Siège de Charleroi (1693)
| Date | au |
|---|---|
| Lieu | Charleroi |
| Issue | Victoire française |
| Maréchal de Villeroy Lieutenant-général Vauban |
Francisco Castillo Fajardo, marquis de Villadarias |
| 70 000 hommes | 3 628 hommes |
| 2 400 hommes |
Guerre de la Ligue d'Augsbourg
Batailles
- Philippsbourg (1688)
- Sac du Palatinat (1689)
- Baie de Bantry (1689)
- Mayence (1689)
- Walcourt (1689)
- Fleurus (1690)
- Cap Béveziers (1690)
- La Boyne (1690)
- Limerick (1690)
- Staffarda (1690)
- Québec (1690)
- Coni (1691)
- Mons (1691)
- Leuze (1691)
- Aughrim (1691)
- La Hougue (1692)
- Namur (1692)
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- La Marsaille (1693)
- Charleroi (1693)
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- Rivière Ter (1694)
- Palamós (1694)
- Camaret (1694)
- Texel (1694)
- Dieppe (1694)
- Bruxelles (1695)
- Namur (1695)
- Dogger Bank (1696)
- Carthagène (1697)
- Barcelone (1697)
- Baie d'Hudson (1697)
| Coordonnées | 50° 24′ 42″ nord, 4° 26′ 40″ est | |
|---|---|---|
|
Le siège de Charleroi, du au , est une bataille opposant l'Espagne à la France de Louis XIV, au cours de la guerre de la Ligue d'Augsbourg.
Ordre de bataille
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Ont participé au siège :
- Régiment de Berry cavalerie
- Régiment des Gardes françaises
- Régiment de Limousin
- Régiment de Lyonnais
- Régiment de Reynold
- Régiment de Salis
- ...
Histoire
Construite à partir de 1666 par les Espagnols, renforcée par les Français (Thomas de Choisy[1]) avant d'être rendue aux Espagnols par le traité de Nimègue, la place de Charleroi est investie par les troupes du maréchal de Villeroy le .

Les Français considèrent la conquête de Charleroi comme indispensable à la suite des opérations. Vauban dirige les travaux du siège qui sont principalement orientés au nord à Dampremy. La place est commandée par Francisco Castillo Fajardo, marquis de Villadarias et capitaine général de l'artillerie[2].
Les assaillants comptent 30 bataillons et 32 escadrons. L'artillerie française compte 139 pièces de canon et 61 mortiers et pierriers[2].
Le , la tranchée est ouverte et les Français chassent les Espagnols des hauteurs de la Garenne au nord de la place. Par la suite des parallèles au nord et à l'est permettent aux Français de se rapprocher à couvert de la place. Le 16, une sortie des Espagnols est repoussée par les bataillons français. Au cours de l'action, le marquis Joseph-Hyacinthe de Broglie fils de Victor-Maurice de Broglie est tué. Le 17, une batterie de 4 canons à droite de la Garenne ouvre le feu sur la place et les tranchées se rapprochent par le nord de Charleroi. Du 18 au , ce ne sont pas moins de 48 pièces de canon et 47 mortiers qui feront subir un bombardement d'ampleur sur la place[3].
Le , une petite escadre de bateaux amenés de la rivière Sambre et équipés de machines traverse le grand étang à l'est et s'approche de la redoute de l'étang[4]. L'attaque de l'escadre menée par Monsieur de Pointis, capitaine des vaisseaux du roi, vient à bout des défenseurs de la redoute qui se rendent[3].
Le , huit compagnies de grenadiers français attaquent à la nuit tombée la redoute de Dampremy et s'en emparent. Les jours suivants, les assauts, explosions de mine, ouvertures de brèches et bombardements alourdissent considérablement les pertes de la garnison qui perd ainsi les deux tiers de ses effectifs. Menacé d'un assaut général, le gouverneur Francisco Castillo Fajardo rend le la place aux Français dont il sort avec les honneurs de la guerre[2].
Suites

Il s'agit d'un succès d'importance pour le royaume de France qui considérait que la place de Charleroi pouvait couvrir efficacement toutes les conquêtes de Louis XIV aux Pays-Bas espagnols. Une médaille commémorative à la gloire du Roi Soleil est frappée pour célébrer cet événement[4]. M. de Boisleau est nommé gouverneur de la place et fait construire trois redoutes pour la défense de la digue de l'étang[3].
En 1697, la place de Charleroi est restituée à l'Espagne en vertu du traité de Ryswick.
Notes et références
- ↑ Charleroi Historique et description
- Charles Piot, Compte-rendu des séances de la commission royale d'histoire ou recueil de ses bulletins, Bruxelles, F. Hayez, (lire en ligne), p. 198-201
- Abbé Aristide Piérard, Le pays de Charleroi au point de vue historique, industriel et commercial, depuis les temps les plus reculés, (lire en ligne), p. 18-20
- Désiré-Alexandre Van Bastelaer, Histoire métallique de Charleroi, Mons, Manceaux, (lire en ligne), p. 33-35
Voir aussi
Bibliographie
- Marcel Brasseur, Charleroy, Le siège de 1693, un épisode méconnu, Société royale d'archéologie et de paléontologie de Charleroi, , 2e éd., 167 p.
- Joseph Hardy, Siège de Charleroi : Comment la ville fut bombardée en 1692, assiégée et prise en 1693, Liège, Éditions de la revue de la Vie wallonne, , 52 p. — Extrait de « La vie Wallonne », t. XXV, 1952, p. 233 à 282.
- Eric Lepage, « Les quatrième et cinquième sièges en 1692 et 1693 », dans Charleroi était forteresse 1666-1871 : Notices historiques, Charleroi, Société Royale d'Archéologie de Charleroi et Ville de Charleroi, , p. 23-24
Articles connexes
- Forteresse de Charleroi
- Siège de Charleroi
- Siège de Charleroi (1667)
- Siège de Charleroi (1746)
- Siège de Charleroi (1794)
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