Tiâa (fille de Thoutmôsis IV)
| Tiâa | ||||||
| Nom en hiéroglyphe |
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|---|---|---|---|---|---|---|
| Transcription | Tjˁȝ | |||||
| Période | Nouvel Empire | |||||
| Dynastie | XVIIIe dynastie | |||||
| Famille | ||||||
| Grand-père paternel | Amenhotep II | |||||
| Grand-mère paternelle | Tiâa | |||||
| Père | Thoutmôsis IV | |||||
| Fratrie | ♂ Amenhotep III♂ Amenemhat♂ Saatoum (?)♂ Pentepihou (?)♀ Pyihiya♀ Tentamon♀ Amenemopet (?) | |||||
| Sépulture | ||||||
| Nom | Inconnue puis TT Cache | |||||
| Type | Hypogée | |||||
| Emplacement | Vallée des Reines ? puis Cheikh Abd el-Gournah | |||||
| Date de découverte | 1857 | |||||
Tiâa est une princesse égyptienne de la XVIIIe dynastie. Elle est la fille du pharaon Thoutmôsis IV[1],[2]. Son nom lui vient de sa grand-mère paternelle Tiâa[1].
Attestations
La princesse Tiâa est attestée par cinq documents[1],[3],[2],[4] :
- une étiquette découverte en 1857 dans une cachette à Cheikh Abd el-Gournah parmi plusieurs momies princières de la période ; l'étiquette mentionne la « fille du roi Tiâa, de Menkhéperourê (Thoutmôsis IV), de la maison des enfants royaux » ; elle est conservée au Musée national d'Écosse (A.1956.163)[5],
- trois fragments de vases canopes en calcaire achetés sur le marché des antiquités à Louxor après un pillage au début du XXe siècle et qui proviendraient de la vallée des Reines selon Georges Legrain ; deux sont conservés au Musée égyptien du Caire (JE 36167 et JE 36171)[6] et le troisième au Musée Petrie (UC 15809)[7],[8],
- la tombe de Sobekhotep (TT63) ; une scène montre son épouse Méryt, « nourrice de la fille royale de son corps Tiâa », tenant la princesse comme un enfant sur son sein.
Généalogie
L'étiquette de sa momie atteste que Tiâa était l'une des filles du roi Thoutmôsis IV[1],[3],[2]. Le nom de sa mère est toutefois inconnu ; les épouses connues de Thoutmôsis IV sont Iaret, Néfertari et Moutemouia[9] ; il est possible que la princesse Tiâa soit la fille de l'une de ces trois épouses.
Sépulture
La princesse meurt durant le règne de son (demi-)frère Amenhotep III. Le lieu originel de sa sépulture est inconnu[10].
Sa momie a été déplacée durant la XXIe dynastie dans une cachette de Cheikh Abd el-Gournah, avec celles de plusieurs autres princesses royales : Amenemopet et Pyihiya, qui étaient probablement ses sœurs, Nébetia, sa nièce, et les princesses Tataou ou Taouy, Hénout-Iounou, Mérytptah, Sathori, Ouiay, Néférouamon, Pypouy-Tashéryt et Nésoukhât[11],[12].
Notes et références
- Gitton 1984, p. 86.
- Dodson et Hilton 2004, p. 140.
- Fletcher 2000, p. 145.
- ↑ (en) « Attestations de la princesse Tiâa » (consulté le )
- ↑ (en) « Étiquette de Tiâa (A.1956.163) » (consulté le )
- ↑ Legrain 1903, p. 138, 139 (fig. 8 et 9), 144.
- ↑ Legrain 1904, p. 141.
- ↑ (en) « Fragment de vase canope de la princesse Tiâa conservé au Musée Petrie (UC 15809) » (consulté le )
- ↑ Dodson et Hilton 2004, p. 134-141.
- ↑ Fletcher 2000, p. 144.
- ↑ Dodson et Janssen 1989, p. 125–138.
- ↑ Dodson et Hilton 2004, p. 135.
Bibliographie
- Georges Legrain, « Fragments de canopes », Annales du service des antiquités de l'Égypte, no 4, , p. 138-149 (lire en ligne) ;
- Georges Legrain, « Notes d’inspection », Annales du service des antiquités de l'Égypte, no 5, , p. 133-141 (lire en ligne) ;
- Michel Gitton, Les divines épouses de la 18e dynastie, Les Belles Lettres, (ISBN 2-25160-306-9, DOI 10.3406/ista.1984.1788, lire en ligne) ;
- (en) Joann Fletcher, Egypt’s Sun King : Amenhotep III, Duncan Baird Publishers, , 176 p. (ISBN 1-900131-09-9) ;
- (en) Aidan Mark Dodson et Jacobus Johannes Janssen, « A Theban Tomb and Its Tenants », The Journal of Egyptian Archaeology, no 75, , p. 125–138 (DOI 10.2307/3821904, JSTOR 3821904) ;
- (en) Aidan Mark Dodson et Dyan Hilton, The Complete Royal Families of Ancient Egypt, Thames & Hudson, [détail des éditions] (ISBN 0-500-05128-3).
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