Eriphostoma
Eriphostoma microdon
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Synapsida |
| Ordre | Therapsida |
| Sous-ordre | † Gorgonopsia |
Broom, 1911
- † Eoarctops vanderbyli Haughton, 1929
- † Galesuchus gracilis Haughton, 1915
- † Scylacognathus parvus Haughton, 1913
Eriphostoma est un genre fossile de thérapsides gorgonopsiens ayant vécu durant le Permien moyen (Capitanien moyen) dans ce qui est aujourd'hui l'Afrique du Sud. Une seule espèce est connue, Eriphostoma microdon, décrit par Robert Broom en 1911.
Historique
Eriphostoma est décrit et nommé en 1911 par le paléontologue Robert Broom, sur la base d'un spécimen mal conservé collecté par le révérend J. H. Whaits dans la ville de Fraserburg (maintenant Leeu-Gamka (en)), en Afrique du Sud[1]. L'holotype est déposé au Musée Américain d'Histoire Naturelle sous le numéro de spécimen AMNH FARB 5524. C'est le premier gorgonopsien nommé de la zone d'assemblage supérieure de Tapinocephalus (en) au sein du groupe de Beaufort[2]. Cependant, malgré son statut d'un des plus anciens gorgonopsiens connus, la mauvaise conservation du spécimen conduit à largement l'ignorer au XXe siècle, et à considérer le genre comme un nomen dubium, une révision complète des gorgonopsiens datant de le mentionnant brièvement comme un thériodonte indéterminé[3].
En , la tomodensitométrie de l'holotype permet sa re-description en tant que taxon valide de gorgonopsien[2]. Une étude plus approfondie et la découverte de nouveaux spécimens permettent à la plupart des espèces de gorgonopsiens de cette région d'être réduites au rang de synonymes. Les espèces Eriphostoma microdon, Scylacognathus parvus, Galesuchus gracilis et Eoarctops vanderbyli sont des synonymes, et Eriphostoma microdon est le nom valide en raison du principe de priorité. Une cinquième espèce de gorgonopsien provenant de cette même région, Broomisaurus planiceps, est probablement aussi un synonyme, mais il s'agit actuellement d'un nomen dubium en raison de son mauvais état de préparation[4].
Description

Comme tous les gorgonopsiens, Eriphostoma est un prédateur quadrupède. Cependant, ce dernier figure parmi les plus petits membres du groupe, ayant un crâne long de moins de 15 centimètres et se disposant d'un museau relativement court et profond ainsi que des grandes orbites par rapport aux autres gorgonopsiens. Comme ces derniers, il possède cinq incisives et une canine de chaque côté de la mâchoire supérieure, mais il n'a que trois petites dents postcanines dans son maxillaire[4]. Le palais d`Eriphostoma a des bosses palatines en forme de delta couvertes de nombreuses dents, comme le genre apparenté Gorgonops et de nombreux autres thérapsides basaux, mais pas les gorgonopsiens plus dérivés qui ont tendance à avoir des bosses palatines en forme de crête avec peu de dents[2].
Classification
Ci-dessous, le cladogramme du taxon Gorgonopsia selon Macungo et al. (2026)[5] :
| ◄ Gorgonopsia |
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Paléoenvironnement

Tous les spécimens connus d’Eriphostoma appartiennent au groupe de Beaufort d'Afrique du Sud. L'holotype provient de la formation d'Abrahamskraal (en), mais certains des spécimens mentionnés proviennent de la formation de Teekloof (en). Du point de vue biostratigraphique, il s'étend de la zone d'assemblage supérieure de Tapinocephalus (en) à la zone d'assemblage supérieure de Pristerognathus[4].
Notes et références
Notes
Références
- ↑ (en) Robert Broom, « On some new South African Permian reptiles », Proceedings of the Zoological Society of London, vol. 81, no 4, , p. 1073-1082 (DOI 10.1111/j.1096-3642.1911.tb01976.x, S2CID 85140696, lire en ligne)
- (en) Christian F. Kammerer, « A Redescription of Eriphostoma microdon Broom, 1911 (Therapsida, Gorgonopsia) from the Tapinocephalus Assemblage Zone of South Africa and a Review of Middle Permian Gorgonopsians », dans Christian F. Kammerer, Kenneth D. Angielczyk, Jörg Fröbisch, Early Evolutionary History of the Synapsida, Dordrecht, Springer, coll. « Vertebrate Paleobiology and Paleoanthropology », , 337 p. (ISBN 978-94-007-6841-3, DOI 10.1007/978-94-007-6841-3_11, S2CID 83373524), p. 171-184.
- ↑ (en) Denise Sigogneau-Russell, Theriodontia I: Phthinosuchia, Biarmosuchia, Eotitanosuchia, Gorgonopsia, vol. 17 B/I, Stuttgart, Gustav Fischer Verlag, coll. « Encyclopedia of Paleoherpetology », (ISBN 3437304879)
- (en) Christian F. Kammerer, Roger M. H. Smith, Michael O. Day et Bruce S. Rubidge, « New information on the morphology and stratigraphic range of the mid‐Permian gorgonopsian Eriphostoma microdon Broom, 1911 », Papers in Palaeontology, vol. 1, no 2, , p. 201–221 (DOI 10.1002/spp2.1012, Bibcode 2015PPal....1..201K, S2CID 128762256).
- ↑ (en) Zanildo Macungo, Ricardo Araújo, Bruce S. Rubidge, Michael O. Day, Kathleen N. Dollman et Julien Benoit, « Evolutionary radiation of large‐bodied gorgonopsians from the lower Abrahamskraal formation of South Africa », The Anatomical Record, , ar.70181 (ISSN 1932-8486, PMID 41819826, DOI 10.1002/ar.70181
, S2CID 286500512).
- ↑ (en) Rafel Matamales-Andreu, Christian F. Kammerer, Kenneth D. Angielczyk, Tiago R. Simões, Eudald Mujal, Àngel Galobart et Josep Fortuny, « Early–middle Permian Mediterranean gorgonopsian suggests an equatorial origin of therapsids », Nature Communications, vol. 15, no 1, , p. 10346 (ISSN 2041-1723, PMID 39690157, PMCID 11652623, DOI 10.1038/s41467-024-54425-5
).
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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