Julius Hare (théologien)

Julius Hare
Biographie
Naissance
Décès
(à 59 ans)
Formation
Activités
Père
Mère
Fratrie
Conjoint
Jane Esther Maurice (d) (à partir de )
Titre honorifique
Révérend (en)

Julius Charles Hare ( – ) est un écrivain théologien anglais.

Jeunesse

Il est né à Valdagno, près de Vicence, en Italie, fils de Francis Hare-Naylor et de la peintre Georgiana Hare-Naylor, fille de l'évêque Shipley[1]. Augustus William Hare est son frère, et son arrière-grand-père, Francis Hare, est évêque de St Asaph.

Il arrive en Angleterre avec ses parents en 1799, mais passe un hiver avec eux à Weimar, en Allemagne, en 1804-1805. C'est là qu'il rencontre Goethe et Schiller et qu'il se passionne pour la littérature allemand, qui influence son style et ses sentiments tout au long de sa carrière. À la mort de sa mère en 1806, Julius est envoyé à la Tonbridge School, où il reste jusqu'en 1812, date à laquelle il entre au Trinity College de Cambridge. Il y devient membre en 1818 et, après un autre voyage à l'étranger, il commence des études de droit à Londres l'année suivante. De 1822 à 1832, il est tuteur adjoint au Trinity College[2].

Carrière

Se tournant du droit vers la théologie, Hare entre dans les ordres en 1826. À la mort de son oncle en 1832, il hérite de la riche cure familiale d'Herstmonceux, dans le Sussex, où il constitue une bibliothèque d'environ 12 000 volumes, particulièrement riche en littérature allemande. Avant de s'installer dans sa paroisse, au presbytère d'Herstmonceux, il voyage de nouveau à l'étranger et rencontre à Rome le chevalier Bunsen, qui lui dédie par la suite une partie de son ouvrage, Hippolyte et son époque. En 1840, Hare est nommé archidiacre de Lewes et, la même année, prêche une série de sermons à Cambridge (The Victory of Faith), suivie en 1846 d'une seconde série, The Mission of the Comforter. Les versions publiées ne rencontrent pas un grand succès. En 1844, Hare épouse Esther, sœur de son ami Frederick Maurice[2].

Hare est membre de l'Association de Canterbury depuis [1]. En 1851, il est nommé chanoine à Chichester ; et en 1853, il devient l'un des aumôniers de la reine Victoria[2].

Travaux

Julius Hare appartient à ce qu'on appelle le « parti de l'Église large », bien que certaines de ses opinions se rapprochent de celles de l'école arminienne évangélique, tandis que d'autres semblent vagues et indécises. Il est l'un des premiers Britanniques à reconnaître et à être influencé par la pensée et la spéculation allemandes et, au milieu d'une alarme exagérée contre l'hérésie allemande, il contribue à réhabiliter l'autorité des critiques allemands les plus solides. Ses écrits, principalement théologiques et polémiques, consistent surtout en sermons sur différents sujets ; bien que précieux et riches en réflexions, ils perdent de leur force en raison de la lourdeur de la syntaxe allemande[2].

En 1827, il publie, avec son frère, Guesses at Truth by Two Brothers. Cet ouvrage, initialement paru anonymement, se compose d'essais, d'aphorismes et d'études littéraires. Une édition révisée, dédiée à William Wordsworth, parait en 1838, qui commence à la lire « avec grand plaisir et profit »[3]. Hare aide Connop Thirlwall (en), futur évêque de St David's, à traduire les premier et deuxième volumes de l'History of Rome de Niebuhr (1828 et 1832), et publie Vindication of Niebuhr's History en 1829. Il écrit de nombreux ouvrages similaires, parmi lesquels Vindication of Luther against his recent English Assailants (1854). En 1848, il édite les Remains of John Sterling, qui a été son vicaire[4]. Life of John Sterling par Thomas Carlyle (1851) est écrite en réaction à l'importance excessive accordée aux questions doctrinales dans la biographie de Sterling que Hare a rédigée pour son ouvrage de 1848, et surtout à l'obsession pour les questions théologiques des « journaux religieux et périodiques chasseurs d'hérétiques » contemporains qui commentent le livre de Hare. Memorials of a Quiet Life, publié en 1872 par Augustus Hare, contient des récits sur la famille Hare[5].

Hare a également traduit un certain nombre de contes de Ludwig Tieck[6].

Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Julius Hare (theologian) » (voir la liste des auteurs).
  1. Rev. Michael Blain, The Canterbury Association (1848-1852): A Study of Its Members' Connections, Christchurch, Project Canterbury, , 38–39 p. (lire en ligne)
  2. Chisholm 1911, p. 948.
  3. ↑ N. Merrill Distad, Guessing at Truth. The Life of Julius Charles Hare (1795-1855) (Shepherdstown, West Virginia: Patmos Press, 1979), pp. 70–71
  4. ↑ Chisholm 1911, p. 949.
  5. ↑ Chisholm 1911, p. 940.
  6. ↑ The English Novel, 1830-36: 1831.

Liens externes

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