7491 8231 8211 7291 7381 6601 6751 5501 475
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5281 4021 3471 1651 1141 1521 0901 023979
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
956885861847744785802828852
2014 2019 2023 - - - - - -
880877877------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2006[45].)
Histogramme de l'évolution démographique

Distinctions culturelles

Saint-Clet fait partie des communes ayant reçu l’étoile verte espérantiste, distinction remise aux maires de communes recensant des locuteurs de la langue construite espéranto.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • l'église Notre-Dame ;
La chapelle Notre-Dame de Clérin
Les cinq fontaines près de la chapelle Notre-Dame de Clérin
  • la chapelle Saint-Yves de Kerguézennec ;
  • le manoir du Cloître, XVe siècle est une ancienne dépendance de l'abbaye de Saint-Jacut et un ancien relais de pèlerinage ;
  • le manoir de Kerglas ;
  • les manoirs de Kerhalec ;
  • le manoir de Clérin, ancien fief ayant appartenu à la famille de Kermanac'h, seigneurs de Squiffiec ;

Personnalités liées à la commune

  • François Ménez (1887-1945), écrivain et journaliste, est natif de Saint-Clet.

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • R. Kjölner, Monographie de Saint-Clet, pays natal de François Ménez, Les Presses bretonnes, Saint-Brieuc, 1947[25].

Notes et références

Notes

  1. ↑ Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:05 TU à partir des 415 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/12/1989 au 01/06/2024.
  2. ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  3. ↑ Les records sont établis sur la période du au .
  4. ↑ Yves-Pierre Daniel, né le à Plélo, décédé le à Pontrieux, notaire.
  5. ↑ Yves-Simon Ollivier-Henry, né le à Plouëc-du-Trieux, décédé le à Plouëc-du-Trieux, cultivateur.
  6. ↑ François Étienne, né le à Ploezal, décédé le à Saint-Clet.
  7. ↑ Philippe Jean Le Goff, né le à Saint-Clet, décédé le à Saint-Clet.
  8. ↑ Philippe-Jean Pierre, né le à Saint-Clet, décédé le à Saint-Clet.
  9. ↑ Louis de Trogoff, né le à Elven (Elven), décédé le à Saint-Clet.
  10. ↑ Yves Le Tynevez, né le à Troguéry, décédé le à Saint-Clet.
  11. ↑ Michel Connen, né le à Saint-Clet, décédé le à Saint-Clet.
  12. ↑ Philippe Le Cain, né le à Squiffiec, décédé le à Saint-Clet.
  13. ↑ Gilles Menguy , né le à Saint-Clet, décédé le à Saint-Clet.
  14. ↑ Olivier Marie Le Bouder, né vers 1814 à Pontrieux, décédé le à Ploëzal.
  15. ↑ Pierre Tanguy, né le à Saint-Clet, décédé le à Saint-Clet.
  16. ↑ François Pérennès, né le à Saint-Gilles-les-Bois, décédé le à Saint-Clet.
  17. ↑ Yves Marie Le Tinevez, né le à Saint-Clet, décédé le à Saint-Clet.
  18. ↑ Guillaume Hengoat, né le à Saint Clet, décédé après 1919.
  19. ↑ Probablement Jean Marie Le Guilloux, né le à Saint-Clet, décédé.
  20. ↑ Jean Marie Herviou, né le à Saint-Clet, décédé le à Saint-Clet.
  21. ↑ François Le Guern, né le à Saint-Clet, décédé.
  22. ↑ Pierre Lancien, né le à Saint-Gilles-les-Bois, décédé le à Saint-Clet.
  23. ↑ Yves Latroche, né le à Saint-Clet, décédé le à Saint-Clet.
  24. ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.

Cartes

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Références

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