Louise-Félicité de Keralio

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(à 64 ans) Bruxelles |
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Journaliste, rédactrice en chef, éditrice, imprimeuse, militante, traductrice, militante pour les droits des femmes, écrivaine, independent publisher |
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Joseph Abeille (grand-père) |
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Louise-Félicité de Keralio ou Louise de Keralio, aussi connue sous le nom de Louise Robert, née le à Paris et morte le à Bruxelles, est une femme de lettres et journaliste française, active du règne de Louis XV au règne de Louis XVIII, en passant par la Révolution et l'Empire.
Issue d'une famille de la petite noblesse de Bretagne, les Guynement de Keralio, elle se distingue au cours de la Révolution française par son action politique résolue, étant la première femme française à fonder un journal[1], qui sous différents titres et formats, dure du mois d'août 1789 au mois de juillet 1791.
En 1791, elle épouse un membre du Club des cordeliers, celui de Danton et de Desmoulins, François Robert, par la suite député à la Convention nationale (septembre 1792) votant la mort de Louis XVI en janvier 1793.
À partir de 1799, elle et son époux vivent au château de Matagne-la-Petite (actuelle province de Namur en Belgique), qui est alors une commune de la République française. En 1815, la seconde Restauration condamne François Robert à l'exil en tant que député régicide. Le couple s'installe à Bruxelles, devenue une ville du royaume des Pays-Bas.
Louise de Keralio est parfois considérée comme une annonciatrice du féminisme, mais cette appréciation est contestée, car ses idées sur la place de la femme dans la société apparaissent plutôt rétrogrades[2],[3], en contradiction avec son comportement et ses engagements politiques au cours de la Révolution française.
Biographie
Origines familiales et formation
Louise-Félicité nait le à Paris.
Elle est la fille de Louis-Félix Guynement de Kéralio[4] (1731-1793), chevalier, officier dans l'armée royale, et de Françoise Abeille (1725-1795), fille de l'ingénieur Joseph Abeille, femme de lettres, qui ne vont se marier que quelques mois plus tard.
Elle est la nièce d'Auguste (1715-1805), Agathon (1723-1788) et Alexis de Keralio, tous trois officiers.
Françoise, d'abord ondoyée, est baptisée seulement à l'âge de six mois, le , à Valence (église Saint-Jean-Baptiste[5],[6],[a], à Valence[7]), quelque temps après le mariage de ses parents à Paris dans l'église Saint-Jean-en-Grève.
À partir de 1758, Louis-Félix de Keralio est professeur de tactique à l'à l'École militaire (créée en 1751 par Louis XV) et publie plusieurs ouvrages (principalement sur la théorie militaire) à partir de cette époque.
Formée par son père et sa mère, elle n’a que 16 ans (1772) lorsqu’elle se lance dans l'écriture en traduisant les Nouveaux Extraits des mémoires de l’Académie de Sienne[réf. nécessaire][8]
Carrière sous l'Ancien Régime
Elle travaille beaucoup, se consacrant à des traductions, à des recueils, et à une fresque historique traitant de l'histoire de l'Angleterre avant les Stuarts de Catharine Macaulay, notamment sur le règne d'Élisabeth Ire.
En 1773, un projet de mariage avec Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814) échoue du fait qu'il ne réussit pas à obtenir un poste à l’École militaire[9].
Elle fréquente la cour de Versailles d' à [réf. nécessaire].
Son premier ouvrage est publié en 1785. C'est pour elle l’occasion de rendre un hommage appuyé à son père et à ses qualités intellectuelles.
En 1786, un deuxième livre parait à son nom, Collection des meilleurs ouvrages françois, composés par des femmes, dédiée aux femmes françoises, est dédié à sa mère, traductrice et écrivaine, à qui elle rend un hommage plus genré[pas clair][10] (14 volumes de 1786 à 1789).
En 1786, elle fait aussi paraître une Histoire d’Elisabeth Ire, reine d’Angleterre (1786-1788). Elle considère Élisabeth Ire comme une grande reine, qui, écrit-elle, possède « tous les traits d’un caractère mâle[10] ».
Avec Jean Lagrange[Qui ?], elle constitue par un acte du , une société « pour exploiter un commerce de librairie » qu'elle installe chez elle (au numéro 17, rue de Gramont à Paris) et qui sera dissoute en . Ses parents sont alors obligés de se porter garants pour les dettes[11] de la société.
Le , elle est élue membre honoraire de l'Académie des sciences, lettres et arts d'Arras[10]. Robespierre, qui en est le président, préside la réception[12].
En , le journaliste originaire de Genève Jacques Mallet du Pan (1749-1800) fait son éloge dans le Mercure de France à propos de son Histoire d’Élisabeth Ire : « Il existe une foule accablante d'histoires, d'historiographes et très peu d'historiens. Jusqu'ici nous n'avions pas vu en France d'historienne ; Mlle de Kéralio est je pense la première. »
En 1788, elle devient membre de la Société patriotique bretonne[13].
En 1789, alors que débute la Révolution française (les états généraux, réunis le 5 mai à Versailles, deviennent l'Assemblée nationale constituante le 9 juillet ; le roi et l'Assemblée sont ramenés à Paris le 6 octobre par la foule révolutionnaire et la garde nationale).
Son père devient alors membre de la Société des Amis de la constitution[10], connue ultérieurement comme le Club des jacobins. En juillet 1789, il devient commandant du 3e bataillon de la garde nationale de Paris, le Bataillon des Filles-Saint-Thomas
Période de la Révolution française
Les journaux de Louise de Keralio (août 1789-juillet 1791
Le , elle fonde à Paris le Journal d'État et du citoyen[14] dont l'épigraphe est « Vivre libre ou mourir ». Il s'agit d'un hebdomadaire de 16 pages.
Elle est la première et probablement la seule femme du XVIIIe siècle à fonder un journal dont elle devient rédactrice en chef[10].
En décembre 1789, le titre de son journal devient Le Mercure national (sous-titré Journal d'État et du citoyen pour marquer la continuité), toujours hebdomadaire mais passant à 72 pages[10].
En (, le titre évolue de nouveau, devenant Le Mercure national et Révolutions de l’Europe, à la suite d'une fusion avec le journal Les Révolutions de l'Europe d’Antoine Tournon (d). Ce dernier quitte la rédaction en pour fonder Le Mercure universel.
Le Mercure national continue sa publication (sur 32 pages), jusqu’à fin [10].
Lorsque le Liégeois Lebrun-Tondu se joint à la rédaction, le titre devient Le Mercure national et étranger - Journal politique de l’Europe, quotidien du au .
Puis de nouveaux désaccords l’amènent à se retirer : elle termine sa carrière de journaliste en [10], quelques mois avant la naissance de sa fille Adélaïde, le .
Bien que ces périodiques aient une influence certaine dans le milieur des républicains et des jacobins, ils se vendent peu, et l'entreprise se termine par des dettes[10].
Autres activités de juillet 1789 à août 1792 (période de la monarchie constitutionnelle)
Elle anime, d'abord dans l’appartement de ses parents (d'abord au 17 rue de Grammont, puis au 2 rue des Marais-Saint-Germain, enfin au 10 rue de Condé), un club dans lequel nait l'idée du républicanisme adapté à la France et d'un parti républicain. L'historien Alphonse Aulard (1849-1928) décrit dans un article de 1898 le rôle du salon de Louise de Keralio en indiquant que « le parti républicain est né en 1791 sur le canapé d'une femme de lettres, où on a pu dire qu'il tenait tout entier jusqu'au ».
Elle soumet au garde des Sceaux[Qui ?], conjointement avec Louis Potier de Lille (1750-1794), le projet d'une imprimerie du district des Filles-Saint-Thomas, qui est refusé le , au motif que les femmes ne peuvent diriger une imprimerie. Elle ne fait pas état de cette décision discriminatoire dans son journal[10].
Par un contrat du [15], elle épouse François Robert, membre du Club des cordeliers et patriote convaincu. Elle habite alors avec ses parents un appartement situé 17, rue de Grammont, dans la paroisse Saint-Eustache[10]. Parmi leurs témoins figurent Nicolas-Jean Hugou de Bassville, assassiné à Rome le , et Louis Potier de Lille, mort guillotiné le [16].
En , elle publie dans son journal un article intitulé « Sur l'influence des mots et le pouvoir du langage » où elle propose d'introduire le tutoiement en signe de fraternité. Elle est également à l'origine de la disparition des titres de civilité, « Monsieur » et « Madame », au profit de « Citoyen » et « Citoyenne ». Elle signe dès lors ses articles « Sœur Louise Robert » (sœur pour : « membre de la Société fraternelle des patriotes de l'un et l'autre sexe »).
Elle est en effet membre de deux sociétés mixtes, la Société fraternelle de l'un et l'autre sexe, fondée par Dansart[Qui ?] en [10] et la Société des indigents, fondée par Prudhomme[Qui ?] en mars[10].
Elle fait écrire à son époux, dès : « Le Républicanisme adapté à la France » et dépense beaucoup d'argent pour la publication de ce journal[réf. souhaitée]. Elle se bat également contre l'esclavage dans les colonies, sans être membre de la Société des amis des Noirs.
Lors de la journée du , marquée, à la suite de la tentative de fuite du roi (20 juin 1791) par la fusillade du Champ-de-Mars (la garde nationale commandée par La Fayette tire sur les pétitionnaires demandant la déchéance de Louis XVI), elle est présente en première ligne[réf. nécessaire] sur l'autel de la patrie.
Elle est très liée à Danton[17], dont son mari est le secrétaire, et à Camille Desmoulins, bien que l'épouse de celui-ci, Lucile, ne l'aime pas[18].
Dans ses écrits de prison, Manon Roland, « Madame Roland » (1754-1793), épouse du girondin Jean-Marie Roland de La Platière (1734-1794), apparait lui être très hostile[10].
Louise de Keralio et les droits des femmes
Elle s’oppose à l’entrée d’Etta Palm (1743-1799), originaire des Provinces-Unies (actuels Pays-Bas), dans la Société fraternelle, car elle vient du Cercle social, club que Louise a critiqué dans Le Moniteur, appelant ses membres (hommes) à apprendre aux femmes du Cercle « à se renfermer dans leurs maisons, à s’y rendre utiles et agréables à leurs maris, à leurs pères, à leurs frères, à y nourrir, à y former leurs enfants. », point de vue assez antiféministe. Pour empêcher l’admission d’Etta Palm, elle l’accuse d‘être une espionne et une fille de mauvaise vie[10].
Durant toute cette période, elle a une importante activité au sein des journaux successifs qu’elle dirige ou codirige. Si ses idées politiques générales en font une républicaine avancée, sa pensée sur les droits et la place de la femme dans la société est très conservatrice. Si son journal publie en un article (d’un auteur masculin) jugeant le divorce comme relevant du droit naturel, elle insère une note explicitement sexiste[réf. nécessaire] (« sans élever une faible lumière jusqu’à une discussion sur des points de loi, contre des hommes faits pour en décider »)[10]. Dans son numéro du , où Armand-Joseph Guffroy propose « d’admettre les femmes dans les assemblées primaires, pour délibérer sur le choix des municipalités », elle répond que « le plus grand bien que la constitution puisse faire, c’est d’écarter à jamais les femmes [du gouvernement] » pour ensuite assigner aux femmes leur place : le foyer, et leur rôle, l’éducation des enfants[10].
Selon l'historienne Annie Geffroy, l’antiféminisme de Louise de Keralio est « une énigme, car sa pensée duelle-sexiste[pas clair] est en contradiction avec sa pratique, pionnière, de militante et de journaliste »[10].
Période de la chute de Louis XVI (10 août 1792) et de l'avènement de la république (22 septembre)
Le , elle subit l'attaque de trois individus qu’elle décrit comme des « honnêtes gens » (Aulard les identifie comme des royalistes) qui tentent de lui enlever sa cocarde tricolore. Elle se défend seule « avec un petit couteau, des réponses fermes et un rouleau de musique » et les met en fuite. Elle fait ensuite le récit de cet attentat à la tribune du Club de jacobins[19].
Le 10 août 1792, Louis XVI est renversé et emprisonné. L'Assemblée législative ordonne la convocation d'une nouvelle assemblée constituante. Celle-ci, élue durant l'été 1792, se réunit le 21 septembre, adoptant le nom de Convention nationale, et proclame la Première République le 22. François Robert est élu député de Paris à la Convention, aux côtés de Georges Danton et de Camille Desmoulins.
Période de la Première République (1792-1799)
À la fin du mois de , certains républicains veulent que le port de la cocarde tricolore devienne obligatoire pour les femmes comme elle l'est déjà pour les hommes. fin. Louise de Keralio n'est pas favorable à cette mesure, estimant que la cocarde ne devrait pas être obligatoire, mais réservée aux vraies citoyennes, c’est-à-dire les femmes mariées[pas clair][10].
En janvier 1793, François Robert fait partie des députés qui votent la mort de Louis XVI (il seront désignés comme « régicides » lors de la seconde Restauration et condamnés à l'exil).
En 1794, la République française annexe les Pays-Bas autrichiens (actuelle Belgique), où son époux a des parents. Sa famille est particulièrement implantée dans la région de Dourbes en Wallonie (actuelle province de Namur). Son oncle, Hubert Bonaventure Robert, proche de la famille de Hamel, a acquis la seigneurie de Dourbes en 1779.
Période du Consulat et de l'Empire (1799-1814)
En 1799, Louise de Keralio et son époux achètent le château des Hamel à Matagne-la-Petite (actuelle province de Namur) et l'occupent jusqu'en 1810, année où ils se trouvent dans l'obligation de le revendre pour faire face à leurs dettes.
Leur fille Adélaïde (né en 1791) épouse le musicologue belge François-Joseph Fétis (1784-1871), lui donnant un fils, Édouard (1812-1909), historien de l'art et de la musique.

Période des Cent-Jours et de la seconde Restauration (1815)
En 1815, durant les Cent-Jours (période du retour de Napoléon de l'île d'Elbe), Robert est nommé sous-préfet de Rocroi (département des Ardennes).
Mais lorsque Louis XVIII est rétabli sur le trône à la suite de la défaite de Waterloo, Robert, qui a voté la mort du roi, doit quitter le royaume de France : il s'exile à Bruxelles, les anciens Pays-Bas autrichiens faisant maintenant partie du royaume uni des Pays-Bas (jusqu'à la révolution belge de 1830 et à la création du royaume de Belgique).
Dernières années (1815-1822), mort et funérailles
François Robert exerce alors la profession de commerçant en alcool[réf. nécessaire].
Louise-Félicité de Keralio meurt à Bruxelles le 31 décembre 1822. Son époux y meurt le 13 avril 1826.
Publications
Traductions
- Les nouveaux extraits des mémoires de l’Académie de Sienne, 1772 (traduction de l'italien)[réf. nécessaire]
- John Gregory, Essai sur les moyens de rendre les facultés de l’homme plus utiles à son bonheur, 1775
- Riguccio Galluzzi, Histoire du grand-duché de Toscane sous le gouvernement des Médicis, traduction de Jean Baptiste Lefebvre de Villebrune et Louise Félicité de Keralio, Paris, Rue et Hôtel Serpente, 1782, en ligne sur Google Books (quatre volumes, 1782-1784)
- Henry Swinburne,Voyage dans les Deux-Siciles (ouvrage écrit entre 1777 et 1780)[b]
- John Howard, État des prisons, des hôpitaux et des maisons de France en 1788
- L’Étranger en Irlande ou Voyage dans les parties méridionales et occidentales de cette île, 1805
- Voyage en Hollande et dans le midi de l’Allemagne, sur les deux rives du Rhin, 1806
Œuvres
Avant la Révolution
- Adélaïde ou Mémoires de la marquise de M***, écrits par elle-même, Paris, 1783, en ligne sur Google Books (ouvrage commencé en 1776 et terminé en 1782)
- Voyage en Suisse, 1785
- Censeur universel anglais (collaboration à ce journal, 1785-1786)
- Histoire d'Élisabeth, reine d’Angleterre, 1786-1788 — Sous le nom de Louise Félicité Robert
De 1786 à 1789, elle est éditrice des 14 volumes de la Collection des meilleurs ouvrages françois, composés par des femmes, dédiée aux femmes françoises, en ligne : t. 1 ; t. 2 ; t. 3
Pendant la Révolution
- Observations sur quelques articles du projet de constitution de Monsieur Mounier, 1789 (essai politique)
- Les Crimes des reines de France, depuis le commencement de la monarchie jusqu'à Marie-Antoinette, 1791[20]
- Discours sur l’administration des hôpitaux, 1791
- Une réponse à Louvet, 1791 (essai politique)
Sous le Premier Empire
- Amélie et Caroline ou l’Amour et l’amitié, 1808
- Alphonse et Mathilde ou la Famille espagnole, 1809
- Rose et Albert ou le Tombeau d’Emma, 1810
- Éléments de construction, 1810
Généalogie
| François Fiacre Guinement | Marguerite Rose Bodin | Joseph Abeille (1673-1756) | Madeleine de Labat | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Agathon Guinement, chevalier de Keralio (1723-1788) | Auguste Guy Guinement de Keralio (1715-1805) | Louis-Félix Guynement de Kéralio (1731-1793) | Marie-Françoise Abeille (1727-1795) | Louis Paul Abeille (1719-1807) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Louise-Félicité de Keralio (1756-1822) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Postérité
Notoriété
Louise-Félicité de Keralio peut difficilement être considérée comme féministe, car elle ne prône pas l'égalité des sexes. Son idéal politique est une société sexiste. Dans son projet, les femmes sont exclues de la sphère politique, elles sont assignées à la sphère domestique.
Par contre, elle est incontestablement une pionnière de l’activité politique féminine. Elle est la première femme à être rédactrice en chef d'un journal politique. Elle signe ses articles en son nom propre. Ses positions ne sont pas celles de son père ni de son mari. Elle demande l'intégration des femmes, par le port de la cocarde, dans la société politique en 1793[10]. Elle a été accusée, à tort très vraisemblablement, d'avoir écrit Les Crimes des reines de France, depuis le commencement de la monarchie jusqu'à Marie-Antoinette, publiés par L. Prudhomme, le plus violent pamphlet jamais écrit contre la présence des femmes au pouvoir, dont les deux éditions (1791, 1792) ont préparé l'opinion publique à l'exécution de la reine, et dont la réédition, de peu postérieure à l'évènement, l'a justifiée[21].
Hommages
Notes et références
Notes
- ↑ Son acte de baptême précise : « ayant eu l’eau le jour de sa naissance », Geoffroy, 2007.
- ↑ Swinburne a révisé la traduction. Il a fait à propos d'une autre traduction cette remarque ironique: « I remember enough of Mademoiselle Keralio's translation of my travels to make me tremble at seeing myself exposed to a second massacre. » (Je me souviens assez de la traduction que Mademoiselle Keralio a faite de mes voyages pour trembler à la perspective d'un second massacre.) (The courts of Europe at the close of the last century sur Google Livres).
Références
- ↑ « Bibliothèque des femmes célèbres », sur Ministère chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la diversité et de l'égalité des chances (consulté le )
- ↑ Christine Fauré, « La naissance d'un anachronisme : "le féminisme pendant la Révolution française" », Annales historiques de la Révolution française, 2006, (no), p. 198.
- ↑ Raymonde Monnier, L'Espace public démocratique, Kimé, 1994, p. 247.
- ↑ L'orthographe du nom de cette famille est flottante : on trouve aussi les formes « Guinement » et « Keralio »,
- ↑ « Registre paroissial de Saint-Jean de Valence 1750-1760, vue 271/379, 19 janvier 1757, baptême. », Bulletin de la société départementale d'archéologie et de statistique de la Drôme, Archives départementales de la Drôme, vol. tome 3, , p. 245 (lire en ligne)
- ↑ Mazel 1989, p. 236.
- ↑ Geffroy, Annie. « Louise De Keralio, traductrice, éditrice, historienne et journaliste, avant 1789 ». Lectrices d’Ancien Régime, édité par Isabelle Brouard-Arends, Presses universitaires de Rennes, 2003.
- ↑ Ouvrage non détecté sur Internet.
- ↑ Catriona Seth et Eric Wauters, Autour de Bernardin de Saint-Pierre : Les écrits et les hommes des Lumières à l'Empire, Mont-Saint-Aignan, Presses universitaires de Rouen et du Havre, , 228 p., illustr. ; 24 cm (ISBN 978-2-87775-504-7, lire en ligne), p. 37.
- Geffroy 2006.
- ↑ Annie Geffroy, « Les Cinq Frères Kéralio », Dix-Huitième Siècle, vol. 40, , p. 69-77 (ISSN 1760-7892, DOI 10.3917/dhs.040.0069, lire en ligne).
- ↑ L'ARBR- Les Amis de Robespierre, « Robespierre préside la réception de Louise de Kéralio », sur amis-robespierre.org (consulté le )
- ↑ Créée à Sarzeau (actuel Morbihan) en 1780, cette société est dissoute à la fin de 1789 en raison des événements de la révolution.
- ↑ Michelle Zancarini-Fournel, Les luttes et les rêves : Une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours, Paris, Éditions La Découverte, , 995 p. (ISBN 978-2-35522-088-3), chap. 4 (« La Révolution française (1789 - 1799) »), p. 122.
- ↑ Numérisé sur le site famillesparisiennes: (AN, MC/ ET/X/786).
- ↑ Parmi les condamnés de l'affaire des chemises rouges, 54 personnes qui auraient projeté l'assassinat de Robespierre.
- ↑ Michel Biard et Hervé Leuwers, Danton : le mythe et l'histoire, Paris, Armand Colin, , 240 p. (ISBN 978-2-20061-527-7, lire en ligne), p. 43
- ↑ Lucile Desmoulins (Philippe Lejeune (dir.)), Journal 1788-1793, Paris, Éditions des Cendres, , 164 p. (ISBN 978-2-86742-065-8, lire en ligne), p. 108.
- ↑ François-Alphonse Aulard, La Société des Jacobins : recueil de documents pour l'histoire du club des Jacobins de Paris. Tome 4 : par F.-A. Aulard, 1889-1897 (lire en ligne), p. 185.
- ↑ En ligne : 1792.
- ↑ Éliane Viennot, « Retour sur une attribution problématique. Louise de Keralio et les Crimes des reines de France », dans Femmes des Lumières, recherches en arborescence, Huguette Krief (dir.), Paris, Classiques Garnier, 2018, p.111-35.
- ↑ Localisation
Voir aussi
Bibliographie
- Jean François de Lacroix, Dictionnaire portatif des femmes célèbres contenant l’histoire des femmes savantes, des actrices & généralement des dames qui se sont rendues fameuses dans tous les siècles, par leurs aventures, les talens, l’esprit & le courage, t. 1, Paris, Belin, (lire en ligne sur Gallica), p. 806-808.
- Louis Atheunis, « Le conventionnel belge François Robert (1763-1826) et sa femme Louise de Keralio (1758-1822)», éditions Bracke, 1955.
- Alphonse Aulard, « Les origines du parti républicain », Revue de Paris, .
- Alphonse Aulard, « Robert-Rhum », dans Études et leçons sur la Révolution française, 1909.
- Christine Fauré, « Une histoire des femmes au XVIIIe siècle par Louise de Kéralio », Revue de la Bibliothèque Nationale de France, no 17, 2004, p. 61-64.
- Annie Geffroy, « Louise de Kéralio : traductrice, historienne et journaliste avant 1789 », dans Isabelle Brouard-Arends, Lectrices d'ancien régime, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, coll. « Interférences », (lire en ligne), p. 81-88
- Annie Geffroy, « Louise de Keralio-Robert, pionnière du républicanisme sexiste », Annales historiques de la Révolution française, no 344, , p. 107-124 (ISSN 1952-403X, DOI 10.3406/ahrf.2006.2910, lire en ligne).
- Annie Geffroy, « Les Cinq Frères Kéralio », Dix-Huitième Siècle, vol. 40, , p. 69-77 (ISSN 1760-7892, DOI 10.3917/dhs.040.0069, lire en ligne).
- Carla Hesse, « Devenir républicaine et historienne : Louise de Keralio-Robert », dans Histoires d'historiennes, études réunies et présentées par Nicole Pellegrin, Publications de l'université de Saint-Étienne, 2006, p. 203-224.
- Sabine Juratic, « Trois polygraphes face aux libraires à la fin du XVIIIe siècle : Pierre-Joseph Buc’hoz, Nicolas Rétif de la Bretonne et Louise-Félicité de Keralio », dans L'écrivain et l'imprimeur, ouvrage collectif sous la direction de Alain Riffaut, Presses universitaires de Rennes, 2010, p. 246-261. Numérisé
- Claire Le Brun-Gouanvic, « Mademoiselle de Keralio, commentatrice de Christine de Pizan au XVIIIe siècle, ou la rencontre de deux femmes savantes », dans Christine de Pizan. Une femme de science, une femme de lettres, ouvrage collectif sous la direction de Juliette Dor et Marie-Elisabeth Henneau, Paris, H. Champion, 2008, 356 p.
- Prosper Levot, Biographie bretonne : recueil de notices sur tous les Bretons qui se sont fait un nom soit par leurs vertus ou leurs crimes, soit dans les arts, dans les sciences, dans les lettres, dans la magistrature, dans la politique, dans la guerre, etc., depuis le commencement de l'ère chrétienne jusqu'à nos jours, t. 2, Vannes, Cauderan, (lire en ligne), p. 4-7
- Hector J. Magotte, « Hubert Bonaventure Robert, prêtre et seigneur, monographie d'un ancien curé de Treignes (1755-1809)», Le guetteur wallon, 47e année, no 2, 1971.
- Geneviève Mazel, « Louise de Kéralio et Pierre François Robert : précurseurs de l'idée républicaine », Bulletin de la société d'histoire de Paris et d'Ile-de-France, , p. 163-237 (ISSN 1148-7968). Mme Mazel est une descendante directe de Louise de Keralio
- Jules Michelet, « Les femmes de la révolution : Mademoiselle Kéralio (Madame Robert) », 1855.
- Raymonde Monnier, « Le républicanisme avant la République. François Robert et le cercle du Mercure national», dans Républicanisme, patriotisme et Révolution française, Paris, L’Harmattan, collection Logiques historiques, 2005.
- (en) Mihoko Suzuki, « Women’s Literary History in Late Eighteenth- and Nineteenth-Century France: Louise de Kéralio and Henriette Guizot de Witt », dans Hilda L. Smith, Melinda S. Zook, Generations of Women Historians. Within and Beyond the Academy, Palgrave Macmillan, (ISBN 978-3-319-77567-8, DOI https://doi.org/10.1007/978-3-319-77568-5), p. 219-245.
- (en) Mihoko Suzuki, « Women and the French Revolution: Louise de Kéralio, Stéphanie de Genlis, Germaine de Staël », dans Mihoko Suzuki, Antigone's Example. Early Modern Women's Political Writing in Times of Civil War from Christine de Pizan to Helen Maria Williams, Palgrave Macmillan, (ISBN 978-3-030-84454-7, DOI https://doi.org/10.1007/978-3-030-84455-4_7), p. 343-404.
Télévision
- Aux armes, citoyennes ! Les femmes dans la Révolution française, documentaire de Mathieu Schwartz et Émilie Valentin, Arte, 2025. Avec la participation de l'historien Guillaume Mazeau.
Liens externes
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
Annexes
Par sa mère, Louise est petite-fille de Joseph Abeille et donc nièce de Louis-Paul Abeille. Par son père, homme de lettres et professeur à l'École militaire, Louise est nièce d'Auguste et Agathon de Keralio.
| François Fiacre Guinement | Marguerite Rose Bodin | Joseph Abeille (1673-1756) | Madeleine de Labat | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Agathon Guinement, chevalier de Keralio (1723-1788) | Auguste Guy Guinement de Keralio (1715-1805) | Louis-Félix Guynement de Kéralio (1731-1793) | Marie-Françoise Abeille (1727-1795) | Louis Paul Abeille (1719-1807) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Louise-Félicité de Keralio (1756-1822) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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