Francis George Hare

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(à 56 ans) Palerme |
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Julius Hare Marcus Theodore Hare (d) |
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Ann Frances Paul (d) (à partir de ) |
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Francis George Hare ou Hare-Naylor (1786–1842)[1] estt un dandy anglais et un érudit, qui passe une grande partie de sa vie en tant qu'expatrié en Italie.
Enfance en Italie
Il est le fils aîné de Francis Hare-Naylor et de sa première épouse Georgiana Hare-Naylor, né en Italie. Pendant la campagne d'Italie de 1796-1797, ses parents le laissent à Bologne où ils résidaient, pour retourner en Angleterre pour affaires familiales après la mort de son grand-père Robert Hare-Naylor[2].
Bologne fait partie des États pontificaux, mais l'armistice de Bologne de 1796 met fin au contrôle papal. Les enfants Hare, à l'exception du second fils, Augustus, sont laissés sur place avec des domestiques, et Francis est logé chez le jésuite réfugié espagnol Emanuele Aponte. Il reçoit l'enseignement du jésuite polyglotte Giuseppe Mezzofanti et de Clotilde Tambroni[3]. À cette époque, Francis Hare rencontre Henry John Temple, le futur Premier ministre Palmerston, en visite en Italie avec son père, le 2e vicomte Palmerston, un vieil ami de William Hamilton, alors envoyé britannique à Naples auprès du royaume de Sicile. Hare reste en contact avec Temple par correspondance[4],[5].
Les Hare-Naylors retournent à Bologne en 1798, ramenant leurs enfants Anna Maria (1789-1813), Julius et Marcus ; Francis Hare reste sur place, d'abord élève de Mezzofanti, puis, lorsque Aponte retourne en Espagne après les changements politiques survenus en République cisalpine, il est placé sous tutelle à Padoue[3],[6],[7].
Période britannique
Plus tard, au Royaume-Uni, Hare a pour tuteurs un Allemand, Martin Lehmann, jusqu'en 1802, puis William Laurence Brown (en) avec lequel il passe deux ans à Aberdeen[8].
En 1804, Hare entre à Lincoln's Inn. Cette année-là, jusqu'en 1806, les Hare-Naylors voyagent sur le continent européen, notamment à Weimar et en Suisse, avec Mary Ann Flaxman comme gouvernante ; la mère de Hare meurt à Lausanne en 1806[9]. Il est membre de la Royal Society en 1812[10].
Hare s'inscrit à Christ Church, Oxford en 1806. Son père meurt à Tours, France en 1815. Il y rencontre Walter Savage Landor, en 1814[11].
Selon McFarland, après la mort de leur père, Francis aide ses jeunes frères Augustus et Julius dans leurs études et les tient constamment au courant des développements littéraires et intellectuels sur le continent[12]. McFarland soutient également que le correspondant de Samuel Taylor Coleridge, M. Hare, en 1816 et 1819, est Francis Hare[13]. Julius Hare assiste aux conférences de Coleridge en 1818[14].
Expatrié
Après un séjour à Melton Mowbray en 1816-1817, Hare passe le reste de sa vie principalement sur le continent européen[15]. Durant leur expatriation en Italie, Hare et Landor deviennent des amis proches[16]. Seymour Kirkup rapporte leurs disputes, à Florence dans les années 1820, portant généralement sur des points d'histoire, où « tous deux se trompaient souvent », et Hare était « souvent stupéfait d'être corrigé ». Il était réputé « infaillible » et un « monstre de savoir »[17].
Hare est « un homme d'esprit et un orateur renommé, surnommé avec sarcasme « le Lièvre silencieux » en raison de sa loquacité[18]. Lady Blessington le trouve « gai, intelligent et amusant. »[19]. Son fils Augustus, en 1886, écrivant à un parent, le qualifiait de « dandy égocentrique »[20].
Francis Hare meurt à Palerme le .
Travaux
Les seules publications reconnues de Francis Hare sont ses contributions à Guesses at Truth, un recueil d'aphorismes (première édition 1827, anonyme, 2 vol.). Cet ouvrage est l'œuvre des quatre frères, initialement principalement celle d'Augustus William Hare, avec le soutien de Julius Charles Hare. Francis Hare tenait un livre de notes où ses aphorismes étaient signés « R ». Son frère Marcus signait ceux-ci « A »[21].
Le fils de Hare, Augustus Hare, cite dans ses œuvres des Réminiscences inédites de son père[22].
Famille
Hare épouse en 1828 Anne Frances Paul (décédée en 1864), fille aînée de John Dean Paul, 1er baronnet[23]. Ils ont :
- Francis George Hare (1830–1868), officier de l'armée, joueur emprisonné pour dettes et disciple de Garibaldi[24]
- William Robert Hare (1831–1867), officier de l'armée[25]
- Anne Frances Mary Louisa (1832–1868)[6] Elle se convertit au catholicisme en 1854[26]
Leur fils Augustus John Cuthbert Hare (1834–1903) est adopté jeune par Maria Hare, veuve d'Augustus William Hare.
Portrait par Reynolds

Hare, alors bébé, pose pour un portrait réalisé en 1788 par Joshua Reynolds, aujourd'hui conservé au Louvre. Ce portrait est peint pour Lady Jones, épouse de William Jones et tante de Hare[27],[28].
L'œuvre a ensuite appartenu à Louisa Shipley, sœur de Lady Jones, puis à Marcus Hare. En 1855, son frère Julius la lègue à Maria Hare, veuve de son frère Augustus William. Elle est plus tard revendiquée par la fille de Francis Hare. A la suite d'un procès en 1869 (Paul contre Hare) jugé par John Mellor à Westminster Hall, la propriété change. Les défendeurs obtiennent gain de cause, mais la fille est décédée en 1868 et Maria Hare en 1870[27],[28],[29].
Références
- ↑ (en) Claire Clairmont, Charles Clairmont et Fanny Imlay Godwin, The Clairmont Correspondence: 1808-1834, Johns Hopkins University Press, (ISBN 978-0-8018-4633-5), p. 283 note 1
- ↑ (en) Augustus J. C. Hare, The Story of My Life, vol. I, George Allen, (lire en ligne), p. 6
- (en) The Athenaeum, British Periodicals Limited, (lire en ligne), p. 709
- ↑ (en) David Brown, Palmerston: A Biography, Yale University Press, (ISBN 978-0-300-16844-0), p. 17
- ↑ (en) David Constantine, Fields of Fire: A Life of Sir William Hamilton, Phoenix, (ISBN 978-1-84212-581-6), p. 183
- (en) Malcolm Barnes, Augustus Hare: Victorian Gentleman, London, Allen & Unwin, (ISBN 004920100X), p. 230
- ↑ (en) Augustus John Cuthbert Hare, Memorials of a Quiet Life, vol. I, Strahan, (lire en ligne), p. 109
- ↑ (en) Augustus John Cuthbert Hare, Memorials of a Quiet Life, vol. I, Strahan, (lire en ligne), p. 145
- ↑ (en) « Collection: Diary of Mary Ann Flaxman in Switzerland and Germany, written in the Almanach de Lausanne, Bodleian Archives & Manuscripts », archives.bodleian.ox.ac.uk
- ↑ « Hare; Francis George (- 1842) », catalogues.royalsociety.org
- ↑ (en) Walter Savage Landor, Selections from the Writings, Macmillan, (lire en ligne), p. 353
- ↑ (en) McFarland, « The early literary career of Julius Charles Hare: Bulletin of the John Rylands Library, Manchester », Bulletin of the John Rylands Library, Manchester, vol. 46, no 1, , p. 45 note 2 (lire en ligne)
- ↑ (en) McFarland, « The early literary career of Julius Charles Hare: Bulletin of the John Rylands Library, Manchester », Bulletin of the John Rylands Library, Manchester, vol. 46, no 1, , p. 46–7 (lire en ligne)
- ↑ (en) Richard Holmes, Coleridge: Darker Reflections, Harper Perennial, (ISBN 978-0-00-720456-4), p. 467
- ↑ (en) Augustus J. C. Hare, The Story of My Life, vol. I, George Allen, (lire en ligne), p. 18
- ↑ (en) Henry Lytton Bulwer, The Life of Henry John Temple Viscount Palmerston: With Selections from His Diaries and Correspondence, Tauchnitz, (lire en ligne), p. 17 note
- ↑ (en) John Forster, Walter Savage Landor: A Biography, Chapman and Hall, (lire en ligne), p. 229
- ↑ (en) Mary Wollstonecraft Shelley, The Journals of Mary Shelley, 1814-1844, Johns Hopkins University Press, (ISBN 978-0-8018-5088-2), p. 610
- ↑ (en) George Barnett Smith, Women of Renown: Nineteenth Century Studies, Allen, (lire en ligne), p. 62
- ↑ (en) Augustus John Cuthbert Hare, Story of My Life, vol. VI, Allen, (lire en ligne), p. 5
- ↑ (en) Julius Charles Hare et Augustus William Hare, Guesses at Truth, Macmillan and Company, (lire en ligne), xxv and note
- ↑ (en) Augustus J. C. Hare, Memorials of a Quiet Life, Strahan, (lire en ligne), p. 95
- ↑ (en) Bernard Burke, A Genealogical and Heraldic Dictionary of the Peerage and Baronetage of the British Empire, London, 40th, (lire en ligne), p. 939
- ↑ Hare (or Hare-Naylor), Francis George dans (en) J. Venn et J. A. Venn, Alumni Cantabrigienses, Cambridge, Angleterre, Cambridge University Press, 1922–1958 (ouvrage en 10 volumes)
- ↑ Hare, William Robert dans (en) J. Venn et J. A. Venn, Alumni Cantabrigienses, Cambridge, Angleterre, Cambridge University Press, 1922–1958 (ouvrage en 10 volumes)
- ↑ (en) Augustus J. C. Hare, The Story of My Life, vol. I, George Allen, (lire en ligne), p. 352
- Reynolds: Paris, Grand Palais, 9 Oct. - 16 Dec. 1985; London, Royal Academy of Arts, 16 Jan. - 31 March 1986, London, Weidenfeld and Nicolson, (ISBN 0297786873), p. 318
- (en) Augustus John Cuthbert Hare, Memorials of a Quiet Life, vol. III, Daldy, Isbister, (lire en ligne), p. 57
- ↑ (en) The Law Journal, E.B. Ince, , 5–6 p. (lire en ligne)
Liens externes
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