Normandie (frégate)
| Normandie | |
La Normandie en 2026. | |
| Type | Frégate, Destroyer |
|---|---|
| Classe | Aquitaine |
| Fonction | Lutte anti sous-marine, antinavire, antiaérienne, Bombardement |
| Histoire | |
| A servi dans | |
| Commanditaire | DGA |
| Chantier naval | Naval Group (Lorient) |
| Fabrication | Acier |
| Design | Furtif |
| Quille posée | |
| Lancement | |
| Acquisition | 16 juillet 2019 |
| Commission | 3 juin 2020 |
| Statut | En service |
| Équipage | |
| Équipage | 123 marins |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 142,2 m |
| Maître-bau | 19,8 m |
| Tirant d'eau | 7,3 m |
| Tirant d'air | 37 m |
| À pleine charge | 6 278 t |
| Propulsion | CODLOG |
| Puissance | 32 MW |
| Vitesse | 27 noeuds |
| Caractéristiques militaires | |
| Armement | 1 canon de 76mm 16 x missiles de croisière MdCn 16 x missiles Aster 15 ou 30 8 x missiles antinavire Exocet 4 x tubes lance torpilles MU90 2 x canons de 20mm 2 x Mitrailleuses de 12.7mm Mitrailleuses de 7.62mm 2 lances leurres antimissiles 2 lances leurres antitorpilles |
| Électronique | Radar tridimensionnel Herakles Radars de navigation Conduite de tir radar et électro-optique Sonar de coque Sonar remorqué Antenne linéaire Systèmes de guerre électronique Systèmes de surveillance Systèmes de communications |
| Rayon d'action | 6 000 nautiques à 15 noeuds |
| Embarcations | 2 ETRACO ou ECUME NG |
| Aéronefs | 1 x hélicoptère NH90 2 x drones S-100 |
| Carrière | |
| Pavillon | France |
| Port d'attache | Arsenal de Brest |
| Indicatif | D651 |
La Normandie (indicatif visuel D651) est une frégate multi-missions de la Marine nationale, sixième unité de sa classe, elle est spécialisée dans la lutte anti-sous-marine. Elle a été livré à son port-base de Brest en [1] et admise au service actif en [2].
Construction
À l'origine, le nom de Normandie devait être porté par une autre frégate lancée en 2012, mais celle-ci a été vendue à l'Égypte en 2015 alors qu'elle était en essai et renommée Tahya Misr[3].
Continuant le programme FREMM, un nouveau navire nommé Normandie est assemblé à partir de 2014 à l'arsenal de Lorient. Le , la frégate Normandie est mise à l'eau[4]. Armée d'un équipage partiel de 75 marins, elle effectue ses premiers essais à la mer en sous la responsabilité de la direction générale de l'Armement[5].
Caractéristiques
Générales
Comme toutes les FREMM produites par Naval Group, la Normandie fait 142,2 mètres de longueur, 19,8 m de largeur pour un tirant d'eau de 7,3 m. Avec une coque et une superstructure entièrement réalisées en acier elle déplace à pleine charge un peu plus de 6 278 tonnes. Elle peut embarquer 123 marins incluant les 14 du détachement aérien pendant 45 jours de mer[6].
Propulsion
Sa vitesse maximale est de 27 noeuds lorsque la turbine à gaz LM2500 de GE Aerospace de 32 000 kilowatts (43 508 ch) entraine les 2 hélices. Avec son système CODLOG elle dispose d'un second mode de propulsion pour des vitesses en dessous de 15 noeuds où quatre moteurs diesel MTU série 4000 de 2 200 kilowatts (2 991 ch) chacun alimentant deux moteurs électrique Jeumont de 2 200 kW lui permettant alors de se déplacer silencieusement pendant la lutte anti sous-marine. Son autonomie maximale est de 6 000 milles marins (11 112 km) à la vitesse de 15 noeuds. En cas d'avarie, un propulseur azimutal rétractable Brunvoll de 1 800 kilowatts (2 447 ch) permet d'atteindre la vitesse de 6 noeuds.
Armement

La Normandie est équipée comme toutes les FREMM française de quatre systèmes de lancement verticaux (Sylver) octuples lui permettant d'embarquer sur la plage avant jusqu'à 32 missiles. Mais en plus de ses deux Sylver A70 et contrairement aux quatre premières unités livrées à la Marine nationale et comme pour la Bretagne, les deux Sylver A43 sont remplacés par la version Sylver A50 permettant d'embarquer les Aster 30 en lieu et place des Aster 15[6].
Artillerie principale :
- 1 canon OTO Melara 76/62 Super Rapid avec 80 obus chargés et 500 en soute
Défense anti-aérienne et anti-missile :
- 16 missiles surface-air Aster 15 ou Aster 30
- 2 lance-leurres NGDS de Safran avec mélange de roquettes et mortiers électromagnétiques et infrarouges d'Etienne Lacroix
Action vers la terre :

Artillerie secondaire :
- 2 canons Nexter Narwhal 20 mm
- 2 mitrailleuses Browning M2 de 12,7 mm
- Affuts pour mitrailleuses M134 ou FN MAG de 7,62 mm
Lutte antinavire :
- 2 x 2 tubes lance-torpilles de 324 mm avec 19 torpilles MU90 Impact en soute
- 2 lanceurs SLAT avec 12 leurres anti torpille Canto de Naval Group
Electronique
Le système de gestion de combat d'une FREMM est le SETIS de Naval Group[7] qui permet d'opérer tous les systèmes d'armement de la frégate ainsi que ses appareils électroniques qui incluent le radar Thales Herakles, qui agit aussi bien pour la surveillance naval et aérienne que pour la conduite des missiles. Les deux sonars qui l'équipe sont également produits par Thales avec le sonar de coque UMS 4110 CL[8], et le sonar remorqué à immersion variable CAPTAS-4 UMS 4249[9] pouvant plonger jusqu'à 300 m. Elle dispose également d'une antenne passive linéaire remorquée ainsi que de deux radars de navigation à l'avant et à l'arrière. La conduite de tir de l'artillerie principale qui était un système électro-optique Najir de Safran est remplacée en par la Stir 1.2 EO Mk2 de Thales. Ce système combinant radar et électro-optique est plus performant et mieux adapté au tir anti-aérien et à lutte contre les drones[10]. Son grand mât d'une hauteur de 37 m depuis la surface de l'eau dispose de systèmes d'interceptions des communications (COMINT/C-ESM), de systèmes d'analyse des signaux radars (R-ESM), du système de surveillance panoramique Artémis doté de trois caméras infrarouge, ou encore des liaisons de données tactiques L11, L16 et L22.
La Normandie est aussi équipée de moyens de communication UHF, VHF, de deux antennes satellites Syracuse III situées sur la passerelle avant sous le radar Herakles et derrière la cheminée, ainsi que de deux centrales de navigation inertielles gyrolaser (Ring Laser Gyro) SIGMA 40 produites par Sagem[11].
Initialement équipée lors de son armement de deux brouilleurs anti-missiles Sigen R-ECM, ceux ci ont été déposés en pour être installés sur la Lorraine, la Marine nationale ne disposant que de sept paires pour huit navires[12].
Toutes les informations recueillies par les capteurs sont traités par le Central Opération qui dispose de 14 consoles multifonctions et reconfigurables[13].
Embarcations
Les FREMM françaises sont conçues pour embarquer dans leur hangar de 18 m par 12,5 m un hélicoptère de classe 10 t comme le NH90 Caïman, véritable outil de lutte anti sous-marine grâce à son sonar trempé FLASH et ses torpilles MU90. Le hangar permet nativement d'accueillir un drone aérien d'un gabarit comme le VSR700, mais la Normandie comme toutes les FREMM de la Marine nationale à partir de va se voir équiper d'un système de drone à voilure tournante avec deux Camcopter S-100 de Schiebel plus petit[14]. La plateforme de 26 m de longueur pour 18,5 m de large offre une surface d'environ 500 m2. La FREMM dispose sur chaque bord d'une niche abritant deux bossoirs pour embarcations de 9 m comme l'ECUME NG des commando marine.
Améliorations
Au grès du retour d'expérience des différents conflits dans lesquelles la Marine nationale a opéré entre la mer Rouge et le golfe Arabo-Persique, plusieurs équipements sont ajoutés dès comme les deux modules de guerre électronique, un sous la passerelle à bâbord sur le massif et l'autre sur le toit du hangar hélicoptère, entre le radar de navigation et le canon de 20 mm tribord ainsi qu'un système de surveillance et de télémétrie Paseo XLR de Safran en . Le remplacement de la conduite de tir Najir par la Stir en fait également partie de ces retex. L'actualisation de la Loi de programmation militaire 2024-2030 en cours prévoit de plus l'installation sur chaque FREMM de deux lanceurs SIMBAD-RC, de systèmes de lutte anti-drone et de nouveaux brouilleurs électromagnétiques[15].
Carrière opérationnelle

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La FREMM Normandie après une mise à l'eau le , débute ses essais en mer un an plus tard avant d'être livrée à la marine nationale le à Brest[1]. Après une première phase de vérification de ses capacités militaires sous la responsabilité de la Marine nationale, elle commence son déploiement de longue durée le , pour une durée de plus de trois mois dans l'Atlantique Nord avec une escale à New York, où elle participa à des exercices avec le porte-avion USS Dwight D. Eisenhower, avant son admission au service actif le [16],[2].
Le , le sous-marin russe Novorossiisk est accompagné à 100 km au large des côtes bretonnes, dans les eaux internationales du golfe de Gascogne, par la frégate multimission Normandie.
En en mer Baltique, la frégate Normandie s’entraîne à chasser les sous-marins. L’équipage de la frégate française, déployée actuellement entre la Suède et le Danemark, doit redécouvrir cette mer étroite et peu profonde[17]. La frégate participera à l'exercice militaire suédois Aurora 2023 ( au )[18]. A son retour, elle participera à l'Armada de Rouen du au [19].
En en pleine guerre d'Iran, la Normandie est déployée en mer d'Arabie pour l'appréciation autonome de la situation[20].
Galerie
-
La Normandie avant son admission au service actif en 2020. -
La Normandie dans le golfe de Santa Manza en Corse en 2022. -
La Normandie et l'Aquitaine en mer Baltique en 2024. -
La Normandie pendant l'exercice Formidable Shield 25.
Notes et références
- « La frégate Normandie réceptionnée par la Marine »,
- Laurent Lagneau, « La Frégate multi-missions « Normandie » a été admise officiellement au service actif » [archive], sur Opex360, (consulté le )
- ↑ « La FREMM Tahya Misr prête à rejoindre l'Égypte », Mer et Marine, (lire en ligne).
- ↑ « Naval Group va mettre à l'eau la FREMM Normandie », Mer et Marine, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Caroline Britz, « Début des essais en mer de la FREMM Normandie », Mer et Marine, 4 mars 2019.
- « Première FREMM gréée Aster 30, la Normandie a rejoint Brest », sur Mer et Marine, (consulté le )
- ↑ « Système de combat des navires de surface pour des opérations navales de haute intensité », sur www.naval-group.com
- ↑ Les frégates FREMM de la Marine française - toutes les deux équipées de BlueMaster et de CAPTAS-4.
- ↑ Lutte anti-sous-marine : L’US Navy a choisi le sonar CAPTAS-4 de Thales.
- ↑ « La FREMM Normandie a été dotée d’une conduite de tir radar STIR », sur Mer et Marine, (consulté le )
- ↑ « Sagem met à disposition des équipements pour l'OPV Gowind », Mer et Marine, (lire en ligne).
- ↑ « Guerre électronique : Où sont passés les brouilleurs R-ECM de la frégate multi missions Normandie ? », sur wwwwopex360.com,
- ↑ « La FREMM Normandie a la loupe », sur Mer et Marine, (consulté le )
- ↑ « La DGA passe commande de drones VSR700 et Camcopter S-100 pour la Marine nationale », sur Mer et Marine, (consulté le )
- ↑ « Actualisation de la LPM 2024-2030 », sur Ministère des Armées,
- ↑ Vincent Groizeleau, « La FREMM Normandie débute son déploiement de longue durée », Mer et Marine, 17 décembre 2019.
- ↑ Nicolas Barotte, « En mer Baltique, comment la frégate Normandie s’entraîne à chasser les sous-marins »
, sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ OTAN : grandes manœuvres militaires conjointes en Suède. Baptisé « Aurora 23 »
- ↑ « Le Navire Normandie », sur www.armada.org
- ↑ « Point de situation des opérations du jeudi 23 avril au vendredi 01 mai 2026 », sur Ministère des Armées
Annexes
Articles connexes
- Liste des navires de la Marine nationale
- Liste des frégates françaises
- Classe F-110
- Type 26 (frégate)
- Lutte anti-sous-marine
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