Vittorio Picelli

Vittorio Picelli
Vittorio Picelli vers 1922.
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Fratrie
Autres informations
Organisation

Vittorio Picelli, né en 1893 à Parme et mort en 1979 à Rome, est un syndicaliste italien.

Il est le frère de Guido Picelli.

Biographie

Syndicalisme révolutionnaire et interventionnisme

Très jeune, il fut parmi les fondateurs du Fascio anticlérical « Francesco Ferrer » en 1909. Cette activité lui valut d'être transféré à Brescia, où il poursuivit son travail. En , à Parme, il participa à la campagne interventionniste aux côtés de nombreux dirigeants proches du syndicalisme révolutionnaire et combattit sur le front français pendant la Première Guerre mondiale. Il fut décoré de la médaille de bronze.

Les barricades de Parme et l'antifascisme en exil

Après la guerre, il occupa des fonctions de direction à la Chambre du travail de Parme et au sein de l'Unione Italiana del Lavoro (UIL) et participa, en 1922, à la défense de Parme avec son frère Guido Picelli, en tant que chef militaire de la Légion prolétarienne « Filippo Corridoni ». Les deux autres commandants étaient son frère Guido, commandant en chef du directoire des Arditi del Popolo, et Antonio Cieri. Une fois le fascisme établi, il rejoignit l’association antifasciste « Italia Libera » puis s’exila en France en 1924.

À Paris, il milita au sein du groupe syndical « Filippo Corridoni », aux côtés de Giuseppe Donati et d'autres dissidents, et dirigea la publication du « Corriere degli Italiani ». Il était en contact avec Vittorio Ambrosini et Giuseppe Mingrino et leurs activités subversives au sein du front antifasciste. Il fut membre de la « Ligue italienne des droits et de la concentration antifasciste ». En 1934, il se rapprocha de Giustizia e Libertà et, en raison de difficultés financières, s'installa en Belgique au printemps 1935.

Retour en Italie et ralliement au fascisme

En 1936, il écrivit, à la consternation générale, directement à Benito Mussolini pour solliciter son enrôlement dans la guerre d'Éthiopie, ce qu'il obtint. De retour d'Afrique fin 1936, il s'établit avec sa famille à Rome, où il occupa des postes au sein des syndicats fascistes et écrivit l'ouvrage Il fante nella guerra nell'Africa orientale. Décrit comme membre de la Confédération fasciste des travailleurs de l’industrie (Confederazione fascista dei lavoratori dell'industria), il donna des conférence en rapport avec son livre comme une sur « Le fantassin en guerre en Afrique Orientale »[1]. En 1941, il était « régent du Syndicat Interprovincial Fasciste des employés des transports publics (tramways, bus) et de la navigation intérieure ».

Notes et références

(it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Vittorio Picelli » (voir la liste des auteurs).
  1. « l Fante in guerra nell'Africa Orientale », Il Popolo del Friuli,‎ , p. 4 (lire en ligne)

Bibliographie

  • Renzo Del Carria, Proletari senza rivoluzione. Storia delle classi subalterne italiane dal 1860 al 1950, 2 voll., Milano, Edizioni Oriente, 1970 (I ed. 1966), (in particolare il XVII Capitolo "La giusta linea non seguita": Parma come esempio di vittoriosa resistenza politica-militare al fascismo (1-6 agosto 1922).
  • Pino Cacucci, Oltretorrente, Feltrinelli, Milano, 2003
  • Eros Francescangeli, Arditi del popolo, Odradek Edizioni, Roma, 2000
  • Marco Rossi, Arditi, non gentarmi! Dall'arditismo di guerra agli Arditi del Popolo, 1917-1922, edizioni Biblioteca Franco Serantini, Pisa, 1997
  • Luigi Balsamini, Gli arditi del popolo. Dalla guerra alla difesa del popolo contro le violenze fasciste, Galzerano Ed. , Salerno.
  • Tom Behan, The Resistible Rise of Benito Mussolini
  • Paolo Spriano, Storia del Partito comunista, Einaudi, Torino, 1967-1975 - 5 volumi

Articles connexes

Liens externes

  • icône décorative Portail de l’Italie
  • icône décorative Portail de la politique italienne
  • icône décorative Portail du syndicalisme