Saint-Clet (Côtes-d'Armor)
| Saint-Clet | |||||
La chapelle Notre-Dame de Clérin. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Guingamp | ||||
| Intercommunalité | Guingamp-Paimpol Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Claude Piriou 2020-2026 |
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| Code postal | 22260 | ||||
| Code commune | 22283 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Saint-Clétois, Saint-Clétoise | ||||
| Population municipale |
877 hab. (2023 |
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| Densité | 61 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 39′ 47″ nord, 3° 07′ 52″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 7 m Max. 99 m |
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| Superficie | 14,46 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Bégard | ||||
| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | www.st-clet.fr | ||||
Saint-Clet [sɛ̃klɛt] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne. Saint-Clet appartient au pays historique du Trégor.
Géographie
Situation

Saint-Clet fait partie de la communauté de communes Guingamp-Paimpol Agglomération depuis 2017 après avoir fait partie de celle de la communauté de communes Pontrieux Communauté entre 1997 et 2016.
Relief
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Le finage de Saint-Clet est constitué pour l'essentiel d'un plateau dont les points les plus hauts atteignent 92 mètres à Kergavet, 91 mètres à Kerverit ou encore 87 mètres aux Quatre-Vents (dans l'angle nord-ouest du territoire communal) et dont le bord ouest assez pentu est constitué par la vallée du Trieux, encaissée d'une cinquantaine de mètres par rapport au plateau. Le bourg est vers 80 mètres d'altitude. Les meilleures terres sont au nord, là où le granite domine; le plateau argileux, imperméable, aux terres comoactes, est moins favorisé
François Ménez, s'inspirant d'une étude réalisée par une institutrice, Mme Kojlner, décrit ainsi la géologie et le relief de Saint-Clet en 1942 :
« La géologie partage la commune en deux parties : le Nord et les abords du Trieux, constitués de granit superficiellement dégradé par l'érosion, enrichi par l'engrais marin (goémons et maërl de Goasvilinic) et qui donne les terres sèches, fertiles, ce que les paysans appellent an douar gré; des fermes opulentes comme le Richou et Kerviziou ; le Sud, et sa vaste zone de schistes, coupée d'une bande d'argiles, aux terres lourdes, compactes, imperméables, qui sont, entre Croaz-ar-Vern et Kerlast, le domaine de la lande spongieuse, noyée aux premières pluies d'automne, des champs maigres, des céréales pauvres, où les chemins, aux « calendes d'hiver » (kalan goanv) sont impraticables, les tombereaux s'y embourbant jusqu'aux moyeux. (..). »
« Cette structure géologique (..) explique le relief de Saint-Clet. Deux zones : le granit, qui déroule au long du Trieux, sur lequel ils tombent en pente abrupte, ses coteaux en chapelet, bien exposés aux tiédeurs d'après-midi qui réchauffent les vergers et donnent aux pommes leur vertu : Kerhon, Kerhallec, Kerfloch descendent vers les fonds mouillés de Traon-zenvr, le "traon", le val du Trieux, verdoyant à souhait, sentant la menthe et les herbes d'eau ; puis la série des "tossennou", dont la Tossen-Quintin, une taupinière au-dessus des moulins (..). Et puis, vers Pontrieux, où la vallée s'élargit, avant le vieux pont Saint-Yves, le « Roc'h », crevant la lande de ses aspérités grisâtres, , en particulier le Roc'h ar Vran, la « Roche du Corbeau », dominant le bief de Kerverret. Le schiste, égal et monotone, c'est la zone du plateau, à Kergavet et à Keravel, de grands horizons mélancoliques, étendu au rebord du Goëlo, et que les « quatre vents » balayent (..)[1]. »
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Trieux, la Font Kergavel[2], le Poul Jaudour[3] et le ruisseau de la Fontaine kergavel[4],[5],[Carte 1].
Le fleuve côtier Trieux, d'une longueur de 72 km, prend sa source dans la commune de Kerpert et se jette dans la Manche entre Lézardrieux et Ploubazlanec, après avoir traversé 21 communes[6]. Les caractéristiques hydrologiques du Trieux sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de 5,29 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 81,8 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 106 m3/s, atteint le même jour[7]. Il sert de limite ouest à la commune, la séparant de celle de Plouec-du-Trieux.
Son affluent de rive droite, le Ruisseau de la Fontaine Kergavel, sert partiellement sur une partie se son cours, de limite avec la commune de Quemper-Guézennec.

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[11]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 0,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 824 mm, avec 14 jours de précipitations en janvier et 7,1 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lanleff à 7 km à vol d'oiseau[14], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 845,9 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8 °C, atteinte le [Note 3].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[17], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-Clet est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle est située hors unité urbaine[19] et hors attraction des villes[20],[21].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (85,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (58,5 %), zones agricoles hétérogènes (25,7 %), forêts (11,3 %), zones urbanisées (4,4 %), mines, décharges et chantiers (0,1 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes ecclesia Sancti Cledei en 1389, Saint Clezt en 1481, Saint Clezeff en 1508, Saint Clezev en 1543, Saint Clezeuf en 1554[23].
Saint-Clet vient de Saint Clezeuff ou Saint-Clezeff que l'on retrouve en 1508[23].
Selon d'autres sources saint Clet serait aussi connu sous le nom de saint Anaclet et serait le troisième évêque de Rome (pape), un martyr mort entre 88 et 96 lors des persécutions commises par l'empereur romain Dioclétien[24].
Deux hameaux portent l'un le nom "Convenant Ru Toupin", l'autre "Convenant Trémeur" : ces toponymes rappellent les rentes convenancières dues par les tenanciers à leurs seigneurs dans le cadre des domaines congéables, usement fréquent sous l'Ancien Régime dans la région.
Histoire
Préhistoire
Des fouilles effectuées en 1863 permirent de trouver aux environs de Kerguézennec, sous deux grossed pierres, quelques objets en or dont un mors de cheval (ou un bracelet) et ue petite serpe en or, qui furent vendus à un orfèvre de Guingamp oar les auteurs de la découverte ; ces objets dataient probablement de l'époque gauloise[25].
Antiquité
Des traces d'une voie romaine ont été trouvées près du hameau de Kergavet et un reste à Coz Yezudet près du village de Kermorvan[26].
Moyen-Âge
Saint-Clet est issu du démembrement de l’ancienne paroisse de l'Armorique primitive de Guézennec. Un établissement monastique s'y serait établi au village du Cloître ainsi qu'un prieuré Saint-Cyriaque, dit aussi du "Cloître-Quemper", dépendant de l'abbaye de Saint-Jacut ; une chapelle Saint-Cyriaque en dépendait (disparue)[27].
Saint-Clet aurait échappé aux raids des Vikings, ceux-ci, qui remontaient le Trieux, ayant été arrêtés par Alain Barbetorte au niveau des landes de Plourivo.
Sous l’Ancien Régime, Saint-Clet était une trève de la paroisse de Quemper-Guézennec, tout comme Notre-Dame des Fontaines, rive orientale de l'actuelle commune de Pontrieux, et appartenait au diocèse de Tréguier. C'était une trève de Quemper-Guézennec, dépendant de la subdélégation de Pontrieux et du siège royal de Lannion[27].
L'église, bâtie au Moyen Âge peut-être en l'an 1010, se trouvait le long de l'actuelle rue de l'Argoat, où se trouve maintenant un restaurant et des maisons (d'où le nom de la rue à côté, rue de Kerilis, signifiant « rue de l'église » en breton)[28].
Temps modernes
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Lors de la Guerre de Bretagne, l'armée française occupe Pontrieux fin 1488 et Guingamp le . «Anne de Bretagne rassemble quelques gentilshommes qui lui étaient dévoués à rassembler une armée Qui reprit Pontrieux, mais qui, marchant de Pontrieux à Guingamp en suivant la rivière du Trieux, par la vielle route de Squiffiec, fut surprise et défaite dans les bas-fonds de Traou-Bataille à la limite ouest de Saint-Clet. Elle dut se disperser et abandonner Pontrieux »[25].
Le territoire de Saint-Clet était partagé entre trois seigneuries : Beauregard (qui disposait d'un droit de haute justice), Carnavalet (haute justice également, laquelle s'exerçait à Pontrieux) et Kerglas (en Saint-Gilles-le-Vicomte [ Saint-Gilles-les-Bois désormais])[29].
Une léproserie existait au village de La Corderie (les lépreux étaient souvent cordiers).
L'actuelle église Notre-Dame-des-Fontaines à Pontrieux était alors une chapelle dépendant de la paroisse de Saint-Clet.
Révolution française
Le cahier de doléances de Saint-Clet demande notamment la suppression des domaines congéables (ce qui fut fait oar ia loi du , mais ceux-ci furent rétablis en l'an VI).
Au cours de la Révolution française, la commune, créée en 1790, porta provisoirement les noms de Haut-Trieuc (en breton Léintréo)[30].
La chapelle Notre-Dame de Clérin, devenue bien national, est achetée par un propriétaire privé, Yves Pierre Daniel[Note 4], qui organisa des pseudo-pardons à son bénéfice dans la chapelle, puis après une interdiction, à son domicile où il avait fait transporter les statues de Notre-Dame et de saint Cado. La chapelle fut rachetée le par Yves-Simon Ollivier-Henry[Note 5] qui en fit don à la fabrique[29].
Le XIXe siècle

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Saint-Clet en 1853 :
« Saint-Clet : commune formée de l'ancienne trève de Quemper-Guézennec ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : Le Cloitre, Quilihamon, Kermirvan, Kervisio, Kerouzever, Kerderrien, Couvent-Trémeur, Couvent-Richou, Kergavet, Coadejo, Rulinen, Beauregard, Pen-Lan, Kerbastiou, Kerauffret, Kerguezennec, Gueloyer, Kerveret, Kernavanez, Kerhalec-Bras, Kerfloc'h, Traou-Zréon. Superficie totale 1 444 hectares 75 ares, dont (..) terres labourables 1 090 ha, prés et pâturages 75 ha, bois 48 ha, vergers et jardins 9 ha, landes et incultes 127 ha (..). Moulins : 7 (de Kerveret, Kerglas, Kerhalec, Arvioc'h, à eau). Il y a, en cette commune, en outre de l'église, la chapelle de Clérin. La grande route de Pontrieux à Guingamp traverse Saint-Clet dans sa partie ouest, allant du nord 1/4 nord-ouest au sud 1/4 sud-est. Géologie : granite ; roches amphiboliques dans le sud ; schiste modifié dans le nord. On parle le breton[31]. »
Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1862 que Saint-Clet possède une école de garçons ayant 61 élèves et une de filles en ayant 50, que « les terres sont bonnes, bien cultivées et boisées ; 1/11e est encore en landes », que « l'église a pour saint patron saint Clet ou Anaclet, quia donné son nom à la commune » et que cette dernière possède deux chapelles, cele de Saint-Yves, qui date de 1856,} et celle de Notre-Dame de Clérin, du XVIe siècle ; « cette dernière, qui a pour deuxième patron saint Cado, est l'objet d'une dévotion qui attire au mois de mai de nombreux pèlerins venant d'assez loin pour obtenir la guérison des maladies des yeux et des ulcères »[32].
La vieille église tréviale, une des plus anciennes de Bretagne, fut démolie et remplacée par l'église actuelle, dont la première pierre fut bénie le et la consécration de l'église se déroula le ; sa flèche n'a jamais été construite. L'ancien cimetière de Saint-Clet est vendu en 1868 à Jean-Pierre Gélard, de Troguéry, le maire s'engageant à faire elever les pierres tombales et le reliquaire subsistants[25].
En 1894 la commune contracte un emprunt pour la construction d'une école des filles (l'école des garçons est de construction plus ancienne).
La culure du lin était traditionnellement importante ; chaque maison possédait un ar c'har nean ("char à filer le lin")
Le XXe siècle
La Belle Époque
Les incendies étaient fréquents : par exemple pour la seule année 1902 quatre vieilles maisons et plusieurs crèches sont détruites par le feu dans le village de Crec'h-Guézou le [33] et la ferme de Traou-Bellein est la proie des flammes le [34].

Le pardon de Notre-Dame de Clérin et de Saint Cado était un moment festif et religieux alors très important : par exemple celui organisé les 3, 4 et s'étalait sur trois jours[35].
Le une conférence faite à l'école des garçons de Saint-Clet par le vicomte Gustave de Kerguezec, conseiller général républicain et candidat à la députation (il fut élu député en ), tourna à un affrontement sanglant, la salle étant envahie par des opposants conservateurs qui avaient organisé une réunion publique dans la cour de cette même école[36].
En vertu de la Loi de séparation des Églises et de l'État les prêtres de Saint-Clet furent, le expulsés du presbytère; il fallut entre autres trois brigades de gendarmerie, deux sapeurs du 48e régiment d'infanterie, un tambour de Pontrieux, accompagné du maire, Hengoat, ceint de son écharpe, oour y procéder. Toutes les portes du presbytère étant fermées à clef, après trois sommations accompagnées de roulements de tambour, il fallut défoncer une porte d'entrée, et faire sortir de force de leurs chambres respectives le recteur Paturel et le vicaire. L'église fut fermée et la paroisse supprimée temporairement, rattachée pour partie à Pontrieux, pour partie à Saint-Gilles-les-Bois[25].
Les matériaux provenant de la démolition de la chapelle Saint-Yves à Kerguézennec (laquelle datait de 1850), sont vendus par la commune en 1911[25] ; cette chapelle fut reconstruite en 1912 non loin de son emplacement initial[29].
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L'église paroissiale au début du XXe siècle (carte postale). -
Saint-Clet ː le centre du bourg au début du XXe siècle (carte postale). -
Saint-Clet : moulin à lin au début du XXe siècle (carte postale).
La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts de Saint-Clet porte les noms de 60 soldats et marins morts pour la Patrie durant la Première Guerre mondiale : parmi eux 3 au moins (Rémy Berroche en 1914, Guillaume Gentil et Pierre Raison en 1915) sont morts en Belgique ; Yves Le Vey, marin sur le cargo Saint-Barthélémy, est mort le à Southampton (Royaume-Uni) ; Jean Cloarec est mort de maladie le dans un lazaret allemand alors qu'il était prisonnier de guerre ; François Sévier est mort accidentellement sur le cuirassé Provence le (ces deux derniers cités après l'armistice) : la plupart des autres sont morts sur le sol français (par exemple Guy Le Cozannet, soldat du 136e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Maucourt (Somme), décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre ; toutefois les circonstances des décès de 22 victimes ne sont pas précisées[37].
Le monument aux morts, constitué de deux petits obélisques sur socles placés de part et d'autre par rapport au calvaire de mission, décorés l'un d'armes entrecroisées et d'un casque, l'autre d'une palme et portent tous les deux l'inscription : « AUX ENFANTS DE ST CLET MORTS POUR LA FRANCE 1914 - 1918 1939 - 1945 » et la liste des morts[38].
L'Entre-deux-guerres
En 1924-1925 est construite la nouvelle mairie-école.
Le nombre des naissances dans la commune passe de 38 en 1910 (35 décès) à 27 en 1930 (23 décès) et à 18 en 1943 (18 décès). Le recensekent agricole de 1929 enregistre 779 vaches, 283 chevaux et quelques chèvres dans la commune.
La Seconde Guerre mondiale
Le monument aux morts de Saint-Clet porte les noms de 7 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale : parmi les victimes Pierre Fraval, soldat du 71e régiment d'infanterie, tué au bois d'Ermerich en Sarreguemines le ; Célestin Le Calvez, mort de maladie contractée en service à l'hôpital complémentaire de l'institution Notre-Dame à Guingamp le ; Clet Le Gallou, tué à l'ennemi lors de la Bataille de France au printemps 1940 ; Achille Ropers, second maître sur le croiseur Tourville, mort accidentellement le à Alexandrie (Égypte) ; Yves André, résistant FFI, mort des suites de ses blessures le à Nostang lors des combats de la Poche de Lorient ; M. Cottin et A. Foëzon sont morts dans des circonstances non précisées[37].
Environ 45 hommes de Saint-Clet furent prisonniers ou contraints d'aller travailler en Allemagne dans le cadre du STO pendant la guerre.
Un maquis, fort au début d'une dizaine ou d'une douzaine d'hommes, fut organisé à partir de à Saint-Clet entre le Trieux et Kergoïs ; les maquisards au nombre de 500 environ vers le , mais de plus en plus traqués par les Allemands, durent se réfugier à Brélidy, puis à Kermouster en Squiffiec[25].
Le une grande cérémonie de vœux est organisée à la chapelle Notre-Dame de Clérin : les nombreux fidèles présents prennent divers engagements religieux dans l'espoir de préserver leur commune des destructions de guerre. Saint-Clet fête sa libération le mardi [25].
L'après Seconde Guerre mondiale
Un soldat originaire de Saint-Clet (Achille Le Buan) est mort pour la France durant la Guerre d'Indochine et un (Yves Richard) durant la guerre d'Algérie[37].
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Saint-Clet ː l'église paroissiale Notre-Dame vers 1950. -
Saint-Clet ː rue longeant l'église vers 1950. -
Saint-Clet ː la chapelle Notre-Dame de Clérin vers 1950. -
Saint-Clet ː pont sur le Trieux vers 1950. -
Saint-Clet : moulin à l'abandon sur la rive droite du Trieux vers 1950.
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[43].
En 2023, la commune comptait 877 habitants[Note 24], en évolution de +0,23 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Distinctions culturelles
Saint-Clet fait partie des communes ayant reçu l’étoile verte espérantiste, distinction remise aux maires de communes recensant des locuteurs de la langue construite espéranto.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- l'église Notre-Dame ;
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L'église paroissiale Notre-Dame : vue extérieure d'ensemble.
- la chapelle Notre-Dame de Clérin et ses fontaines de dévotion ; la chapelle date de 1545 ;
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La chapelle Notre-Dame de Clérin : vue extérieure d'ensemble. -
La chapelle Notre-Dame de Clérin. -
La chapelle Notre-Dame de Clérin vue de l'ouest. -
La chapelle Notre-Dame de Clérin : plaque d'information touristique.
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Une des fontaines près de la chapelle Notre-Dame de Clérin (carte postale). -
Vue d'ensemble des fontaines. -
Trois des fontaines. -
Les fontaines de dévotion. -
L'une des fontaines.
- la chapelle Saint-Yves de Kerguézennec ;
- le manoir du Cloître, XVe siècle est une ancienne dépendance de l'abbaye de Saint-Jacut et un ancien relais de pèlerinage ;
- le manoir de Kerglas ;
- les manoirs de Kerhalec ;
- le manoir de Clérin, ancien fief ayant appartenu à la famille de Kermanac'h, seigneurs de Squiffiec ;
Personnalités liées à la commune
- François Ménez (1887-1945), écrivain et journaliste, est natif de Saint-Clet.
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
- R. Kjölner, Monographie de Saint-Clet, pays natal de François Ménez, Les Presses bretonnes, Saint-Brieuc, 1947[25].
Notes et références
Notes
- ↑ Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:05 TU à partir des 415 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/12/1989 au 01/06/2024.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Yves-Pierre Daniel, né le à Plélo, décédé le à Pontrieux, notaire.
- ↑ Yves-Simon Ollivier-Henry, né le à Plouëc-du-Trieux, décédé le à Plouëc-du-Trieux, cultivateur.
- ↑ François Étienne, né le à Ploezal, décédé le à Saint-Clet.
- ↑ Philippe Jean Le Goff, né le à Saint-Clet, décédé le à Saint-Clet.
- ↑ Philippe-Jean Pierre, né le à Saint-Clet, décédé le à Saint-Clet.
- ↑ Louis de Trogoff, né le à Elven (Elven), décédé le à Saint-Clet.
- ↑ Yves Le Tynevez, né le à Troguéry, décédé le à Saint-Clet.
- ↑ Michel Connen, né le à Saint-Clet, décédé le à Saint-Clet.
- ↑ Philippe Le Cain, né le à Squiffiec, décédé le à Saint-Clet.
- ↑ Gilles Menguy , né le à Saint-Clet, décédé le à Saint-Clet.
- ↑ Olivier Marie Le Bouder, né vers 1814 à Pontrieux, décédé le à Ploëzal.
- ↑ Pierre Tanguy, né le à Saint-Clet, décédé le à Saint-Clet.
- ↑ François Pérennès, né le à Saint-Gilles-les-Bois, décédé le à Saint-Clet.
- ↑ Yves Marie Le Tinevez, né le à Saint-Clet, décédé le à Saint-Clet.
- ↑ Guillaume Hengoat, né le à Saint Clet, décédé après 1919.
- ↑ Probablement Jean Marie Le Guilloux, né le à Saint-Clet, décédé.
- ↑ Jean Marie Herviou, né le à Saint-Clet, décédé le à Saint-Clet.
- ↑ François Le Guern, né le à Saint-Clet, décédé.
- ↑ Pierre Lancien, né le à Saint-Gilles-les-Bois, décédé le à Saint-Clet.
- ↑ Yves Latroche, né le à Saint-Clet, décédé le à Saint-Clet.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
- ↑ « Réseau hydrographique de Saint-Clet » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
- ↑ François Ménez, « Aux confins du Goëlo », La Dépêche de Brest, , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Sandre, « la Font Kergavel ».
- ↑ Sandre, « le Poul Jaudour ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de la Fontaine kergavel ».
- ↑ « Fiche communale de Saint-Clet », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « Le Trieux ».
- ↑ « Station hydrométrique « Le Trieux à Saint-Clet» », sur L'Hydroportail, Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires, (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
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