Carnières (Belgique)
| Carnières | |||||
Vue de Carnières-Trieux. | |||||
![]() Héraldique |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
| Province | |||||
| Arrondissement | La Louvière | ||||
| Commune | Morlanwelz | ||||
| Code postal | 7141 | ||||
| Code INS | 58004B | ||||
| Zone téléphonique | 064 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Carniérois(e) | ||||
| Population | 8 199 hab. (1/1/2025) | ||||
| Densité | 1 063 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 26′ 35″ nord, 4° 15′ 18″ est | ||||
| Superficie | 771 ha = 7,71 km2 | ||||
| Localisation | |||||
Localisation de Carnières au sein de Morlanwelz | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : Hainaut
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Carnières est une section de la commune belge de Morlanwelz, située en Région wallonne dans la province de Hainaut.
C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.
Toponymie
On pense généralement que le nom de Carnières provient du mot bas-latin « carnus », qui correspond à « carpinus » en haut-latin et à « carne » en roman, signifiant « charme ». Ainsi, Carnières désignerait en latin « carpinetum » un endroit planté de charmes. Cependant, il a aussi parfois été interprété comme dérivant du mot « carnage »[1]’[2]’[3].
À l’époque, pour éviter toute confusion, on appelait parfois le village « Carnières-sur-Haine », sans doute pour le distinguer de Carnières en France, près de Cambrai, ou encore de la petite commune rattachée à Requignies, près de Maubeuge. Ces deux communes portent également le nom de Carnières ou La Carnière[4].
Il faut toutefois savoir que l’on a parfois rencontré le nom de Carnières-Poterie pour désigner le village, en raison de la fabrication, fréquente aux XIIIe, XIVe, XVe ainsi qu’aux XVIIe et XVIIIe siècles, d’objets en céramique[5].
On retrouve aussi Carnires, Carniers, Carniéras, Carniérez, Karnières, Carnière, Kernières et même Quatrenières. L'interprétation de ce nom a aussi changé au fil du temps[6]’[3]. Le nom de la localité voudrait aussi dire par le nom celte « carn » qui signifie « lieu où abondent les pierres »[3]’[7].
Géographie
Situation
La commune se situe dans la région du Centre. Carnières est situé 14 km de Thuin, 8 km de Binche et à 2 km de Morlanwelz[8].
Géographie physique
Le village ressemble à un amphithéâtre formé par des collines disposées en gradins, offrant un relief assez accidenté. Le point le plus bas se situe dans la vallée de la Haine, à l’arrivée de la Chaussée Brunehaut, au lieu-dit « Platinerie », où l’altitude est de 109 mètres. Le point le plus élevé se trouve sur la route de Bascoup, à 200 mètres au nord du carrefour avec la rue Beauregard, et culmine à 177,50 mètres[9]’[10].
Les autres points élevés de la localité sont :
- Placard : 17 450 mètres ;
- Cimetière de Collarmont : 172 mètres ;
- Haut de la Gade : 171 mètres ;
- Gare : 140 mètres[11].
Géologie
À l’est de la Haine, dans les vallons façonnés par ses eaux et ses ruisseaux tributaires, prédominent les formations quaternaires. À l’ouest de ce cours d’eau, les terrains sont majoritairement d’origine crétacée. Le sous-sol recèle de la houille et, à faible profondeur, on trouve des sables de diverses natures. Du côté du bois d’Hairmont, apparaissent des formations de tuf calcaire. Le terrain houiller affleure à l’est de la Haine, vers la Chaussée Brunehaut et les hauteurs du « Tienne à Caillaux » et du « Calvaire »[11]’[3].
Quartiers
- Vieille église. Nom donné sur le site de l'ancienne église Saint-Hilaire (XVe siècle) bâtie au lieu-dit « Cron Chesne »[12].
- Pairois est un hameau encore appelé ainsi aujourd'hui, situé à proximité de la rue Beauregard[13]. Le Pairois est l'un des plus anciens endroits habités de Carnières, car il est mentionné dans une charte datant de 1265[13].
- Beauregard, c'est le nom d'un hameau qui se trouve près de la ferme portant le même nom[14]. L'appellation est certainement très ancienne ; elle remonte au moins au XVIe siècle et désigne une partie élevée de Carnières, délimitée par la Chaussée, la rue Trichon et la rue Beauregard[14].
- Le Haussu, désigne l'abondance de houx[15]. Ce hameau se situe à l'est du chemin de fer.
- Les Trieux, désigne toute la partie de la localité située au nord de la voie ferrée reliant Charleroi à Haine-Saint-Pierre. Cette section correspond entièrement aux limites de la paroisse Saint-Joseph[16].
- Collarmont, un hameau situé au sud de Carnières, fut le théâtre de la bataille de Charleroi le et un cimetière fut installé dans ce hameau et inauguré en 1918[17].
- Saint-Éloi, un hameau situé entre la Chaussée Brunehaut et la Place Communale. Une chapelle portant le même nom, construite en 1826, se dresse à l'angle de la rue Saint-Éloi et de l'Avenue du Centenaire[18].
- Waressaix, un quartier situé à l'est de la place de Carnières, tire son nom de l'ancien français « warder », qui signifie « garder »[19].
- La Gade est un hameau situé le long du chemin reliant Namur à Mont-Sainte-Aldegonde. Autrefois, il portait les noms de La Gaitte, Le Ghait, La Warde ou encore La Garde[20].
Lieux-dits
- Le Batrau, c'est le nom d'un lieu-dit et d'un cabaret avec salle de danse qui existaient dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Ce lieu-dit correspond au carrefour formé par les rues de la Station, Emile Vandervelde et Bughin, situé au cœur du village, entre le haut du Centre et le bas des Trieux[14].
- Pas-de-Calais, il est situé entre le Pairois et l'orée du Bois des Vallées, le long de la rue Beauregard[21].
- Placard se trouve à l’angle de la Chaussée Brunehaut. Son nom vient du fait qu’autrefois, en raison de sa position à la frontière entre le Brabant et le Hainaut, on y affichait les placards et ordonnances destinés aux deux pays[22].
- Les Martinières, lieu-dit délimité par les rues Ernest Petit, Bughin et de la Station[23].
- Fond des Maçons, lieu-dit qui se trouve à la rue Ernest Petit[24] au sud du chemin de fer.
- Le Champ-la-Haut[25] se situe près de la rue Beauregard.
- Tienne à Caillaux. Il se situe sur un mamelon caillouteux à l'angle de la chaussée et de la rue Vanrôme[26].
- Calvaire, nom d’un lieu-dit et d’une rue anciennement appelée chemin du Calvaire, correspondant à une partie de la rue Ernest Solvay[27].
- Trois Arbres, lieu-dit en forme de triangle, formé par la Chaussée Brunehaut, la rue Saint-Éloi et l'ancien chemin des Ormes[28].
- La Folie, formé par une ferme, un bois et des jardins situés en majeur partie sur Mont-Sainte-Aldegonde[29].
Cité
Cité Bougard. Il se situe sur le site du bois de l'Hôpital[Note 1]. En 1954, 24 maisons étaient prêtes, suivies de 26 supplémentaires en 1959. Trente maisons pour pensionnés furent construites en 1962, et 36 appartements en 1967[30].
Bois
- Le bois d'Hairemont, il existe encore mais il est réduit de quelques hectares[31]. Hairemont est le nom d’un bois et d’une seigneurie. La terre d’Hairemont fut autrefois une franchise et un fief de Trazegnies[32].
- Le bois de Chèvremont, aujourd’hui très érodé, se trouve à la frontière de Carnières, Mont-Sainte-Aldegonde et Anderlues. Il se situait principalement sur Mont-Sainte-Aldegonde, mais certaines parcelles ont longtemps fait l’objet de litiges entre les seigneurs locaux et ceux de Carnières. Son nom est étymologiquement, Bois du Mont des Chèvres[33].
- Le bois de l'Hôpital se trouvait autrefois à l’emplacement de l’actuelle Cité Bougard. À l’origine, il y aurait eu une maladrerie ou un hôpital dépendant de l’Assistance Publique de Binche, qui donna son nom au bois. Au début du XIXe siècle, il fut privé de sa haute futaie, et vers 1900, après le défrichement de plusieurs parcelles, il ne restait plus que quelques hectares. Vendu en 1919 à Armand Dufonteny, il fut ensuite morcelé progressivement jusqu’à disparaître complètement. Seul le nom en garde aujourd’hui la mémoire[34].
- Le bois des Vallées, ce bois existe encore mais réduit et il est en majeur partie sur Piéton[35].
Hydrographie
Carnières est arrosée par[36]’[37]:
- la Haine, affluent de l’Escaut, a pour principal affluent la Haye, aussi appelée Ansuelle[11];
- le ruisseau de Stoqueau[38];
- le Roquia[38];
- le ruisseau de Beauregard[38];
- le ruisseau de Chèvremont[38];
- le ruisseau de la Rosière[38];
- le ruisseau des Presles[38];
- la Haye[38];
- le ruisseau du Grand Pachy[38];
- le ruisseau de la Tour d'Herlmont[38].
Évolution démographique

- Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre.
Histoire
À la Préhistoire, trois pistes traversaient la région : elles deviendront plus tard la Chaussée Brunehaut, le Vieux chemin de Namur (correspondant aujourd’hui à la rue de la Garde et à la rue de Collarmont) et le chemin de Mons à Namur (actuellement rue Saint-Éloi, place et rue Beauregard). Le long de ces voies, on a découvert des silex taillés et polis, comme des haches et des pointes de flèches. Un menhir, surnommé « la Grise Pierre »[Note 2], se dressait le long de la Chaussée Brunehaut, au lieu-dit Placard, et un autre devait se trouver au Pairois, le long d’une autre ancienne piste[1]. La conquête de la Gaule par les Romains a marqué la commune, laissant des traces telles que l'aménagement d'une chaussée romaine appelée Brunehault, des substructions gallo-romaines et des monnaies[39].
Le nom de Carnières apparaît dans de nombreux documents anciens, sous diverses formes et presque toujours au féminin pluriel. On retrouve « Carnières » dans le Polyptyque des possessions de l’abbaye de Lobbes entre 868 et 869, « Carneriae » dans une lettre des moines de cette abbaye à l’évêque Otbert de Liège entre 1077 et 1094, ainsi que dans la Charte d’Alard, évêque de Cambrai en 1177, dans une bulle du pape Célestin III en 1194 et dans les Lettres de Robert, chevalier de Carnières, figurant dans le Cartulaire de l’abbaye de Bonne-Espérance en 1212. D’autres documents datés de 1265, 1298, 1460 et 1503 mentionnent également ce nom. On trouve aussi « Carnères » dans le Cartulaire de Bonne-Espérance en 1212 et « Charnières » dans le Cartulaire de l’abbaye d’Aulne en 1393[6].
Au Haut Moyen Âge, le cœur du village de Carnières se trouvait à Collarmont. C’est là qu’on a construit la première église Saint-Hilaire, perchée sur un petit plateau, au lieu-dit « Cron Chesne », presque à flanc de la colline de Collarmont[40] cette église fut démolie en 1874[41]’[42]’[43],[44].
En 1170, une bataille sanglante opposa Henri l’Aveugle, comte de Namur, et son neveu Baudouin IV de Hainaut, au duc de Brabant, Godefroid III, pour le contrôle du comté de Namur. Elle eut lieu près du Beauregard. Bien que vaincu[45], le duc de Brabant fit ravager le village par ses troupes en 1185. Dès le XIIIe siècle, Carnières fut rattaché à la Seigneurie de Carnières, dépendant du comté de Hainaut. Le manoir de la famille de Carnières, situé sur l’un des côtés de l’actuelle place, fut détruit en 1554, mais la ferme du château subsista jusqu’en 1879. À l’est du village, la Seigneurie d’Airmont et d'étendue de 40 hectare abritait un château à l’emplacement actuel de la ferme de la Tour. En 1790, les biens des deux seigneuries furent vendus comme biens nationaux. Le dernier vestige de la Seigneurie de Carnières, le pilori, est aujourd’hui conservé dans l’Orangerie du Musée de Mariemont[39]’[46]. Ce pilori fut érigé sur la place, en face du terrain où l’asile (école Sainte-Thérèse) a été construit. Il était ombragé par un grand marronnier qui entourait la place[47]’[46]’[48]. La paroisse de Carnières englobait une autre seigneurie, Collarmont éloignée fut réunis à celle de Carnières au XIVe siècle[49].
Du XVe siècle à la Révolution française, on voit apparaître la première organisation des métiers : la Confrérie des Cloutiers, placée sous le patronage de Saint-Éloi. Au XVIe siècle, le village subit de nombreux passages de troupes et des pillages. En 1554, il endure les excès des soldats français d’Henri II qui détruisent Mariemont[50], en représailles à la démolition du château de Folembray par les troupes de Charles Quint[39]. Le château des seigneurs de Carnières est détruit par une division de l’armée française menée par le lieutenant de la compagnie du duc de Nevers[51]. Deux jours plus tard, Carnières accueille sur son territoire le campement des troupes impériales de Charles Quint[51]. Les matériaux du château sont utilisés pour construire des maisons privées, mais aussi des fermes comme celles de l’Hosté et du Bailois, ainsi que pour paver des chemins[51]. En 1565, le passage des troupes du duc d’Albe entraîne de nombreuses réquisitions[50]. Philippe II envoya le duc d'Albe en Belgique pour réprimer les réformistes[39]. En 1572, la région subit le passage des Gueux, conduits par Guillaume le Taciturne contre le duc. En 1575, en pleine guerre de religion, l'arrivée des Huguenots provoqua de nombreux meurtres et incendies. En 1622, Carnières fut rançonné par les troupes d’Ernst de Mansfeld, général protestant de la guerre de Trente Ans[39]’[52].
En 1643, sous Louis XIV, le passage des troupes françaises après la bataille de Rocroi provoqua plusieurs incendies et le pillage de l’église (victoire de Condé sur les Espagnols). En 1667, elles imposèrent de lourdes contributions de guerre aux habitants (prise du pays par Turenne). En 1674, les Français passèrent lors de la bataille de Seneffe, opposant Condé au prince d’Orange. En 1675, Louis XIV, accompagné de Vauban, investit les Pays-Bas, et son passage à Carnières entraîna de fortes réquisitions. En 1690, les troupes traversèrent lors de la bataille de Fleurus, où le maréchal de Luxembourg vainquit les Allemands (Ligue d’Augsbourg). En 1692, les Français revinrent pour la bataille de Steinkerque, où le maréchal de Luxembourg triompha de Guillaume d’Orange (Ligue d’Augsbourg), tandis que Louis XIV exigeait de nombreuses prestations[53]. Au XVIIIe siècle, la localité voit l'exploitation de la houille, plusieurs puits s'ouvraient notamment : Saint-Éloi, Placard et Bois des Vallées[38].
En , après la bataille d’Anderlues, leur passage provoqua meurtres et pillages, épisode lié à la bataille de Jemappes[53]. Pendant cette période, des soldats français furent tués et, en 1875, deux d’entre eux furent retrouvés et enterrés au lieu-dit Petit Saint-Hilaire[54]. Après l’intervention des Français et du juge de paix de Binche en , et suite à un arrêté des commissaires français visant à organiser la Belgique, la commune de Carnières fut rattachée au district de Binche, chef-lieu de l’un des douze cantons[54]. Après la victoire de Jourdan lors de la bataille de Fleurus, le , Carnières fit alors partie du canton de Fontaine-l’Evêque, intégré au département de Jemappes[54].
Sous la période française, beaucoup de Carniérois furent enrôlés dans les armées impériales, surtout dans les régiments wallons qui se distinguèrent lors de la guerre de Napoléon contre l’Espagne. En 1815, le passage des Alliés après Waterloo provoqua de nombreuses réquisitions et exactions, alors que les vainqueurs étaient à la poursuite de Napoléon[53]’[55].
La révolution belge de 1830 ne fut pas très bien reçue dans la commune. Les autorités locales soutenaient presque entièrement la Hollande et firent venir des troupes dans la commune. Quelques agitateurs, armés de faux redressées et d’armes diverses, allèrent chez les fermiers et les marchands de grains pour tenter de faire baisser le prix des céréales[56]’[57].
En 1862, la ligne de chemin de fer reliant Baume à Marchienne-au-Pont fut inaugurée et passait par le centre de Carnières, mais sans gare sur place. En 1871, à l’initiative d’Arthur Warocqué, un simple arrêt vit le jour, aménagé dans une petite baraque de cantonnier près de la voie, en haut des Trieux. Comme cette installation était trop sommaire, après de longues démarches, la commune obtint enfin une véritable gare en 1883[58]’[59].
Le , des échauffourées éclatent au puits du Placard, appartenant aux charbonnages de Mariemont, faisant des morts et des blessés parmi les grévistes et émeutiers venus de Piéton[60].
En 1914, de violents combats éclatent dans la région, opposant les troupes françaises et allemandes à Collarmont, qui formait l’aile gauche de la bataille de Charleroi. Les Allemands laissèrent 3 658 hommes sur le champ de bataille et commirent divers excès. Un cimetière fut alors créé par l’occupant dans le hameau de Collarmont[61]. Pendant la Première Guerre mondiale, une partie du hameau de Collarmont fut incendiée, deux habitants furent exécutés et 44 autres envoyés en Allemagne comme prisonniers civils. Les Allemands pillèrent, commirent des violences et exigèrent nourriture ainsi que boissons alcoolisées. En 1916 et 1917, 216 Carniérois furent déportés dans des camps allemands, puis rapatriés en raison du manque de main-d’œuvre qui posait problème aux Allemands. Quatre moururent et beaucoup revinrent avec de graves maladies ou restèrent infirmes à vie[62]. En 1919, les troupes anglaises qui avaient été cantonnées dans le village repartirent[63].
En 1977, lors des fusions des communes, la commune de Carnières a perdu son autonomie communale et elle a été rattachée avec Mont-Sainte-Aldegonde à Morlanwelz.
Liste des bourgmestres de 1830 à 1977
- Jean-Joseph Bughin, de 1830 à 1849 (Parti libéral).
- Aimé Hulin, de 1849 à 1879 (Parti libéral).
- François Bughin, de 1879 à 1890 (Parti libéral).
- Vital Douille, de 1890 à 1904 (Parti catholique).
- Alphonse Gochet, de 1904 à 1912 (Parti catholique).
- Léon Marcq, de 1912 à 1921 (Parti libéral).
- Julien Lemière, de 1921 à 1927 (POB).
- Ernest Petit, de 1927 à 1940 (POB).
- Léon Bougard, de 1947 à 1958 (PSB).
- Roger Baize, de 1958 à 1964 (PSB).
- Léon Bougard, de 1964 à 1970 (PSB).
- Noël Duvivier, de 1971 à 1977 (PSC)[Note 3].
Patrimoine et culture
Patrimoine architectural, monumental et sites

- L'église Saint-Hilaire. La première église, située rue Vieille Église et construite au XVe siècle au lieu-dit du Cron Chesne[64]’[Note 4], a été démolie en 1875[65]’[41]’[66]. La deuxième église, édifiée en 1873, a été consacrée au culte le dans un style néo-roman. Le clocher atteignait une hauteur de 43 mètres. L'église a été démolie en 1979[Note 5] en raison de son état de vétusté[67]’[68]’[69]. Une nouvelle église fut élevée en 1995[70]’[71] sur la place de Carnières en face de l'ancienne maison communale.
- L'ancienne maison communale. Construite en 1837[72], la maison communale servit à diverses fonctions : services communaux, écoles, cave-prison, logement pour l'instituteur et le garde-champêtre. La salle du Conseil ou des Mariages accueillit des toiles d’Alexandre-Louis Martin, et depuis 1937, la maison communale abrite le musée de ce peintre carniérois. Depuis la fusion du , le bâtiment abrite différents services administratifs et culturels, notamment le CPAS[73]’[74].
- L'asile du Sacré-Cœur, est de style gothique flamand construit en 1900 et mise en service en 1902[75]’[71]. Aujourd'hui c'est devenu l'école Sainte-Thérèse.
- Le presbytère, construit au milieu du XVIIIe siècle[76], il se situe rue Armand Defonteny.
- Moulin « À Scorces ». Construit à la fin du XVIIIe siècle, sur la Haine, au pied de la colline du Pairois[77]’[78]. Aujourd'hui c'est devenu une habitation.
- Un monument en forme de « Passe-Vite » a été installé sur la place du village, devant le monument aux morts, en hommage à Victor Simon l'inventeur de l'ustensile de cuisine. Initié par le centre culturel du Sablon et réalisé par les élèves de l’école technique de Morlanwelz, il a été inauguré le [79].
- L'église Saint-Joseph. La paroisse de Saint-Joseph, fondée aux Trieux par arrêté royal du , possède une église construite en 1906, située face à la rue Royale, près de Tout-Vent.[80]’[81].
- Le monument aux morts, érigé en 1922[82] à la mémoire des combattants des deux guerres mondiales. Il se trouve place Gonzalès Decamps.
- Le calvaire. Ce monument de style ionique a été construit en 1879, grâce à la donation d’un terrain d’environ 15 ares par Catherine Lorent (1799-1885). Cet édifice religieux a probablement remplacé un calvaire plus modeste déjà mentionné à cet endroit dans l’Atlas Vicinal de 1846[83]. Il est situé rue Alphonse Vanrôme.
Cimetière militaire de Collarmont
Après le combat de Collarmont en 1914, les tombes militaires étaient éparpillées un peu partout. Comme il devenait difficile de les surveiller et de les entretenir, le comité de la Croix-Rouge de Carnières et l’administration communale ont obtenu des autorités allemandes la permission de les rassembler en un seul endroit. C’est ainsi qu’un cimetière a été créé à la limite sud de la localité, près de la lisière du bois de Chèvremont, là où de violents affrontements avaient eu lieu[84].
L’Administration communale s’occupa des travaux, tandis que la Croix-Rouge prit en charge les frais d’exhumation. On y enterra la majorité des soldats français venant de Carnières et des villages voisins, ainsi que des soldats allemands tombés sur place ou aux alentours, et quelques soldats anglais[84].
Après l’Armistice, de nombreux soldats français furent exhumés et leurs restes rapatriés. Quant aux Allemands et aux Anglais, ils furent soit renvoyés dans leur pays, soit inhumés dans d’autres cimetières militaires. Aujourd’hui, le cimetière est reconnu comme un « territoire français ». Près de l’entrée, à l’un des angles, se trouve un monument en pierre à la mémoire de tous les combattants qui y reposent, tandis qu’un calvaire imposant s’élève au bout de l’allée centrale[84].
Culture
Carnières possède une bibliothèque, située place Gonzalès Decamps, le musée Alexandre Louis Martin, place de Carnières dans l'ancienne maison communale et le centre culturel « Le Sablon », place de Carnières.
Folklore
Carnaval de Carnières, le 4e dimanche après le Feureu. Le carnaval trouve ses origines en 1860, d’après l’historien local Gonzalès Decamps, un événement similaire aurait déjà eu lieu à Carnières en 1840. En 1894, on comptait sept sociétés de Gilles, et en 1896, les cavaliers et les chars rejoignent la fête. Les années suivantes, le Conseil communal précise l’ordre du cortège. Au cours de la première moitié du XXe siècle, le carnaval connaît des interruptions à cause des deux guerres mondiales et des grèves de 1932 et 1934. En 1947, il renaît[85].
Enseignement
Carnières possède : École Communale des Trieux, section primaire, rue des Écoles et section maternelle, rue Ferrer ; École communale du Centre, rue Saint-Éloi ; École fondamentale Sainte-Thérèse, rue Armand Defonteny ; École Saint-Joseph, rue des Écoles ; École de Collarmont, rue de la Case et Institut provincial d'Enseignement Charles Deliège (IPCD) - école hôtelière, place de Carnières.
Lieux publics
Cimetière de Carnières, rue du Roujuste.
Économie
Industries de l'époque
Les premières industries locales, comme la fabrication de clous et de chaînes, ont progressivement disparu pour laisser place à la production mécanique. L’exploitation de la houille, commencée au début du XVIIIe siècle, comptait plusieurs puits, notamment Saint-Éloi, Placard et Bois des Vallées. L’industrie métallurgique a ensuite prospéré avec ses forges, fonderies, laminoirs à froid, boulonneries, clouteries, ainsi que des ateliers fabriquant moulin à légumes ou passe-vite, radiateurs et pièces en fer forgé. D’autres activités variées ont également vu le jour : fabrication de jeux de fléchettes, de jouets, de pâte à papier, scieries, menuiseries, ébénisteries, sablières et briqueteries[38]’[59].
Jusqu’au XVIIIe siècle, un tiers du village était cultivé, et au début de ce siècle, le seigneur local s’intéressa à l’agriculture. Les terres exploitées comprenaient les Trieux et le bois de la Haye, qui fut alors défriché. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, on mit aussi en culture des terrains jusque-là considérés comme incultes, comme le Pairois, les Waressaix, ainsi que les bois de Ligne et des Faulx. Le tabac, cultivé sur le territoire du XVIIe au XXe siècle, jouissait quant à lui d’une grande réputation, notamment celui de Carnières[86].
Dès le XIIIe siècle et au fil des siècles suivants, les habitants se sont adonnés au sciage et à la fabrication de clayonnages. Les bois locaux étaient abattus pour fabriquer des manches d’outils et des meubles[87].
Au XVIe siècle, on mentionne une carrière de grès, dont l’exploitation ne prit fin qu’aux environs de 1840. Elle joua un rôle notable, car entre 1548 et 1622, elle fournit presque tous les moellons utilisés pour édifier le château de Mariemont. Au siècle suivant, vers 1610-1611, les matériaux de Carnières servirent encore à construire plusieurs grands bâtiments à Binche, dont le château de la ville. Plusieurs carrières se trouvaient sur le territoire de Carnières, notamment au Pairois, au Grétot et aux Trieux d’Airmont, où l’on extrayait des blocs enfouis dans le sable. Très abondants, on les retrouve encore dans toutes les vieilles constructions du village. Il s’agissait de grès mamelonnés, composant habituel des sables blancs datant de l’âge landénien. Au Pairois, plusieurs sablières furent ouvertes, et le nom même de Pairois témoigne de la présence de pierres[88]’[89].
D’autres carrières ont été exploitées, notamment sur la colline près du bois de la Haye et du bois de la Ligne, où l’on extrayait du schiste houiller utilisé pour la construction. Dans le hameau de Collarmont, une argile très compacte mêlée de bancs de sable renfermait des blocs de cailloux concrétionnés, caverneux et grisâtres, avec des veines rappelant le carbonate de chaux. Dans les campagnes de Warimez et d’Escosson, ainsi que dans la zone dite Waudempret située entre la rue de la Gade, la rue de la Rosière, le cimetière de Mont-Sainte-Aldegonde et le cimetière militaire de Collarmont, on trouvait, au début du XIXe siècle, de vastes carrières qui ont certainement fourni d’importantes quantités de pavés[88].
Au XVIIe siècle, la commune comptait quatre brasseries, et par la suite, leur nombre augmenta encore[90].
Au XVIIIe siècle, un moulin nommé « Moulin à Scorces » fut installé sur la Haine, au pied de la colline Pairois. À l’origine, il servait à moudre le brou de noix ; les noyers, très nombreux à l’époque, fournissaient une teinte brune utilisée pour peindre le bois. Il ne conserva pas longtemps cet usage et fut ensuite reconverti en moulin à farine et vers 1881, il servait encore a moudre le grain[91]’[78]. D'autres moulins ont été installés sur le territoire de Carnières aux cours des siècles passés.
En 1769, Jean Lorent, un industriel originaire de Fontaine-l’Évêque, fit installer une platinerie qui fournissait en fer les cloutiers de Carnières et des environs. L’établissement employait 25 ouvriers en 1778, et en 1800, il s’agrandit avec l’ajout d’une affinerie. Un arrêté royal du permit de maintenir l’activité, et peu après, l’usine comptait deux forges et un marteau. Après la disparition des premiers propriétaires, elle fut transformée en société métallurgique. Au début du XXe siècle, l’usine mit fin à ses activités[92]’[93].
Au début du XIXe siècle, Carnières comptait plus d’une centaine de petites forges de cloutiers. Leur activité s’arrêtait avec la belle saison ou se poursuivait tout au long de l’année[94]. Mais les procédés mécaniques du siècle suivant mirent un terme à la fabrication des clous forgés à la main, même si certains cloutiers fabriquaient aussi, par exemple, des boulons, des chaînes, de la ferronnerie, ainsi que divers ouvrages de grosse quincaillerie et de taillanderie[95].
Dans la fabrication de feuillard, on retient notamment la société anonyme « Le Laminage à Froid », fondée en 1920. Plus tard, elle se rapprocha de la société Signode Chicago USA, qui devint en 1962 son actionnaire principal. En 1985, l’entreprise mit fin à toutes ses activités[96]’[97].
En 1932, Victor Simon inventeur de la passoire « Passe-Vite » et son associé Richard Denis, construisirent une usine à Carnières pour remplacer leur atelier exigu à Morlanwelz ainsi que celui situé dans les locaux de la rue Brunehaut[98]. En 1978, l'usine a été déclarée en faillite[79]’[99].
Charbonnages
- Le puits Saint-Éloi[Note 6]. En 1843, une concession fut attribuée à trois industriels, permettant la construction d'un charbonnage à cet emplacement, nommé Carnières-Sud. En 1885, la société de Mariemont, l'Olive et Chaud-Buisson et Carnières l'acquit et le renomma Puits Saint-Éloi faisant 172 ha. Il produisait une houille grasse à longue flamme. Il cessa ses activités en 1925. Le siège Saint-Éloi comptait trois puits : l’un servait à l’épuisement des eaux et au transport du personnel, avec une profondeur de 492 mètres ; un autre, destiné à l’exhaure, à l’extraction et au secours, atteignait 152 mètres ; et un puits d’aération descendait à 208 mètres[18]’[100]’[101]’[89].
- Le puits du Placard[Note 7], d'une profondeur de 596,5 mètres exploité depuis 1767 pour l’extraction de charbon, devient plus tard la concession de Carnières-Nord, couvrant 341 ha 50 a, rachetée par la Société de Mariemont, l’Olive et Chaud-Buisson le . En 1877, un charbonnage y est construit et relié aux ateliers et au triage par un système de traînage mécanique. La houille extraite appartient à la catégorie grasse à longue flamme et le , l’exploitation cesse définitivement[102]’[103]’[101]’[89].
- Le puits du Bois des Vallées[Note 8], il fut ouvert le , ce puits couvrait 168 hectares. L’exploitation minière commence en 1848 et il est alors nommé siège no 2. En 1860, les sociétés de Piéton Campagne et du Bois des Vallées fusionnent pour créer la SA des Charbonnages de Piéton Centre. Racheté par la société de Monceau-Fontaine en 1875, il intègre en 189 080 hectares des charbonnages de Carnières-Sud et du Vernoy, devenant le siège no 17 de Monceau-Fontaine. Le , le puits ferme et le , il est désaffecté. Il se trouvait entre la route de Bascoup, la rue du Beauregard et la ligne 112[104].
Transports

Outre la desserte ferroviaire en gare de Carnières, la localité est notamment desservie par le bus 30 (Anderlues - Morlanwelz - La Louvière - Strépy-Bracquenies - Thieu) et par le bus 133, 132 des TEC Hainaut.
Services
Maison de repos : ACIS asbl Maison Notre-Dame, rue Armand Dufonteny, zone de Police Mariemont, rue du Roujuste.
Sports et vie associative
Sports
Infrastructure
- Hall de sports, rue André Renard.
- Terrain de football, rue Saint-Eloi.
- Courts de tennis, chaussée Brunehaulte.
Clubs
- Tennis club alliance.
- Football : RFC Carnières.
- Basketball : Basket Club Carnières.
Vie associative
Personnalités liées à la commune

- Gonzalès Decamps (1852-1919), avocat, archéologue, historien et journaliste[105].
- Alexandre-Louis Martin (1887-1954), artiste-peintre et sculpteur, né à Carnières, le [106].
- Victor Simon (1888-1972), est l'inventeur du moulin à légumes.
- Alphonse Bougard (1900-1944), originaire de Carnières, il était vicaire à Courcelles, résistant, mort en Allemagne en 1944[105]. Une place de Carnières porte son nom.
- Laurette Demaret (1921-1944), résistante, morte au combat en 1944.
- Robert Joly (1922-2011), philologue, helléniste, exégète et historien belge des sources chrétiennes.
- Marceau Mairesse (1945-2026), homme politique.
- Laurent Van der Stockt (1964-), photojournaliste.
Notes et références
Notes
- ↑ Ce bois rappelait autrefois la présence d'un hôpital (Marré-Muls 1982, p. 92) voir ce nom dans la rubrique Bois.
- ↑ Ce menhir a été découpé en moellons pour permettre de paver des chemins communaux (Marré-Muls et al. 2020, p. 27).
- ↑ Fusion des communes en Belgique.
- ↑ Emplacement de l'église et situation du lieu-dit (50° 26′ 17,8″ N, 4° 15′ 06,6″ E )
- ↑ Elle a été démolie pour des raisons de sécurité, car elle se trouvait sur un sol minier. Après la fermeture des mines et l’arrêt du pompage des eaux, le terrain est devenu instable et le bâtiment risquait de s’effondrer (Marré-Muls et al. 2020, p. 80).
- ↑ Emplacement du puits (50° 26′ 39,6″ N, 4° 14′ 35,5″ E )
- ↑ Emplacement du puits (50° 27′ 27,4″ N, 4° 16′ 06,9″ E )
- ↑ Emplacement du puits (50° 26′ 25,9″ N, 4° 16′ 28,1″ E )
Références
- Marré-Muls 1982, p. 15.
- ↑ Marré-Muls 1982, p. 50.
- Marré-Muls et Decarnières 2020, p. 14.
- ↑ Marré-Muls 1982, p. 51.
- ↑ Marré-Muls 1982, p. 50-51.
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- ↑ Marré-Muls 1982, p. 15-50.
- ↑ Marré-Muls 1982, p. 12.
- ↑ Marré-Muls 1982, p. 12-13.
- ↑ Marré-Muls et Decarnières 2020, p. 12.
- Marré-Muls 1982, p. 13.
- ↑ Marré-Muls 1982, p. 232.
- Marré-Muls 1982, p. 170.
- Marré-Muls 1982, p. 30.
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- ↑ Marré-Muls 1982, p. 263.
- ↑ Marré-Muls 1982, p. 95.
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- ↑ Marré-Muls 1982, p. 130-131.
- ↑ Marré-Muls 1982, p. 172.
- ↑ Marré-Muls 1982, p. 188.
- ↑ Marré-Muls 1982, p. 159.
- ↑ Marré-Muls 1982, p. 226.
- ↑ Marré-Muls 1982, p. 224.
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- ↑ Marré-Muls et Decarnières 2020, p. 109.
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- Dewier 2010, p. 62.
- ↑ Cambier et Henne 2003, p. 38.
- ↑ Marré-Muls 1982, p. 129.
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- ↑ Marré-Muls 1982, p. 222.
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
- n.c. (Ministère de la Communauté Française, Administration du Patrimoine Culturel), Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 10 : Wallonie, Hainaut, Arrondissement de Thuin, Liège, Pierre Mardaga, éditeur, , 906 p. (ISBN 2-8021-0045-9)
- Alain Cambier et Jean Henne, Morlanwelz notre entité au fil du temps, Jumet, iph éditions, , 165 p. (ISBN 2-930336-44-7)
- Alain Dewier, Le bassin charbonnier du Centre : Terre aux milles chevalements, coll. « Mémoire en images », , 128 p. (ISBN 978-1-84588-640-0)
- Jean Henne, Le 100e anniversaire de la Maison Communale de Carnières, CHAM,
- Emile Lansman, Carnières en cartes postales anciennes, Zaltbommel, Bibliothèque Européenne, , 38 p.
- Jacques Liébin, Le Centre, Alan Sutton, coll. « Mémoire en images », , 128 p. (ISBN 2-84253-262-7)
- Anne-Marie Marré-Muls, Découvrons Carnières, Editions du CRECC, , 319 p. (ISBN 2-8259-0243-8)
- Anne-Marie Marré-Muls, Historique des églises et de la paroisse Saint-Hilaire à Carnières : Consécration de la nouvelle église, Carnières, Marré-Muls, , 83 p.
- Anne-Marie Marré-Muls et Stéphane Decarnières, Carnières : Histoire, varia, généalogie des seigneurs de Carnières, Carnières, Marré-Muls, , 192 p.
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