Vierge à l'Enfant de la Kaaba
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Œuvre détruite durant le siège de La Mecque (683). |
La Vierge à l'Enfant de la Kaaba est une peinture religieuse qui aurait été réalisée par un maître anonyme avant ou entre et 622, voire 630 au plus tard. Selon les récits musulmans, elle était accrochée à un pilier à l'intérieur de la Kaaba, édifice principal du sanctuaire de La Mecque, qui venait d'être reconstruite après un incendie. Bāqūm al-Rūmī, architecte byzantin d'origine éthiopienne, a peut-être influencé le style de la peinture durant la supervision des travaux.
La Vierge à l'Enfant est mentionnée par les historiens Muḥammad ibn ʿĀʾidh (768-846/49) et Abū al-Walīd al-Azraqī (actif vers 860). Mahomet, prophète de l'islam, aurait ordonné de l'épargner lorsque ses troupes ont détruit les statues et images païennes, durant la conquête de La Mecque (630). Selon les témoignages rapportés, l'icône a brûlé durant le siège de La Mecque de 683, qui détruisit de nouveau la Kaaba. Le geste de Mahomet montrerait une tolérance des images représentant des personnes saintes de l'islam.
Histoire selon les récits musulmans
Restauration de la Kaaba
Abū al-Walīd al-Azraqī écrit dans le Kitab Akhbar Makka (« Livre des histoires de La Mecque ») qu'un incendie ravage la Kaaba en 608, à cause d'un fidèle imprudent. Il est décidé de la reconstruire. La tribu de Quraych, qui dirige La Mecque, fait appel à un dénommé Bāqūm al-Rūmī, architecte et charpentier copte ou éthiopien de l'empire byzantin. Six colonnes (دعايم, daʿāʾim) sont érigées à l'intérieur de la pierre noire, et les Quraych agrémentent de fresques les colonnes, le plafond et les murs internes. Parmi les images accrochées aux colonnes, on trouve les icônes religieuses des prophètes de l'islam : al-Azraqī décrit une représentation d'Abraham utilisant des flèches divinatoires, à la manière des devins préislamiques, ainsi qu'une image de Jésus Christ et de sa mère la vierge Marie, icône qui se trouve sur une colonne au milieu de la rangée en face de la porte de la Kaaba[1].
Purification de la Kaaba

Un événement célèbre de la conquête de La Mecque, en 630, est la purification de la Kaaba : Mahomet ordonne à ses troupes de détruire toutes les idoles, de retirer les peintures et toute décoration païenne des murs à l'intérieur du sanctuaire. L'historien Ibn ʾIsḥāq (mort en 767-768), qui est le premier grand biographe de Mahomet, rapporte qu'il détruit l'icône d'Abraham, et de son fils Ismaël selon certaines versions, car la peinture le(s) représente utilisant des flèches divinatoires, alors que la divination est condamnée dans l'islam[2].
Dans le récit de la purification de la Kaaba par al-Azraqī, ce dernier indique que Mahomet mutile les images, en les effaçant avec un tissu imbibé d'eau du puits de Zamzam, suggérant que les peintures sont à l'eau. Une autre narration fait dire à Mahomet qu'il ne rentrera pas dans la Kaaba tant qu'il y restera toute trace polythéiste, mais G. R. D. King pense que cela désignait les statues et non les peintures. En tous cas, selon al-Azraqī, Mahomet cache la Vierge à l'Enfant de sa main et interdit de l'effacer. Al-Azraqī ajoute que le chef des musulmans sauve les deux cornes d'un bélier, que la tradition affirmait être celles de l'animal sacrifié par Abraham à la place de son fils, Ismaël dans l'islam ou Isaac dans la Bible[1].
Disparition
Deux muftis de La Mecque, ʿAṭāʾ ibn Abī Rabāḥ (v. 648-733) et son successeur ʿAmr ibn Dīnār (v. 666-v. 744), affirment avoir vu l'icône de leurs propres yeux[1]. Al-Azraqī rapporte un dialogue où ʿAṭāʾ ibn Abī Rabāḥ est questionné sur la Vierge à l'Enfant, et dans lequel Ibn Abī Rabāḥ affirme qu'elle fut détruite « par le feu ». Dans le Kitāb al-Maghāzī, Muḥammad ibn ʿĀʾidh rapporte une tradition transmise par son maître, le savant syrien al-Walīd ibn Muslim (mort en 810), disant que selon le savant damascène Saʿīd ibn ʿAbd al-ʿAzīz, la faute de la destruction doit être attribuée à Ibn az-Zubayr, qui fit le siège de La Mecque en 683, détruisant une partie de la Kaaba[3].
Analyse
Description et origine

Al-Azraqī rapporte qu'ʿAṭāʾ ibn Abī Rabāḥ décrit la peinture comme « une image (تمثال, timthāl) de Marie ornée (مزوقا, muzawaqan) ; et son fils Jésus était sur ses genoux, orné »[4]. Cette iconographie d'une Vierge assise avec l'Enfant Jésus sur ses genoux est alors très répandue dans la chrétienté au VIIe siècle, notamment dans l'empire byzantin et jusqu'au royaume d'Aksoum et au Yémen. Il existe toujours une icône du vie siècle représentant la Vierge, l'Enfant sur ses genoux et entourée de saints et d'anges, actuellement conservée en Égypte, au monastère Sainte-Catherine du Sinaï[5]. Bāqūm al-Rūmī ayant été un architecte égyptien ou éthiopien, il est possible qu'il ait influencé le style des peintures durant la restauration de la Kaaba[6]. Al-Azraqī rapporte un hadith d'une dénommée Asmaʾ bint Shiqr : vraisemblablement entre 608 et 630, une femme des Ghassanides, tribu arabe chrétienne, fait le pèlerinage vers La Mecque. En voyant l'icône de la Vierge, elle s'exclame : « Par mon père et par ma mère, tu appartiens aux Arabes. » Il est difficile de dire si la pèlerine ghassanide indique par là que la Vierge avait des traits arabes, ou si elle est surprise de voir une icône chrétienne au sein de la Kaaba, image respectée dans une ville païenne[7].
Respectivement en 1905 et en 1990, l'orientaliste britannique David Samuel Margoliouth et le nationaliste hindou Sita Ram Goel, auteurs hostiles à l'islam, estiment que ce qui peut représenter les peintures de la Kaaba ne peuvent être connues, car les détails viennent de récits apologétiques musulmans. Goel ajoute que si les païens avaient des figures étrangères à leur panthéon, Mahomet reproche leur hostilité envers Jésus et sa mère[8],[9].
Au VIIe siècle, les représentations de la Vierge à l'Enfant sont omniprésentes dans le monde chrétien. Diffusées bien au-delà des églises et monastères, elles sont notamment retrouvées sur des objets de petite taille et facilement transportables. Le commerce rend leur présence en Arabie tout à fait plausible. Les textiles coptes constituent un autre vecteur de diffusion : plusieurs fragments datant de la fin du VIe siècle ou du début du VIIe siècle, dont certains conservés au Vatican, témoignent de la popularité des scènes mariales. À ces objets mobiles s'ajoutent la proximité géographique de foyers iconographiques importants, le Sinaï est une région relativement proche du Hedjaz[10].
Datation

Al-Azraqī rapporte que l'icône de la Vierge à l'Enfant est installée après la reconstruction de la Kaaba, à la suite de l'incendie de 608. La tradition musulmane raconte qu'avant l'apparition de l'ange Gabriel à Mahomet en 610, ses voyages commerciaux l'avaient amené en Arabie pétrée et en Syrie, où il est possible qu'il ait déjà vu des images chrétiennes. En 622, Mahomet fuit les persécutions et s'installe à Médine, ce qui est appelé l'Hégire. La création et l'installation de la Vierge à l'Enfant dans la Kaaba ne sont probablement pas postérieures à cet événement, puisqu'il connaît la peinture et sa signification lorsqu'il la voit après la conquête de La Mecque, en 630. Cependant, l'année de la conquête est une datation tardive possible : selon la tradition musulmane, en 615, plusieurs compagnons et compagnonnes de Mahomet migrent en Abyssinie, un pays chrétien, afin de fuir les persécutions des Mecquois. En revenant s'installer à Médine, ils décrivirent les peintures religieuses qu'ils purent apercevoir dans le pays. Il est donc aussi possible que Mahomet fut familiarisé avec l'iconographie chrétienne durant la période médinoise[11].
Interprétation obsolète
L'historien de l'art britannique Ernest Binfield Havell publie The Handbook of Indian Art en 1920, dans lequel il avance que la Kaaba aurait été un temple ou un monastère mahāyāniste. Il soutient que la Vierge à l'Enfant serait une représentation de la déesse Hārītī et de son compagnon Panchika. Dans son étude Buddhism in Iran de 2012, le professeur Mostafa Vaziri reprend la théorie voulant que le sanctuaire de La Mecque est un ancien vihara dont l'héritage bouddhique aurait été oublié ou effacé, affirmant que les peintures de la Kaaba « pourraient plutôt être un vestige de l'art hindou-bouddhiste préislamique ». Hārītī est souvent représentée entourée de nombreux enfants, étant une déesse invoquée pour leur protection. Anna Akasoy mentionne qu'un rondel gandharien la représentant avec un enfant sur les genoux est conservé au Metropolitan Museum of Art. L'indianiste français Alfred Foucher appelle Hārītī la « Madone bouddhique », terme repris par E. Binfield Havell, ayant facilement été associée ou confondue avec Marie. Cependant, A. Akasoy conclut que ces théories reposent sur des raisonnements hasardeux ou forcés : rien n'indique que la Kaaba était un lieu de culte bouddhiste à l'époque préislamique, ni une quelconque influence indienne dans les pratiques ou l'iconographie religieuse mecquoise[12],[13].
Réception des hadiths dans l'islam
La tradition rapportée par Al-Azraqī est majoritairement rejetée par les savants musulmans, son contenu étant jugé incompatible avec les principes du droit islamique. Elle est de ce fait absente de l'historiographie classique. La biographie de Mahomet rédigée par Ibn Hichâm d'après Ibn ʾIsḥāq mentionne la destruction d'images d'images durant la conquête de La Mecque en 630. Toutefois, il ne fait aucune mention d'une image de Marie et Jésus. Ce silence a été interprété par certains chercheurs comme une omission délibérée face à un élément doctrinalement problématique[10].
Approche historique
Contexte religieux d'Arabie
Les savants musulmans rapportent que l'Arabie préislamique était polythéiste sans connaître visiblement la réalité du terrain. Par exemple, les traditions musulmanes décrivent les « idoles », alors que l'archéologie a prouvé que les divinités étaient représentées, en Arabie préislamique, comme un trône vide[14]. Le contexte du Coran est celui des débats des monothéismes[15]. Selon le jugement de Christian Robin, « l'image d'une Arabie à la veille de l'islam dominée par le paganisme n'a pas de véritable fondement historique » L'archéologie a mit à jour une douzaine d'églises de l'Antiquité tardive sont connues en Arabie, mais aucun temple polythéiste[16]. Les inscriptions permettent maintenant de dire qu'il est vraisemblable que le chef de la confédération de tribus à laquelle appartenait Mahomet était chrétien et la tribu de Quraych entretenait des liens étroits avec Byzance. La dernière inscription connue mentionnant une divinité polythéiste date de 402-403, avant d'être remplacée dès 530 par des inscriptions uniquement chrétiennes[14]. L'image de l'Arabie préislamique polythéiste est une construction de l'apologétique musulmane pour souligner la déchéance de la Jahiliyya et l'opposer à l'action salvatrice du prophète de l'islam[17]. A l'époque de Mahomet, cent trente-sept monastère sont connus en Arabie, principalement sur le territoire de l'actuelle Jordanie[10].
Historicité
Le récit de cette image et de sa sauvegarde par Mahomet, tel qu'il est rapporté par Al-Azraqī , est cité par de nombreux auteurs récents[18],[19],[20]. Plusieurs historiens, comme Meir Bar-Asher et G. Parrinder, estiment impossible de trancher en faveur ou à la défaveur de son l'historicité[21],[22].
Par ailleurs, une partie de la recherche moderne considère que l'ensemble du récit d'Al-Azraqī pourrait relever d'une volonté de conférer à La Mecque préislamique un statut de centre universel des religions monothéistes. Cette hypothèse n'explique cependant pas pourquoi l'image de Marie et Jésus y ferait l'objet d'un traitement distinct des autres représentations mentionnées. Pour Seppälä, « la véracité de la tradition d’al-Azraqi reste sujette à controverse, mais on peut au moins noter que l’existence d’une telle tradition est un indicateur de la possibilité que des icônes de la Mère de Dieu étaient connues dans le Hedjaz arabe et peut-être même présentes à La Mecque – et qu’une icône de Marie et du Christ était considérée comme un cas particulier parmi les icônes »[10].
Une tolérance primitive ?
Les sources montrent que tous les Quraych ne sont pas hostiles au christianisme : ils permettent l'entrée des fidèles au sanctuaire et d'accrocher une icône chrétienne dans la Kaaba ressortant parmi les peintures. Selon le soufi britannique Martin Lings, « il s'agissait simplement d'augmenter de deux le nombre de leurs idoles ; et c'est en partie leur tolérance qui les rendait si impénétrables » au monothéisme[23]. La tradition musulmane sunnite rapporte plusieurs traditions négatives à l'égard de la création d'images, pouvant conduire à l'idolâtrie. Cependant, cela n'a pas empêché la création d'images dans le monde sunnite et une importante production dans les pays chiites. L'attitude de Mahomet à l'égard de l'icône de la Vierge à l'Enfant de la Kaaba montre une acceptabilité des représentations figurées dans l'islam primitif. Malgré les réticences ultérieures de nombreuses branches de l'islam, cette tradition ne semble pas vraiment inventée et montre que Mahomet lui-même put respecter particulièrement les icônes de Jésus et de Marie[24].
Pour Christiane Gruber, l'iconoclasme de Mahomet visait plutôt à détruire les images païennes et les symboles polythéistes afin d'établir le monothéisme. Désirer sauvegarder une image de Marie, une sainte femme, et de Jésus, un saint prophète, trouvée dans la Kaaba est une acceptation pour les images pieuses[25]. S. A. I. Syed Ariffin va dans ce sens, écrivant que Mahomet préserve ce qui est théologiquement juste pour l'islam, surtout si l'objet a une grande importance[26]. L'historienne de l'art Emine Fetvaci suggère que ce geste de Mahomet a influencé le sultan ottoman Mehmed II : lors de la prise de Constantinople en 1453, il épargna les mosaïques de la basilique Sainte-Sophie[27].
Références
- King 2004, p. 219-220.
- ↑ Ibn ʾIsḥāq 2004, p. 773-774.
- ↑ Ibn Hajar al-Asqalani 1992, p. 611.
- ↑ King 2004, p. 221.
- ↑ King 2004, p. 221 et 224-225.
- ↑ King 2004, p. 225.
- ↑ King 2004, p. 223.
- ↑ (en-GB) D. S. Margoliouth, Mohammed and the rise of Islam, New York et Londres, The Knickerbocker Press, , p. 387.
- ↑ (en) Sita Ram Goel et al., Hindu Temples : What Happened To Them, vol. 2 : The Islamic Evidence, New Delhi (ISBN 81-85990-03-4), p. 409-410.
- (en) S. Seppälä, « Reminiscences of icons in the Qur'an? », dans Islam and Christian–Muslim Relations, 2011, vol. 22, n° 1, p. 3-21.
- ↑ King 2004, p. 221-223.
- ↑ (en) Anna Akasoy, « Islam and Buddhism : The Arabian Prequel? », Entangled Religions, vol. 8, , p. 11-17 (lire en ligne
).
- ↑ (en) « Rondel with the Goddess Hariti » [archive du ], sur Metropolitan Museum (consulté le )
- Robin 2019, p. 133-136.
- ↑ (en) Ilkka Lindstedt, « Pre-Islamic Arabia and early Islam », dans Routledge Handbook on Early Islam, Routledge, , p. 159 et suiv..
- ↑ Robin 2019, p. 65.
- ↑ Christian Robin et Salim Tayran, « Soixante-dix ans avant l'Islam : l'Arabie tout entière dominée par un roi chrétien », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 156, no 1, , p. 525-553.
- ↑ (en) G. R. Hawting, Idolatry and the emergence of Islam, Cambridge University Press,
- ↑ (en) Neal Robinson, Christ in Islam and Christianity, New York, State University of New York Press, .
- ↑ (en) A. J. Wensinck et J. Jomier, « Kaʿba », dans The Encyclopaedia of Islam, vol. 4, Leyde, E. J. Brill, , p. 320.
- ↑ (en) Geoffrey Parrinder, Jesus in the Qur’an, Londres, Sheldon Press, , p. 66.
- ↑ Meir Bar-Asher, « Marie », dans Dictionnaire du Coran, Robert Laffont, 2009.
- ↑ (en-GB) Martin Lings, Muhammad : His Life Based on the Earliest Sources, Pakistan, Suhail Academy Lahore, (1re éd. 1983), p. 17 et 300.
- ↑ (en-US) Taymaz Tabrizi, « The Prophet Muhammad Safeguards Jesus and Mary's Icons in the Kaba », sur Berkeley Institute for Islamic Studies, (consulté le )
- ↑ (en-US) Christiane Gruber, « What Would a Muslim Want With a Portrait of Christ? », Newsweek, (lire en ligne
)
- ↑ (en) Syed Ahmad Iskandar Syed Ariffin, Architectural Conservation in Islam : Case Study of the Prophet's Mosque, Skudai, Penerbit Universiti Teknologi Malaysia, , p. 36-37.
- ↑ (en) Emine Fetvacı, The Album of the World Emperor : Cross-Cultural Collecting and the Art of Album-Making in Seventeenth-Century Istanbul, Princeton, Princeton University Pres, , 274 p. (ISBN 978-0-691-18915-4)
Annexes
Sources primaires
- (en) Ibn ʾIsḥāq (trad. Alfred Guillaume), The Life of Muhammad [« Sīrat Rasūl Allāh »], Karachi, Oxford University Press, (1re éd. 1955), 813 p.

- (ar) Ibn Hajar al-Asqalani, Fath al-Bari, vol. 7, Médine, Sultan ben Abdelaziz Al Saoud, .

- (de + ar) Abū al-Walīd al-Azraqī, Die Chroniken der Stadt Mekka [« Kitab Akhbar Makka »], vol. 1-2, Leipzig, F. A. Brockhaus, , 518 p., p. 110-112
- (ar) Muḥammad ibn ʿĀʾidh, Kitāb al-Maghāzī.
Sources secondaires
- (en) G. R. D. King, « The Paintings of the Pre-Islamic Kaʿba », Muqarnas, vol. 21, , p. 219–229 (lire en ligne
[PDF]). 
- Christian Robin, « L'Arabie préislamique », dans Mohammad Ali Amir-Moezzi et Guillaume Dye, Le Coran des historiens, Paris, Le Cerf, (ISBN 978-2-204-13551-1), p. 51-154.

Articles connexes
- Marie (Maryam), mère de Jésus (ʿĪsā)
- Vierge à l'Enfant
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