Landelies

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La fenêtre tectonique.
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Charleroi
Commune Montigny-le-Tilleul
Code postal 6111
Code INS 52048E
Zone téléphonique 071
Démographie
Gentilé Landelins
Population 1 165 hab. (1/1/2025)
Densité 299 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 22′ 36″ nord, 4° 21′ 00″ est
Superficie 390 ha = 3,90 km2
Localisation
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Landelies (en wallon Landliye) est une section de la commune belge de Montigny-le-Tilleul, située en Région wallonne dans la province de Hainaut.

C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Elle est située en bord de Sambre, un affluent de la Meuse.

Toponymie

Le nom de Landelies trouve son origine dans le mot latin Landiliacus (fundus) signifiant Propriété de Landilla.

Selon d'autres sources, Landelies tirerait son nom du brigand Maurosus (VIIe siècle) qui changea son nom en « Landelin » une fois repenti et converti au christianisme.

Selon d'autres sources encore, ce nom proviendrait de « Landes-li », soit « Le lieu des landes » , les landes étant de vastes étendues de terre inculte couverte de bruyères, de genêts, etc[1].

Géographie

Le village situé sur la rive gauche de la Sambre est bordé par un plateau calcaire à l'ouest et par la Sambre à l'est et au sud. Son altitude varie de 110 mètres au niveau de la Sambre à 195 mètres à la limite avec Fontaine-l'Évêque. Le relief est parfois accidenté avec des affleurements de rochers surtout en bord de Sambre qui a creusé une profonde vallée entre les terrains gréseux et calcaires.

Géologie

Sur le plan géologique, les formations formant le sol de Landelies se sont déposées pour la plupart durant le Dévonien supérieur et le Carbonifère, plus précisément du Frasnien au Namurien[2].

Plusieurs phénomènes géologiques intéressants sont observables à Landelies. Citons notamment :

  • le lambeau de poussée de Landelies, aussi appelé Massif de la Tombe. Il s'étend en aval de Landelies, de part et d'autre de la Sambre. On peut également l'observer à Fontaine-l'Evêque, Mont-sur-Marchienne et Monceau-sur-Sambre. La surface sur laquelle s'est effectué le charriage du lambeau est appelée Faille de la Tombe. D'autres failles secondaires (faille de Landelies, faille de Gaux, etc.), existent à l'intérieur du lambeau lui-même.
Lapié karstique de Landelies.
  • la Fenêtre de Landelies : Durant les deux derniers millions d'années, la Sambre a creusé son lit par enfoncements successifs, en relation avec les périodes de glaciation de l'Europe du Nord. Cette érosion a bien fait apparaître les couches du Carbonifère supérieur sur lesquelles reposaient le bord nord du synclinorium de Dinant et le massif de la Tombe. Les couches de cet affleurement sont plus jeunes que celles qui les entourent : c'est la « Fenêtre de Landelies ».
  • le Grand Lapié de Leernes-Landelies : Un lapié (ou lapia) est un phénomène karstique en surface, grâce auquel le sommet du calcaire forme un relief très découpé marqué d'entonnoirs profonds et séparés par un alignement de chicots résiduels.

Les rochers calcaires des anciennes carrières de Landelies en bord de Sambre, hauts de 42 m, constituent le plus important site d'escalade de la région de Charleroi.

Quartiers

Landelies village, Pont-du-Déversoir, Mouchoirs, Morgnies, Le Vigna et Les Piges.

Hydrographie

Landelies appartient au bassin hydrographique de la Sambre, dont elle constitue un territoire d’affluents secondaires. La commune est traversée par un réseau de ruisseaux non navigables, typiques du plateau hennuyer, qui s’écoulent vers la vallée sambroise. Ces cours d’eau, classés selon la législation wallonne, jouent un rôle important dans la biodiversité locale et dans la gestion intégrée de l’eau[3].

La Sambre

La Sambre traverse Montigny sur environ 350 mètres, formant à l’ouest du village un site au relief marqué, connu sous le nom de Jambe de Bois, où la découverte de vestiges néolithiques a nourri l’hypothèse d’anciennes occupations préhistoriques. Cette portion de vallée, longtemps associée à des traditions locales, s’inscrit dans un paysage qui attira des figures religieuses telles que Saint Bernard, en raison de la réputation spirituelle des abbayes de Lobbes et d’Aulne. La Sambre y est perçue comme un élément structurant du territoire, comparée à une artère reliant les collines régionales et complétant la présence dominante de la Meuse. Les affluents tels que la Biesmelle et l’Eau d’Heure, plus modestes, sont décrits comme des cours d’eau au caractère vif et pastoral, tandis que la Sambre, est associée à une dimension plus méditative dans l’ensemble paysager de l’Entre-Sambre-et-Meuse[4].

La fonction première des installations découvertes demeure incertaine : elles pourraient avoir servi de bains, de lieu de pêche ou de chantier naval lié à un petit port fluvial. La présence d’une étape de batellerie y est toutefois très probable. Durant le haut Moyen Âge, la Sambre était navigable ou flottable jusqu’au site des Castelains, et sa première mention apparaît en 840 sous la forme super fluvium Samera. L’abbaye d’Aulne fut atteinte par les Normands en 880 grâce à cette voie d’eau. À partir du second millénaire, l’édification de barrages destinés aux moulins entrava progressivement la navigation, malgré l’existence de passages rudimentaires assimilables aux premières écluses[4].

Aux XIIe et XIIIe siècles, les abbés d’Haumont firent curer le lit pour permettre l’accès des nefs jusqu’à leur abbaye, sans que cela n’implique nécessairement un trafic commercial entre haute et moyenne Sambre. La plus ancienne charte connue concernant les bateliers date de 1328 et fixe les taxes perçues sur les bateaux remontant depuis Namur jusqu’à La Buissière. Au XVe siècle, la navigation atteignait Maubeuge grâce à l’écluse de Recquignies. Malgré divers projets, la canalisation de la Sambre ne fut pas entreprise avant l’époque moderne[5].

Jusqu’au XVIIIe siècle, la navigation restait difficile : faible tirant d’eau, barrages conçus pour les moulins, diversité des écluses, hauts-fonds nombreux et recours constant aux « chasses d’eau » pour franchir les biefs. Les bateaux circulaient en rames de quatre, dirigées par quelques mariniers, et le halage nécessitait un nombre variable de chevaux selon les tronçons. Les temps de parcours étaient très fluctuants, mais il fallait au minimum cinq jours pour descendre de Landrecies à Namur et quatorze pour remonter[6].

Les embarcations se répartissaient en deux types : jusqu’à 30 tonneaux sur la Sambre supérieure et 40 à 50 tonneaux sur la Sambre inférieure, mais avec une charge réduite à la remonte. Le tronçon entre Lobbes et Charleroi était le plus ardu, imposant des ruptures de charge. Le bief du Trou d’Aulne à Charleroi, long de près de 15 km, comportait de nombreux hauts-fonds et dépendait des retenues d’eau situées en amont. Les ponts maçonnés d’Aulne et de Marchienne compliquaient encore la navigation, tout comme certains passages étroits et dangereux du chemin de halage[7].

La circulation avant la canalisation de la Sambre s’effectuait sur la rive droite, d’Aulne jusqu’en aval du Ry d’Hile, où se rejoignaient les limites de Montigny, Landelies et Gozée. Le passage vers Landelies se faisait à gué près de l’actuel pont Delsaut, tandis que le trafic vers Montigny devait franchir à nouveau la rivière à Malfalise. Une nacelle payante permettait toutefois aux piétons de traverser à pieds secs, sa construction au début du XVIIIe siècle nécessitant trois jours de travail et coûtant neuf écus. Dès les années 1820, la pierre calcaire extraite à Landelies alimentait une verrerie, transportée par bateaux vers Marchienne-au-Pont. Pour remédier aux difficultés de navigation, la canalisation fut décidée afin d’assurer un tirant d’eau constant, un halage continu, une réduction du courant et une augmentation du tonnage des bateaux. Les travaux, adjugés le , se déroulèrent jusqu’en 1832, bien que la navigation fût ouverte dès le . Le roi Guillaume d’Orange inaugura cette même année les écluses de Landelies, numéros 9 et 10[8].

Évolution démographique

  • Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre.
  • 1900 : Scission de Goutroux en 1896

Histoire

Préhistoire

Une présence humaine est attestée à Landelies dès la Préhistoire avec des silex taillés en de nombreux endroits. À la Préhistoire, le territoire de Landelies était recouvert de denses forêts. Le village se situait aux limites de la Charbonnière et de la Fagne. Un bois appelé Charbonnière faisait partie de Landelies jusqu’en 1896, année où le hameau de la Bretagne fut séparé à la suite de la création de la commune de Goutroux[9].

Antiquité

De la période romaine, l'on a notamment retrouvé des sépultures au lieudit « Calvaire Mascaut », des monnaies d'Antonin, des fibules et autres petits objets de la vie quotidienne. Un atelier de construction et de réparation de bateaux datant de l'époque romaine a également été identifié à la « Jambe de Bois » et des tuiles romaines à « La Flatte Roque »[10].

Moyen Âge

En 653, le village était la résidence de saint Landelin, moine d'origine franque, fondateur des abbayes d'Aulne et de Lobbes ainsi que de l'abbaye de Crespin (Valenciennes).

Landelies appartenait à la Provincia Germanica Secunda, dans la civitas Tungrorum, relevant de l’archevêché de Cologne puis du diocèse de Tongres, devenu plus tard le diocèse de Liège. La Sambre formait la frontière entre ce diocèse et celui de Cambrai, et Landelies constituait une paroisse limitrophe du côté liégeois. Au haut Moyen Âge, le christianisme s’implanta dans la région dans le sillage de l’évangélisation attribuée à Saint Martin, dont dépendaient de nombreux sanctuaires du diocèse de Liège. Landelies relevait du Concilium Thudinense (Thuin), l’un des cinq conciles de l’archidiaconé du Hainaut[11].

Landelies apparaît dans le Polyptique de Lobbes (868‑869), attestant l’existence d’une communauté chrétienne. Son église n’était encore, en 1223, qu’une succursale de Gozée. Un premier édifice roman, plus modeste, précéda l’église gothique hennuyère dont subsistent d’importants vestiges. Le chœur et la majeure partie de la nef furent réalisés sous le rectorat de Jehan de Gomerez (1490‑1520), bien que la tour romane soit antérieure (probablement XIIe – XIIIe siècle). La porte néogothique percée dans la tour date des années 1855‑1857[12].

L’église connut plusieurs événements marquants : pose d’ancres et tirants dans le chœur (1751), pillage de la sacristie (1752), incendie de la chaire et de l’autel de la Vierge (1783), transformations au XIXe siècle, incendie du chœur (1860), restauration par l’architecte Osvald Pierard vers 1931, aménagements au XXe siècle. Les fonts baptismaux gothiques en pierre calcaire, datés du début du XVIe siècle, comptent parmi les éléments remarquables du mobilier ancien[13].

Stèle de la famille de Corswarem.

Landelies, mentionné sous les formes anciennes Landileias puis Landeillies, relevait durant le haut Moyen Âge soit du pagus Hainoensis, soit du même cadre territorial que Montigny, selon les interprétations des sources. Le village apparaît dans les versions courte (868‑869) et longue (Xe siècle) du Polyptique de Lobbes, témoignant de son lien ancien avec l’abbaye fondée au VIIe siècle par Saint Landelin. Grâce aux donations du grand propriétaire Hydulphe, mort en 707 après être entré en religion, l’abbaye de Lobbes aurait acquis plusieurs villae du pagus de la Sambre, possiblement dont Landelies. Le village fut intégré au praecinctus de Lobbes, territoire bénéficiant de l’immunité ecclésiastique face aux agents royaux[14].

Après 889, lorsque le vaste domaine de Lobbes passa sous l’autorité de l’Église de Liège, Landelies releva de la châtellenie et avouerie de Thuin, situation confirmée par la charte de Thuin de 1347. À l’époque moderne, Landelies demeura un village principautaire, intégré au Quartier d’Entre‑Sambre‑et‑Meuse, bailliage de Thuin. En 1577 comme en 1595, il est encore attesté comme dépendant de la châtellenie de Thuin. Après la réorganisation territoriale liée à la Révolution française, Landelies fut rattaché au département de Jemappes en 1795[15].

Au Moyen Âge et jusqu'à la Révolution française, la seigneurie de Landelies relève de la principauté de Liège. Le plus ancien seigneur connu est Gauthier Castellin en 1227[10]. En 1315, le village appartient au seigneur de Beaufort et en 1448 à Jacques de Morialmez. Plus tard, il passe dans le giron des familles de Corswarem (dont on retrouve encore des stèles dans l'Église Saint-Martin), de Marbais et de Looz et Niel[16]. Le château des Looz-Corswarem maintenant disparu constituait la demeure seigneuriale. Le dernier seigneur et habitant du château de Landelies a été Guillaume Joseph Alexandre de Looz-Corswarem, prince de Rheina-Wolbeck, comte de Niel, baron de Landelies. Lorsqu'il décède en 1803, le château est vendu en plusieurs lots et démoli par les acquéreurs qui réutilisent les matériaux pour la construction de maisons du village[17].

Le château de Landelies selon une lithographie de Prosper de la Barrière (1823).

Le château de Landelies était un ancien siège seigneurial attesté dès le XVIe siècle. Mentionné en 1579 comme « maison, place et château », il constituait alors la résidence principale des seigneurs de Landelies. Au XVIIIe siècle, les descriptions évoquent un ensemble entouré de douves, composé de deux corps de logis, de trois tours, d’un pavillon carré et d’une vaste basse‑cour. Des représentations anciennes montrent également un jardin à la française et les vestiges d’un bâtiment plus ancien, peut‑être le premier château[18].

Le domaine possédait une chapelle où furent baptisées, en 1774 et 1782, deux filles du duc de Looz‑Corswarem. La famille quitta les lieux en 1787 pour s’établir à Nivelles, laissant le château se dégrader. Mis en vente en 1809, il apparaît au début du XIXe siècle très délabré mais encore doté de quatre tours et d’un pont dormant franchissant un fossé d’environ douze mètres[18].

Vendu par lots, le domaine fut en grande partie démantelé. Le maître de carrière Félix Cuisset récupéra de nombreux matériaux pour des constructions industrielles à Monceau. Les bâtiments annexes furent transformés en habitations formant le lieu‑dit de la Cour du Château. L’entrée monumentale, avec ses tours, subsista jusqu’au milieu du XIXe siècle avant de disparaître à son tour[19].

Époque contemporaine

Landelies connaît un développement économique significatif dès la première partie du XIXe siècle. Il est lié à l'ouverture de carrières d'un calcaire très pur et à la canalisation de la Sambre avec la construction d'écluses en sous le régime hollandais. En 1836, la navigation connaît un essor supplémentaire avec la canalisation de la Sambre française[20]. À partir de 1850, trois chantiers navals sont établis aux environs du déversoir. Ces ateliers étaient en mesure, outre leur activité de réparation, de construire en moyenne six bateaux par an[21]. Un relais de batellerie est également installé en 1907 en amont du village.

À Landelies, suite à la découverte d’une veine de 3 paumes (0,38 m) d’épaisseur, mise au jour par une fosse de 12 m creusée près du futur site de la gare, le gouvernement hollandais accorda une concession houillère. L’entrée du petit puits de mine se trouvait au sud de la basse-cour de l’ancien château. Couvrant 284,5 ha, la concession de Leernes-Landelies fut attribuée par arrêté royal le à Julien-André-Joseph Cossée, qui ne l’exploita jamais.[22].

En 1852, Landelies voit l'arrivée du chemin de fer et la construction d'une gare. La gare et les ateliers de réparation de locomotives dans des hangars à proximité ont notoirement facilité le transport de personnes et de marchandises (notamment en provenance des carrières de calcaires et de grès).

La ligne ferroviaire d’Erquelinnes à Marchienne-au-Pont, concédée par arrêté royal du à la société A.-H. Neville & Cie, devait initialement couvrir 27 km en double voie. Le capital social, fixé à 13 millions de francs, fut approuvé le . Conçue comme l’un des premiers investissements britanniques en Belgique, l’entreprise fut rapidement fragilisée par les crises économiques de 1846 à 1848, retardant l’ouverture de la ligne jusqu’au . La construction, longue de sept ans, atteignit un coût supérieur à 800 000 francs par kilomètre en raison de quinze ouvrages d’art franchissant la Sambre[23].

L’infrastructure totale atteignait 31 km entre la frontière française et Charleroi-Centrale, comprenant des sections exploitées conjointement avec l’État et l’Entre-Sambre-et-Meuse. Les stations desservies étaient Charleroi, Marchienne, Landelies, Thuin, Lobbes, La Buissière, Solre-sur-Sambre et Erquelinnes. Les difficultés financières de la société anglaise facilitèrent la prise de contrôle de l’exploitation par la Compagnie du Nord-Français, qui obtint un bail en 1854. Cette situation donna naissance à l’appellation « Nord-Belge », désignant les lignes belges exploitées par cette compagnie[24].

Le Nord-Français investit environ 8 millions de francs dans des installations techniques, notamment un atelier ferroviaire à Saint-Martin (Montigny-le-Tilleul/Marchienne-au-Pont). Vers 1860, la ligne formait un segment de l’axe international Paris-Cologne, parcouru en douze heures, avec une recette journalière dépassant 150 francs par kilomètre. Le territoire de Landelies fut également traversé par la ligne privée du charbonnage de Monceau-Fontaine et, dès 1865, par la ligne Baume–Marchienne de la Compagnie du Centre, destinée à relier les bassins industriels du Centre et de Charleroi. Un point d’arrêt fut ouvert à Landelies le , rebaptisé Goutroux en 1896[25].

Landelies s'étendait autrefois jusqu'au hameau de « La Bretagne » qui, en 1896, a fini par en être séparé administrativement donnant naissance à la commune de Goutroux. Au total, les deux communes comptaient chacune environ 1 100 habitants déjà à l'époque (pour 1200 maintenant à Landelies).

De à , la commune de Landelies est intégrée au Grand Charleroi sous occupation allemande.

Lors de la fusion des communes en 1977, Landelies est fusionnée avec Montigny-le-Tilleul, tandis que Goutroux a été fusionnée à Charleroi avec 14 autres communes.

Liste des bourgmestres jusqu'en 1977

  • Pierre François Velart, vers 1750, mayeur.
  • Gilles Mathieu, de 1801 à 1807, maire.
  • André Bouton, de 1808 de 1814, maire.
  • Albert Picard, de 1815 à 1824, maire/mayeur.
  • Charles Decamps, de 1825 à 1848.
  • Lambert Loiseau, de 1848 à 1854.
  • Émile Decamps, de 1854 à 1878, ingénieur civil.
  • Laurent Augustin, de 1878 à 1880, industriel.
  • Jean-Pierre Couturier, de 1881 à 1888.
  • Désiré Laloyaux, de 1888 à 1907.
  • Hector Bouton, de 1907 à 1921.
  • Fernand Bal, de 1921 à 1936.
  • Fernand Farcy, de 1936 à 1938.
  • E. Lagage, de 1938 à 1942 et à 1944.
  • F. Peeters, de 1944 à 1946.
  • Arthur Noël, de 1947 à 1961.
  • Lucien Brunard, de 1961 à 1967.
  • Henri Laloyaux, de 1967 à 1976 (PLP).

Patrimoine et culture

L'église Saint-Martin de Landelies.

Patrimoine architectural

  • L'église Saint-Martin : classée au patrimoine wallon. La première mention d'une église se trouve dans une charte de 1223. Elle se compose d'une tour romane du Xe siècle en grès dont les angles sont renforcés par un appareillage, d'un chœur gothique et d'une nef bâtie en 1518 et possède des stèles du XVIIIe siècle au nom de la famille de Corswarem. La porte d'entrée a été percée en 1855. L'église a été incendiée en 1783 et 1860 et elle fut rénovée en 1931 par O. Piérard[26].
  • L’ancien hôtel communal, portant le millésime 1865, fut construite après la décision du Conseil communal du de remplacer l’ancien bâtiment, qui abritait déjà une école, le logement de l’instituteur et la salle du Conseil. Une parcelle de prairie fut acquise auprès de la fabrique d’église et devint propriété communale par arrêté royal du . L’édifice fut adjugé en 1864 aux entrepreneurs Renson, Scaillier et Durieux pour 35 640 francs, et inauguré en 1866. Il regroupait alors les salles du Conseil et du secrétariat, deux écoles (filles et garçons) ainsi que les logements des instituteurs. Situé en bordure de l’actuelle place des Combattants, le bâtiment adopte un style néo‑médiéval caractérisé par sa symétrie, l’usage dominant de la brique, un soubassement en calcaire blanc, un double perron, un balcon à colonnettes métalliques, des toitures en tuiles et ardoises, ainsi que deux ailes à pignons débordants et à gradins. Les linteaux en pierre rappellent ceux du château Wilmet à Montigny[27]. Aujourd'hui, elle sert de logements privés et sociaux[28].
  • Une tourelle au-dessus de l'Église dans la rue de Leernes est l'unique vestige du château seigneurial des de Looz-Corswarem. Les habitations à droite de la tourelle sont des dépendances de l’ancien manoir transformées ou reconstruites[17]/
  • L'écluse no 9 de Landelies construite en 1828 sous la période hollandaise[29].
  • Dans la rue de Leernes, la ferme Miesse est un bâtiment en pierre appareillées avec en son milieu une tour avec un soubassement en pierre[10].
  • La Ferme de l’Espinette est un ensemble rural en quadrilatère, dont le corps de logis en moellons calcaires remonte au XVIIe siècle. Les autres bâtiments, en brique et calcaire, ont été largement remaniés aux XIXe – XXe siècles. L’habitation principale, à deux niveaux sous haute toiture d’éternit à coyaux et croupe, présente une façade ordonnée par chaînes d’angle, percée de fenêtres jadis à croisée et de portes en plein cintre. On y trouve également une baie de fenil et un écoulement d’eau en pierre. Les élévations latérales et arrière conservent quelques baies traditionnelles à meneau ou croisée. En vis‑à‑vis, une grange en long prolonge l’ensemble. Issue d’un gros œuvre en moellons du XVIIe siècle, elle a été transformée à plusieurs reprises et s’ouvre par une large porte en plein cintre, surmontée de fenêtres à jour unique. La toiture est en tuiles à demi‑croupes. Les dépendances, majoritairement du XIXe siècle, reposent sur des bases plus anciennes en moellons. Un hangar récent complète l’ensemble. À l’extérieur du quadrilatère subsiste un fournil du XVIIIe siècle, aujourd’hui habitation, petit volume en calcaire sous toit de tuiles, doté de baies à montants harpés[30].

Culture

  • Bibliothèque Thomas Peeters.
  • Une scène du film Mandy avec Nicolas Cage a été filmée en 2018 sur le site des carrières de la Sambre avec des scènes de cascade et l'explosion d'un bâtiment.

Folklore

La ducasse d'Jean.

Depuis 1974, Landelies peut revivre chaque année la Ducasse D'jean qui avait cessé après 1964. C'est donc grâce à des personnes tels que Guy Tonnelier, Jean-Louis Van herck et dix autres membres du comité que cette festivité a pu reprendre son cours depuis 1974. Depuis plus d'une centaine de membres ont eu le privilège de côtoyer D'jean durant le 3e week-end de septembre pour le promener le dimanche dès 8 heures du matin et le voir s'en aller dans un feu de joie la nuit tombée.

Enseignement

Enseignement communal : école de Landelies « la Chouette École de Landelies » (maternel et primaire).

Galerie

Économie

Tissu économique actuel à Landelies

  • Les Calcaires de la Sambre à Landelies : la carrière du Blanc Caillou, située le long de la Sambre, exploite un gisement de calcaire depuis près de deux siècles. En , Jacques-Aubin Dolbeau, géologue et officier français dans l'armée napoléonienne, se dirigeait le long de la Sambre vers Waterloo pour y prendre part à la bataille et a remarqué le gisement de calcaire très pur de Landelies. Il en commence l’extraction plusieurs années plus tard. À présent, l'utilisation du calcaire sert à la décoration, la construction et l’industrie à destination des entreprises et des particuliers[31].
  • Le Domaine du Blanc Caillou : vignoble et coopérative vinicole sur le plateau en bord de Sambre créé il y a moins de dix ans en concertation avec les Calcaires de la Sambre.
  • Le port de plaisance de Landelies : il est géré par le Yacht Club de Haute Sambre et accueille des bateaux de plaisance ne dépassant pas quinze mètres de long[32]. Depuis la réouverture du canal de l'Oise côté français en , la navigation de plaisance sur la Sambre a fortement augmenté notamment en direction de Paris.
  • Recypark Montigny-le-Tilleul (Landelies).

Anciennes industries

Deux chantiers de construction et de réparation de bateaux occupaient l’îlot, en amont du barrage-déversoir. Le plus ancien, situé plus haut, avait été créé en 1850. Il s’étendait avec son bassin de radoub et eut pour patrons-constructeurs Dethiers, Dethy, Mercier, Coqlet, le père, puis son fils aîné, Firmin[29].

Transport et mobilité

Landelies dispose d'une gare sur la ligne ferroviaire Charleroi-Central - Maubeuge. Le temps de trajet en train entre Landelies et Charleroi s'élève à dix minutes.

Le village est sur une ligne du bus TEC et est desservi par le bus 173 Charleroi-Central - Piéton.

Enfin, Landelies se trouve sur le RAVeL W6 « Au fil de l’eau », itinéraire cycliste en site propre. Cet itinéraire emprunte le chemin de halage le long de la Sambre et relie Landelies à Charleroi et Thuin. Par ailleurs, Landelies se situe sur la route EuroVelo3, également nommée « Véloroute des pèlerins » . Il s'agit d'une route longue de 5 122 km qui relie Trondheim en Norvège à Saint-Jacques-de-Compostelle en Espagne. L’itinéraire traverse ainsi sept pays, la Norvège, la Suède, le Danemark, l’Allemagne, la Belgique, la France et l’Espagne[33].

Promenades et tourisme vert

Via ferrata de Landelies.

Réserve naturelle et ornithologique de Landelies

En aval de Landelies, la réserve naturelle de Landelies, Site de Grand Intérêt Biologique (SGIB), occupe un versant escarpé de la vallée de la Sambre. Elle couvre une surface de 24 hectares.

Le site est situé sur un plateau calcaire couvert de bois. L'on y trouve une chênaie calcicole comportant diverses variétés telles que des charmes, érables champêtre, frênes, mérisiers, etc. Des pelouses calcaires sont présentes sur les crêtes rocheuses. L'on note également des massifs de buis dans le sous-bois. On y trouve en abondance une plante rarissime en Belgique : l'arabette tourette. Plusieurs espèces de rapaces nocturnes et diurnes ont établi leur nid sur le site d'anciennes carrières calcaires[34]. Les sentiers qui y sont tracés en surplomb de la vallée de la Sambre permettent de rejoindre ces anciennes carrières de Landelies, principal site d'escalade dans la région de Charleroi.

Bois du Prince

En amont de Landelies, de nombreux sentiers à l'intérieur du Bois du Prince en bord de Sambre ou sur son versant permettent de relier ce village au site touristique de l'Abbaye d'Aulne.

Activités de plein air et ancrage territorial

Landelies bénéficie d’un environnement naturel remarquable, propice aux promenades, randonnées et parcours didactiques. L’ICML propose notamment des parcours guidés autour du village, mettant en valeur les paysages, les anciennes carrières, les points de vue sur la Sambre et les traces historiques (notamment celles de la bataille de Charleroi en 1914)[35].

La région accueille également des marches Adeps et de nombreuses activités gratuites ou peu coûteuses dans les environs immédiats, renforçant l’attractivité du village pour les amateurs de nature et de loisirs accessibles[36].

Sport et vie associative

Sport

  • La salle Omnisports Henri Laloyaux accueille différents clubs/disciplines sportives[37]: Judo Club de Landelies, psychomotricité, gymnastique, danse de salon et yoga ;
  • Marche: Club pédestre « Les Sympas de Landelies » [1];
  • Escalade : rochers calcaires de Landelies en bord de Sambre, hauts de 42 m. Ils proposent une trentaine de voies équipées par le Club alpin belge de difficulté moyenne à extrêmement difficile en dalle et une via ferrata ;
  • Pêche : le long de la Sambre et de l'étang, ancien bras de la Sambre (al vîye Sambe), à proximité de l'Abbaye d'Aulne ;
  • Club de Tir L50 : tir au pistolet et à la carabine en calibre 22LR à titre sportif (disciplines de tir olympique).

Vie associative

La vie culturelle landeline est structurée autour de l’ICML (Initiatives Communales Montigny‑Landelies), une ASBL qui programme spectacles, expositions et actions de médiation culturelle. L’ICML joue un rôle central dans la valorisation du patrimoine local, notamment via des audioguides, des expositions d’artistes locaux, et l’utilisation de lieux emblématiques comme la salle Laloyaux ou le vignoble du Blanc Caillou[38].

Un événement identitaire majeur est la Ducasse D’Jean, décrite comme une véritable « communion d’esprit et de cœur » rassemblant chaque année les habitants autour d’un sentiment d’appartenance très marqué[38].

La dimension sociale est portée par des associations partenaires telles que Solidaris, qui organise régulièrement des visites découvertes, ateliers et activités destinées notamment aux seniors. Ces initiatives renforcent la convivialité et l’inclusion, en particulier pour les publics âgés ou isolés[39].

Les conseils consultatifs (aînés, jeunes, enfants) sont également sollicités dans la dynamique associative, favorisant une participation citoyenne large et structurée[38].

Jumelage

Landelies est jumelée depuis 1971 avec : Drapeau de la France Cousolre (France)[40].

Notes et références

  1. Léon Foulon et Arthur Aubert, Contribution à l'histoire de la commune de Landelies et de sa filiale Goutroux, , 148 p.
  2. La Carrière « Calcaires de la Sambre » à Landelies, Histoire-Géologie-Minéralogie-Exploitation, 1re édition, Monographie du 4M (Association des Micro-Monteurs de Minéraux de Montigny-le-Tilleul), 2002
  3. « Rivières & ruisseaux — Montigny-le-Tilleul », sur www.montigny-le-tilleul.be (consulté le )
  4. Jules Sottiaux, Histoire de Montigny-le-Tilleul, Marchienne-au-Pont, Éditions A. Lambillon et fils, (réimpr. (réimpr. 1983)), 318 p., p. 65
  5. Huybrecht 1996, p. 39-40.
  6. Huybrecht 1996, p. 40.
  7. Huybrecht 1996, p. 54-56.
  8. Huybrecht 1996, p. 61.
  9. Huybrecht 1996, p. 48.
  10. L. W., « Connaissons notre pays : Landelies », Journal de Charleroi,‎ , p. 6 (lire en ligne Accès limité)
  11. Huybrecht 1996, p. 7-8.
  12. Huybrecht 1996, p. 8-57.
  13. Huybrecht 1996, p. 57.
  14. Huybrecht 1996, p. 12.
  15. Huybrecht 1996, p. 12-13.
  16. Théodore Bernier, Dictionnaire géographique, historique, archéologique, biographique et bibliographique du Hainaut, Mons, Hector Manceaux, (lire en ligne), p. 289-290
  17. Claude Demoulin et Th Peeters-Arnoldy, « L’hôtel communal et château de Landelies », sur Geocoaching, (consulté le )
  18. Huybrecht 1996, p. 52.
  19. Huybrecht 1996, p. 52-53.
  20. « La Sambre en Avesnois : historique d’une rivière au parcours surprenant », sur Patrimoine-avesnois (consulté le )
  21. Commune de Montigny-le-Tilleul, « Balade au fil de l'eau - audioguide de Landelies », sur Montigny-le-Tilleul.be (consulté le )
  22. Huybrecht 1996, p. 64.
  23. Huybrecht 1996, p. 45.
  24. Huybrecht 1996, p. 45-46.
  25. Huybrecht 1996, p. 46-58.
  26. Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 20, p. 401.
  27. Huybrecht 1996, p. 51.
  28. Bioul 2017, p. 12.
  29. Huybrecht 1999, p. 120.
  30. Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 20, p. 403-404.
  31. « Calcaires de la Sambre, une pierre de qualité ! », sur Calcaires de la Sambre (consulté le )
  32. « Le port », sur Yacht Club de Haute Sambre (consulté le )
  33. « A vélo », sur Ville de Charleroi (consulté le )
  34. « Landelies - Site de Grand Intérêt Biologique (SGIB) », sur Biodiversité en Wallonie (consulté le )
  35. « Landelies, Découverte du village » [PDF], sur montigny-le-tilleul.be (consulté le )
  36. « landelies: toutes les activités gratuites ou pas chères », sur Quefaire.be (consulté le )
  37. « Réservation salle Henri Laloyaux — Montigny-le-Tilleul », sur www.montigny-le-tilleul.be (consulté le )
  38. « Une Commune Culturelle et éducative », sur Ensemble (consulté le )
  39. « Landelies », sur Les Associations Solidaris, (consulté le )
  40. « Comité de jumelage — Montigny-le-Tilleul », sur www.montigny-le-tilleul.be (consulté le )

Voir aussi

Bibliographie

  • Anne-Catherine Bioul et al., Le patrimoine du Val de Sambre : De Landelies à Erquelinnes, Institut du Patrimoine wallon, coll. « Carnets du patrimoine » (no 144), , 60 p. (ISBN 978-2-87522-022-6).
  • Dr Huybrecht, Montigny-le-Tilleul Landelies : De la Belle Époque aux années folles, A.S.B.L. Les Amis de Montigny, , 78 p.
  • Bernard Huybrecht, L'Entité de Montigny-le-Tilleul, Alan Sutton, coll. « Mémoire en images », , 128 p. (ISBN 2-84253-357-7)
  • Bernard Huybrecht, L'Entité de Montigny-le-Tilleul & Aulne, t. 2, Tempus, coll. « Mémoire en images », , 128 p. (ISBN 978-90-76684-99-4)

Articles connexes

Liens externes

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