Ren Fang

| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 48 ans) |
| Nom dans la langue maternelle |
任昉 (Ren Fang) |
| Nom de naissance |
任昉 (Ren Fang) |
| Autres noms |
prénom de courtoisie : Yansheng (彥昇) petit nom : Ah Dui (阿堆) nom posthume : Jingzi (敬子) ’titre posthume’ : ministre des Rites (太常 卿) |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Autres activités | |
| Mouvement |
style poétique Yongming ti |
| Influencé par |
groupe des Huit amis de Jingling |
Ren Fang (chinois : 任昉 ; chinois traditionnel : 任昉 ; pinyin : ; Wade : Jen Fang) (460-508) est également connu sous le prénom de courtoisie de Yansheng 彥昇),, le petit nom Ah Dui (阿堆) et le nom posthume de Jingzi (敬子) est un fonctionnaire, un célèbre écrivain et érudit, auteur de récits, spécialiste des monographies locales et bibliophile des dynasties du Sud. Originaire de Bochang de la commanderie de Le’an (aujourd’hui Shouguang, Shandong), il entretient des relations étroites avec l’empereur Wu des Liang, Shen Yue, et d’autres, connus comme les « Huit amis de Jingling ». Il sert successivement sous les Song, Qi et Liang du Sud occupant plusieurs postes officiels. Comme fonctionnaire, il est connu pour son intégrité et sa bienveillance envers le peuple. Il est, avec les poètes Shen Yue et Wang Sengru, l’un des trois grands collectionneurs de livres de son époque.
Biographie
Dès son enfance, Ran Feng est reconnu pour son esprit exceptionnel. À quatre ans il récite des dizaines de poèmes, à huit ans il compose des textes[1]. À l’âge adulte, il excelle particulièrement dans la rédaction des différents styles de prose comme les mémoriaux, rapports et lettres. Sous la dynastie Song-Liu (r. 420-479), il est recommandé comme lettré provincial (xiucai ; 秀才) de Yanzhou. Ren Fang gagne en importance servant, entre autres, comme secrétaire de Liu Bing, gouverneur de Danyang, comme officier d’audience impériale à la cour, comme érudit au ministère des Rites et comme officier militaire de l’état-major de la campagne du nord[2].
Entrée au service de la dynastie Qi
Par la suite, en entrant dans la capitale, Ren Fang est promu conseiller de rédaction aux affaires pénales du ministre des Travaux publics, puis entre comme officier du palais et devient officier de rédaction du prince de Jingling Xiao Ziliang[3]. Ren Fang quitte ensuite ses fonctions à cause du décès de son père. Après avoir terminé le deuil de son père, la mère de Ren Fang meurt à son tour[1].
Le régent Xiao Luan (futur empereur Mingdi, r. 494-498) attache une grande importance à Ren Fang et le nomme, entre autres : commandant de l’infanterie du prince héritier et responsable des documents du palais de l’Est[4]. Pendant qu’il est en fonction, il vit dans une grande simplicité, sans aucune souillure, accepte la sobriété et ne prend rien de manière abusive. Il devient célèbre pour son intégrité[4]
Depuis l’ère Yongyuan (498-501) des Qi, les catalogues des quatre catégories de livres de la bibliothèque impériale sont confus et désordonnés ; Ren Fang les corrige lui-même, et à partir de là, les inventaires sont enfin établis correctement[3].
Entrée au service de la dynastie Liang
L’empereur Wu des Liang, Xiao Yan, tient Ren Fang en haute estime et le nomme secrétaire militaire auprès du commandement de la cavalerie d’élite, chargé surtout des écrits et des documents littéraires. Puis, il le nomme vice-ministre du ministère de la Porte jaune[note 1]. En 503, il le promeut préfet de Yixing[4]. Ren Fang aime profondément les paysages de Yixing et pendant cette période, il voyage avec ses amis de Pengcheng Dao Gai et son frère Dao Qia parcourant montagnes et rivières[3].
Quand Fen Rang quitte Yixing, il n’a dans son bateau que sept pièces de soie et cinq shi de riz. De retour dans la capitale, il est nommé à un poste de rang intermédiaire du ministère des Fonctionnaires où il participe à la sélection et à la nomination des fonctionnaires[5]. Ensuite il devient censeur en chef adjoint et directeur du secrétariat impérial. Enfin, en 507, l’empereur le nomme préfet de Xin’an et général commandant de la Garde avancée[5],[6].
Décès en fonction
En 508, Ren Fang meurt en fonction, ne laissant que vingt pierres de riz de type « fleur de pêche » et n’a pas d’argent pour organiser les funérailles[3]. L’empereur Wu des Liang est profondément attristé et « le même jour il organise le deuil et pleure abondamment »[2]. Ren Fang reçoit à titre posthume le poste de ministre des Rites et le titre posthume de « Jingzi » (Maître respecté)[3],[1]. Après la mort de Ren Fang, ses descendants tombent dans la pauvreté et la misère, presque incapables de subvenir à leurs besoins[2].
Vie simple et intégrité
Au cours de sa vie, Ren Fang est extrêmement filial envers ses parents : tout son salaire est distribué en dons un peu partout aux membres de sa famille et à ses proches, et il ne lui reste presque rien. De plus, il est d’une grande intégrité et valorise une vie simple, sans apparat ni arrogance officielle, et gagne l’affection des habitants. Il accepte la sobriété et ne recherche pas le luxe[4]. L’Histoire des dynasties du Sud dit :
« Il est naturellement libre et détaché, ne se soucie pas des formes cérémonielles, et ne laisse jamais paraître ses émotions sur son visage, ses vêtements et ses attelages sont également simples[note 2],[1] »
Érudition
Ren Fang est d’une grande érudition. Il lit une grande quantité de textes classiques et il est appelé le « coffre des Cinq Classiques » (五经笥)[6]. À la même époque Shen Yue est célèbre pour sa poésie, les gens de son temps disent « la prose de Ren et les poèmes de Shen ». Avec Shen Yue, il est un grand maître du style littéraire de son époque, et il exerce une influence profonde sur le développement des études et de la littérature des dynasties du Sud[7].
Littérature
Ren Fang se révèle très habile pour écrire des textes, surtout les récits. Il écrit d’un seul jet et dès qu’il pose sa plume, il n’a pas besoin de le modifier. Ses écrits sont sincères, pénétrants, incisifs et au style marqué.
Prose parallèle
Les écrits de Ren Fang sont surtout des compositions en prose parallèle de type administratif ou rédigées pour autrui, caractérisées par un usage dense des allusions et une grande richesse stylistique[note 3],[8]. Il contribue, à sa manière, au développement et à l’amélioration de la prose parallèle[6].
Mémoires, édits
Comme Ren Fang excelle dans la rédaction officielle, sa réputation se répand largement et les mémoires et rapports des princes et dignitaires lui sont souvent confiés pour être rédigés à leur place[3],[1]. Il peut rédiger divers documents officiels tels que mémoriaux, pétitions et requêtes, lettres et décrets. Son style est grand et splendide[2]. Le poète Shen Yue dit de Ren Fang :
« son esprit est comme une académie du savoir, ses paroles sont comme une boutique de brocart.[note 4],[9] »
Poésie
Ren Fang cherche dans sa poésie l’usage des allusions classiques, et forme une habitude créative consistant à intégrer le savoir dans le poème. Parce qu’il fait de l’érudition le fondement de la poésie, le style poétique de Ren Fang tend vers l’élégance correcte et une profondeur durable. Sa poésie présente également un aspect simple et dépouillé. Ren Fang ne se soucie pas des tons ni des règles de prosodie, ce qui est relativement particulier à une époque où le style Yongming, Yongming ti est en plein essor et largement répandu.
Monographies locales
Les réalisations de Ren Fang dans l’étude des monographies locales se manifestent principalement dans l’ouvrage Registre des lieux (Diji, 地记).
Collection de livres et catalogage
Ren Fang lit tout ce qui concerne les livres et les institutions sans rien négliger ; bien que sa famille soit pauvre, il possède plus de dix mille juan de livres. Selon le Livre des Liang, la collection de livres de Ren Fang possède un catalogue, ce qui constitue la plus ancienne mention attestée dans l’histoire d’un inventaire de bibliothèque privée[10]. Depuis l’ère Yongyuan (498-501) des Qi, les catalogues des quatre catégories de livres de la bibliothèque impériale sont confus et désordonnés ; Ren Fang les corrige lui-même, et à partir de là les inventaires sont enfin établis correctement[3].
Il est, avec Shen Yue et Wang Sengru, l’un des trois grands collectionneurs de livres de l’époque.
Œuvres
Ren Fang est auteur de plusieurs poèmes. Il a aussi rédigé plusieurs écrits comme :
- Recueil des récits d’étrangetés (述異記) : en 2 juan.
- Recueil de biographies diverses (雜傳) en 247 juan.
- Extraits des ouvrages de géographie (地理書鈔) : en 9 juan.
- Recueil littéraire (文集) en 23 juan.
- Origines des écrits littéraires (文章緣起) : en 1 juan.
- Registre des lieux (Diji, 地记) : compilation en 252 juan qui conserve principalement des monographies locales allant de la dynastie Han jusqu’à la période des Qi du Sud. Cette collection de monographies locales a une grande importance pour la conservation de ces documents.
Poème
Poème sur neige et fleurs avec Xie Fei (同谢朏花雪诗)
| Chinois
土膏候年动, |
Traduction libre
La terre féconde s’éveille au seuil de l’année, |
Notes et références
Notes
- ↑ Il s’agit du bureau ou service de la chambre impériale.
- ↑ Traduction libre de : « 性通脱,不事仪形,喜愠未尝形于色,车服亦不鲜明 »
- ↑ La prose parallèle, également appelée prose en style parallèle, prose ornée parallèle ou prose antithétique, est un genre littéraire particulier de la Chine ancienne, principalement caractérisé par l’utilisation de phrases parallèles. Elle se caractérise par le parallélisme récurrent des propositions et expressions, par la richesse de son vocabulaire et par un large recours à la citation et à la référence
- ↑ Traduction libre de : « 心為學府,辭同錦肆. »
Références
- (zh) 李延寿 (李延壽) Li Yanshou (?—687), dynastie Tang, 南史 (Histoire des dynasties du Sud) ; biographie de Ren Fang, vol. 59, biographie 49, 内府刊本 (édité par la Bibliothèque impériale), 7e siècle (compilation)
- (zh) « 任昉 (任昉)(Ren Fang) », sur Chinese Text Project, Ctext.org (consulté le )
- (zh) 姚思廉 (Yao Silian), dynastie Tang, 梁書 (Livre des Liang), vol. 14, biographie 8 de Ren Fang, terminé en 635 (lire en ligne)
- (zh) source无边旅行, « 【清廉故事】任昉 (Histoires d’intégrité : Ren Fang) », sur Sohu.com, Shanxi, (consulté le )
- (zh) « 任昉 (任昉)(Ren Fang) », sur Gushiwen.cn, (consulté le )
- (zh) « 任昉 (任昉)(Ren Fang) », Pékin, (consulté le )
- ↑ (zh) plusieurs contributeurs, 中国大百科全书 (中國大百科全書) (Encyclopédie complète de Chine) ; biographie de Ren Fang, 中国大百科全书出版社,
- ↑ https://shs.hal.science/halshs-01864627
- ↑ (zh) inconnu, 太常卿任昉墓志銘 (Texte épigraphique : Ren Fang en tant que ministre des rites) (460-508),
- ↑ (zh) 郁鹏 (Yu Peng), « 早期的私人藏书家 (Les premiers collectionneurs privés) », 读书 (Dushu), no 5, , p. 74
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