Souahenrê Senebmiou
| Souahenrê Senebmiou | |
Dessin d'un fragment de stèle portant le nom de roi, provenant de Gebelein[1]. | |
| Période | Deuxième Période intermédiaire |
|---|---|
| Dynastie | XIIIe dynastie |
| Fonction principale | roi |
Souahenrê Senebmiou est un roi de la XIIIe dynastie.
Attestations

Attestations contemporaines
Trois ou quatre attestations contemporaines du roi ont été découvertes[3],[4] :
- un fragment de stèle en calcaire découvert par George Willoughby Fraser en 1893 à Gebelein et aujourd'hui au British Museum (BM EA24895) porte la mention « Le fils de Rê, de son corps, Senebmiou »[1] ; la stèle représentait autrefois le roi portant la double couronne et faisant probablement une offrande, mais la plus grande partie du relief est perdue,
- le côté d'un petit naos découvert au temple funéraire de Montouhotep II à Deir el-Bahari porte l'inscription de la titulature du roi[2],
- un bâton portant le nom de Nesout-bity du roi et inscrit pour le « Scellant royal, surveillant des habitants des marais, Senebni » a été trouvé dans une tombe désormais perdue à Cheikh Abd el-Gournah, sur la rive ouest du Nil, en face de Karnak[5],
- peut-être un sceau-scarabée, auparavant conservé dans la collection Northumberland, sans provenance connue mais dont le nom inscrit a été interprété de manière différente : soit Sânkhenrê (Montouhotepi), soit Souadjenrê (Nebiryraou ou Sehotepibrê), soit Souahenrê (Senebmiou) ; si Kim Ryholt prend le parti de Montouhotepi[6], Julien Siesse note que le scarabée est d'un point de vue stylistique daté de la première partie de la XIIIe dynastie et attribue donc ce scarabée à Sehotepibrê[7].
Attestations ultérieures
Le Canon royal de Turin est gravement endommagé après la ligne de Merkaourê Sobekhotep (position 8.8) et il est impossible de déterminer l'identité et l'ordre chronologique des derniers rois de la XIIIe dynastie à partir de ce document[8],[9]. Cependant, selon Kim Ryholt, suivi par Darrell D. Baker, le roi est peut-être cité à la position 8.17, où il peut être lu Se[...]enrê, qui lui crédite d'un an de règne. Toutefois, ils notent que cette attribution est loin d'être certaine car elle pourrait également correspondre à un autre obscur roi de cette période portant le nom de Sékhâenrê[10],[4]. Julien Siesse ne conserve cependant pas cette identification, plaçant le roi dans la XVIe dynastie[11].
Le roi est également mentionné sur la liste de Karnak à la position 49[3],[4],[12].
Position chronologique
La position chronologique exacte de ce roi est très incertaine. En effet, Jürgen von Beckerath[13], Claude Vandersleyen[14], Kim Ryholt[10] et Detlef Franke[15] le placent à la fin de la XIIIe dynastie, à la quarante-et-unième place pour von Beckerath et sans position précise pour les trois autres chercheurs. Les attestations contemporaines de Souahenrê Senebmiou étant peu nombreuses et provennant toutes de la Haute-Égypte, Darrell D. Baker et Daphna Ben Tor suggèrent que cela pourrait indiquer que la XIIIe dynastie avait perdu le contrôle de la Basse et peut-être de la Moyenne-Égypte à cette époque[4],[16].
Julien Siesse[11], quant à lui, le place à la fin de la XVIe dynastie, sans position exacte non plus. Siesse base son analyse sur le fait qu'aucun roi de la XIIIe dynastie, à l'exception du premier d'entre eux, n'est attesté à Deir el-Bahari : seuls des rois de la XVIe dynastie et certains rois non classés (Ousermontou, Sékhâenrê, Souahenrê Senebmiou, Djedneferrê Dedoumes et Soudjârê Montouhotep) y sont attestés, faisant ainsi de ces derniers des rois de la XVIe dynastie[17].
Titulature
Notes et références
- Budge 1914, Pl. 18 n°24898, p. 7.
- Ryholt 1997, p. 359.
- Baker 2008, p. 381-382.
- ↑ Berlev 1974, Pl. 28.
- ↑ Ryholt 1997, p. 389.
- ↑ Julien Siesse 2019, p. 376.
- ↑ Ryholt 1997, p. 73.
- ↑ Siesse 2019, p. 28.
- Ryholt 1997, p. 72.
- Siesse 2019, p. 107.
- ↑ Siesse 2019, p. 34.
- ↑ von Beckerath 1999, p. 100-101.
- ↑ Vandersleyen 1995, p. 661.
- ↑ Franke 2008, p. 286.
- ↑ Ben Tor 2010, p. 91.
- ↑ Siesse 2019, p. 93-94 et 107.
Bibliographie
- ;
- (en) Ernest Alfred Thompson Wallis Budge, Hieroglyphic Texts, V, (lire en ligne), p. 7 et planche 18 ;
- (en) O. D. Berlev, « A contemporary of king Sewah-en-Re », Journal of Egyptian Archaeology, no 60, , p. 106-113 ;
- (de) Jürgen von Beckerath, Handbuch der Agyptischen Konigsnamen, Mayence, Éditions Philipp von Zabern, coll. « Münchner Ägyptologische Studien (MÄS) » (no 49), , 2e éd. (1re éd. 1984), 314 p. (ISBN 3-8053-2591-6, lire en ligne) ;
- Claude Vandersleyen, L'Égypte et la Vallée du Nil : De la fin de l'Ancien Empire à la fin du Nouvel Empire, t. 2, Paris, PUF, coll. « Nouvelle Clio », , 710 p. (ISBN 978-2130465522) ;
- (en) Kim Steven Bardrum Ryholt, The Political Situation in Egypt during the Second Intermediate Period, c. 1800 – 1550 BC, vol. 20, Copenhague, Carsten Niebuhr Institute Publications, Museum Tusculanum Press, (lire en ligne).
- (en) Darrell D. Baker, The Encyclopedia of the Pharaohs, vol. I : Predynastic to the Twentieth Dynasty 3300–1069 BC, Stacey International, (ISBN 978-1-905299-37-9), p. 381-382 ;
- (en) Daphna Ben Tor, The Second Intermediate Period (Thirteenth-Seventeenth Dynasties), Current Research, Future Prospects, vol. 192, Marcel Maree, Orientalia Lovaniensia Analecta, coll. « Sequences and chronology of Second Intermediate Period royal-name scarabs, based on excavated series from Egypt and the Levant », ;
- (en) Detlef Franke, « The Late Middle Kingdom (Thirteenth to Seventeenth Dynasties): The Chronological Framework », Journal of Egyptian History, no 1 (2), , p. 267-287 (DOI 10.1163/187416608786121310) ;
- Julien Siesse, La XIIIe dynastie : Histoire de la fin du Moyen Empire égyptien, Paris, Sorbonne Université Presses, coll. « Passé Présent », (ISBN 9791023105674).
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