Georgiana Hare-Naylor

Georgiana Shipley
Biographie
Naissance
Vers
Décès
Activité
Père
Jonathan Shipley (en)
Mère
Anna Maria Mordaunt (d)
Fratrie
Anna Maria Shipley (d)
Conjoint
Francis Hare-Naylor (à partir de )
Enfants

Georgiana Hare-Naylor (née Georgiana Shipley, née vers 1752[1] – 1806) est une peintre et mécène anglaise.

Biographie

Georgiana nait à St Asaph en 1752[2], quatrième fille d'Anna Maria Mordaunt, et de Jonathan Shipley, alors chanoine de Christ Church à Oxford et plus tard évêque de Llandaff et de St Asaph. Sa sœur aînée, Anna Maria, épouse William Jones, qui propose l'existence d'une langue indo-européenne[3]. Georgiana est une érudite, excellente en latin[2]. Elle apprend la peinture dans l'atelier de Joshua Reynolds et expose à la Royal Academy de Londres en 1781[4].

Elle est de quelques années l'aînée de sa cousine et homonyme Georgiana Spencer, devenue plus tard Georgiana Cavendish, duchesse de Devonshire. La duchesse la présente à Francis Hare-Naylor, que son père invite à contrecœur à Twyford House[5]. Le lendemain, le jeune homme est arrêté pour dettes alors qu'il circulait dans le carrosse de l'évêque avec Georgiana et ses parents[3].

La duchesse accorde une rente de 200 livres sterling au jeune couple, et c'est grâce à cela qu'ils se marient. Ils se rendent d'abord à Karlsruhe, puis dans le nord de l'Italie[2]. Georgiana se consacre à la peinture et ils s'installent à Bologne, où elle se lie d'amitié avec Clotilde Tambroni, professeure de grec ancien à l'université locale[3]. Georgiana parle couramment le grec, langue qu'elle enseigne à ses enfants[5].

En 1792, elle commande à l'artiste et sculpteur John Flaxman des illustrations pour les livres d'Homère, l'Iliade et l'Odyssée[6]. La sœur de Flaxman, l'artiste Maria Flaxman, est gouvernante des enfants Hare-Naylor.

Château d'Herstmonceux.

En 1797, à la mort de son beau-père, les Hare-Naylor partent pour l'Angleterre, confiant trois de leurs enfants au professeur Tambroni et au père Emmanuele Aponte, un prêtre jésuite espagnol. Ils nomment Giuseppe Mezzofanti précepteur de leur fils aîné. Cette décision parut étrange, mais Georgiana suit son propre avis et son fils aîné attribue son amour du savoir au temps passé avec ces érudits[5].

Les Hare-Naylors s'installent au Château de Herstmonceux. Les principes de son mari lui valent des ennemis, et il refuse le titre de baronnet. À partir de 1799, date à laquelle les Hare-Naylors font venir leurs enfants, la vie devient une lutte financière, nécessitant le soutien de Lady Jones, désormais veuve[3].

Un mémorial en son honneur se trouve à l'église All Saints, à Herstmonceux, dans le Sussex.

En 1803, Georgiana Hare-Naylor entreprend une importante série de tableaux représentant le château tel qu'il apparaissait avant les démolitions. Elle achève son œuvre, mais perd ensuite la vue. L'année suivante, les Hare-Naylor s'installent à Weimar, où la duchesse régnante entretient de bonnes relations avec la famille. Georgiana peut côtoyer d'éminents intellectuels, dont Schiller et Goethe, mais sa santé décline[5].

Le dimanche de Pâques 1806, Georgiana Hare-Naylor meurt à Lausanne[7], laissant ses enfants aux soins de Lady Jones, sa sœur aînée. Son mari ne retourne jamais à Herstmonceux et, en 1807, il vend le domaine.

À Herstmonceux, un mémorial lui est dédié, la représentant sur son lit de mort confiant sa fille unique, Anna Maria Clemintina[5], alors âgée d'environ sept ans, à sa sœur. L'œuvre est attribuée à « un artiste danois, élève de Thorwaldsen » (vraisemblablement Bertel Thorvaldsen, principalement connu comme sculpteur).

Famille

Ses quatre fils, Francis, Augustus, Julius et Marcus, sont tous nés en Italie. Sa fille unique, Anna Maria Clementina, porte le nom de sa sœur aînée.

Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Georgiana Hare-Naylor » (voir la liste des auteurs).
  1. « Mrs Georgiana Hare-Naylor | Artist | Royal Academy of Arts », www.royalacademy.org.uk (consulté le )
  2. (en) Neil Jeffares, Dictionary of Pastellists Before 1800, Unicorn Press, (ISBN 978-0-906290-86-6, lire en ligne).
  3. (en)  « Hare-Naylor, Francis », dans Leslie Stephen et Sidney Lee, Dictionary of National Biography, vol. 24, Londres, Smith, Elder & Co, .
  4. « Mrs Georgiana Hare-Naylor | Artist | Royal Academy of Arts », www.royalacademy.org.uk (consulté le ).
  5. (en) Augustus J. C. Hare, Story of My Life, Volumes 1-3, Library of Alexandria, (ISBN 978-1-4655-8197-6, lire en ligne).
  6. « Collections Online | British Museum », www.britishmuseum.org (consulté le ).
  7. (en) « Naylor, Francis Hare- (1753–1815), historian », dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press (lire en ligne Inscription nécessaire).

Liens externes

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