Château de Sainte-Croix-en-Bresse

Château de Sainte-Croix-en-Bresse
Image illustrative de l’article Château de Sainte-Croix-en-Bresse
Coordonnées 46° 34′ 18″ nord, 5° 14′ 53″ est
Pays Drapeau de la France France
Localité Sainte-Croix-en-Bresse
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Château de Sainte-Croix-en-Bresse
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Château de Sainte-Croix-en-Bresse

Le château de Sainte-Croix-en-Bresse est situé sur la commune de Sainte-Croix-en-Bresse (Saône-et-Loire), au bord du Solnan, en Bresse louhannaise.

Historique

Description

La construction se compose d'un corps de logis de plan rectangulaire flanqué sur ses angles de pavillons reliés entre eux par un bâtiment à un seul niveau, plaqué contre la façade orientale, qui porte une terrasse à appui-corps en fer forgé. Dans les angles formés par les pavillons et le corps central, ont été établis, à hauteur du demi-étage, de petits balcons sur trompes.

Au centre de la façade ouest du logis, s'ouvre une porte en arc brisé, à assises alternées de pierre ocre et noire, que surmonte une petite fenêtre à linteau en accolade. Toutes les autres baies ont des linteaux en arc segmentaire.

Le château, propriété privée, ne se visite pas.

Seigneurs de Sainte-Croix

Des premiers seigneurs à la maison de Vienne (XIIe -fin XVe siècle)

Les premiers seigneurs de Sainte-Croix semblent bien être les comtes de Bourgogne-Mâcon. Scholastique de Champagne (vers 1170-1219), femme du de Guillaume IV, comte de Mâcon et de Vienne[1],[2],[3], est dite dame de Sainte-Croix, avec aussi des droits importants sur Lons : ce doit être son douaire, venu de son mari.

Leur fille, Béatrice, est héritière de Sainte-Croix, Louhans[4], Pymont (Saône-et-Loire), Lons en partie (le bourg Saint-Désiré[5]) avec Pymont (Jura)[6], Montmorot en partie, Mirebel[7]..., fl. dans la première moitié du XIIIe siècle. Elle épouse, vers 1219, Hugues [III] d'Antigny († v. )[1],[2],[3]. Le couple a deux fils, Hugues IV/Huguenin d'Antigny (ou de Neublans), et Henri de Pagny[8],[3]. Ce dernier est l'auteur de la branche des seigneurs de Sainte-Croix, qui s'éteint à la fin du XIVe siècle[2].

Guillaume (II) d'Antigny et ses filles Marie et Jeanne ci-dessous (moitié du XIVe siècle) :

La branche aînée, issue du comte, Hugues (IV) de Vienne x Alix de Faucogney, prend le nom de Vienne et conserve peut-être des droits secondaires sur Ste-Croix ; d'où, dans la seconde moitié du XIIIe siècle :

Famille de Hochberg/Hachberg (XVe siècle)

Après le milieu du XVe siècle, Marguerite de Vienne († v. /1478), héritière de Vienne, apporte, en 1447, à son époux Rodolphe de Hochberg (v. 1427 † ), comte de Neuchâtel, les seigneuries de Sainte-Croix, Louhans, Seurre et St-Georges, Villangrette, Montpont, Arc-en-Barrois, Châtillon-sous-Maîche, Chagny. Les autres possessions ont servi de règlement des dettes de son père et son frère.

Au cours de la seconde moitié du XVe siècle, Philippe de Hochberg (1453-1503), sire de Pontarlier (1480-1493) par don de Louis XI, leur succède. Il épouse, en 1476, Marie de Savoie, fille du duc Amédée IX et de Yolande, petite-fille du roi Charles VII.

Famille d'Orléans-Longueville (XVIe siècle)

Henri II d'Orléans

Derniers seigneurs (XVIIe – XVIIIe siècle)

  • 1623/1626 : le précédent vend le bien à Charles de Champlécy (Chanlecy) dont hérite immédiatement sa petite-fille Anne-Charlotte de Champlécy, baronne de Sainte-Croix.
  • 1659 : la précédente épouse, en secondes noces, Charles de Batz de Castelmore d'Artagnan, modèle du héros d'Alexandre Dumas
  • 1709 : Louis II de Batz, chevalier, baron de Sainte-Croix, seigneur de Castelmore et de Champlécy, comte d'Artagnan, fils cadet du précédent, lui succède
  • première moitié du XVIIIe siècle : Louis-Gabriel d'Artagnan, fils du précédent, lui succède.
  • 1741 : le précédent vend le château à Jean-François-Joseph de Venant (de Famechon), seigneur d'Iverny, qui le restaure
  • 1744 : la seigneurie est érigée en marquisat[17].
  • 1759 : le château et son mobilier sont vendus à Claude-François de Renouard de Fleury, confirmé marquis en [18], dont les descendants garderont la propriété jusqu'à nos jours.

Au XXe siècle, le château devient la propriété du comte de Varax, par les Mazenod[18].

Notes et références

  1. Beaune et Arbaumont 1864, p. 322.
  2. Henri Jougla de Morenas et Raoul de Warren, Grand armorial de France : t. VI Richaudeau-Zylof de Steenbourg, Paris, p. 458
  3. Richard 1959, p. 148.
  4. ↑ « Franchises de Louhans, p. 91 sq. », sur Documents inédits pour servir à l'histoire de Bourgogne, par Marcel Canat président de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Chalon/Saône, tome Ier, 1863
  5. ↑ « Lons-le-Saunier, p. 494 sq., notamment pp. 500-501, 506, 510, 523, 530-533 », sur Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté, tome 3, par Alphonse Rousset, chez Bintot, 1855
  6. ↑ « Villeneuve-sous-Pymont, d'après le Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté, par Alphonse Rousset, tome VI, 1854 », sur CEGFC (Centre d'entraide généalogique de Franche-Comté)
  7. ↑ « Mirebel, d'après le Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté, par Alphonse Rousset, tome IV, 1854 », sur CEGFC (Centre d'entraide généalogique de Franche-Comté)
  8. ↑ Grand armorial de France, p. 458.
  9. ↑ « p. 29-33 et 63 », sur Essai sur l'Histoire de la Franche-Comté, tome II, par Edouard Clerc, chez Bintot à Besançon, 1846
  10. ↑ « Guillaume de Vienne », sur CCSD ; LSH de l'Université de Franche-Comté ; compte-rendu de la thèse de l'historien Gérard Pelot (2012)
  11. ↑ « Tableau généalogique III », sur Les derniers grands feux (?) d’une maison comtoise et bourguignonne : Guillaume de Vienne, seigneur de Saint-Georges et de Sainte-Croix, 1362-1437 : thèse soutenue par Gérard Pelot en décembre 2012, Université de Franche-Comté ; en ligne sur HAL-Archives ouvertes
  12. ↑ « Les derniers grands feux (?) d’une maison comtoise et bourguignonne : Guillaume de Vienne, seigneur de Saint-Georges et de Sainte-Croix, 1362-1437, volume I : thèse soutenue par Gérard Pelot en décembre 2012, Université de Franche-Comté », sur HAL-Archives ouvertes
  13. ↑ « Les derniers grands feux (?) d’une maison comtoise et bourguignonne : Guillaume de Vienne, seigneur de Saint-Georges et de Sainte-Croix, 1362-1437, volume III : thèse soutenue par Gérard Pelot en décembre 2012, Université de Franche-Comté », sur HAL-Archives ouvertes
  14. ↑ « Les derniers grands feux (?) d’une maison comtoise et bourguignonne : Guillaume de Vienne, seigneur de Saint-Georges et de Sainte-Croix, 1362-1437, volume IV : thèse soutenue par Gérard Pelot en décembre 2012, Université de Franche-Comté », sur HAL-Archives ouvertes
  15. ↑ « Les derniers grands feux (?) d’une maison comtoise et bourguignonne : Guillaume de Vienne, seigneur de Saint-Georges et de Sainte-Croix, 1362-1437, volume V : thèse soutenue par Gérard Pelot en décembre 2012, Université de Franche-Comté », sur HAL-Archives ouvertes
  16. ↑ « Les derniers grands feux (?) d’une maison comtoise et bourguignonne : Guillaume de Vienne, seigneur de Saint-Georges et de Sainte-Croix, 1362-1437, volume VI-Index : thèse soutenue par Gérard Pelot en décembre 2012, Université de Franche-Comté », sur HAL-Archives ouvertes
  17. ↑ Éric Thiou, Dict. des Titres..., 2003, p 213 (double notice à fusionner). Avec union de Bruailles, Frontenaud et la Chapelle-Naude, par LP d'octobre 1744, registrées au parlement de Dijon (AD 21, B 12129, f° 164).
  18. Sur la famille Renouard de Sainte-Croix, voir Woelmont, Notices généalogiques 7 (1930), p 765-771. Il ne précise pas si le titre ainsi renouvelé a été enregistré.

Voir aussi

Bibliographie

  • Henri Nicolas, Quand d'Artagnan épousait une châtelaine bressane d'origine charolaise, revue « Images de Saône-et-Loire » no 17 (), pp. 23–25.
  • Inventaire départemental: canton de Montpont, de R. Oursel (1977).
  • "Registre" de l'évêché de Bâle - réédition en allemand gothique (1898).

Articles connexes

Liens externes

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