Francis Hare-Naylor
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| Conjoints |
Georgiana Shipley (à partir de ) Anna Maria (d) |
| Enfants |
Francis George Hare Augustus William Hare Julius Hare Marcus Theodore Hare (d) Georgina Frances Hare-Naylor (d) |
Francis Hare-Naylor (1753-1815) est un historien, romancier et dramaturge anglais, époux de la peintre Georgiana Hare-Naylor.
Jeunesse
Il est le fils aîné de Robert Hare-Naylor d'Herstmonceux dans le Sussex, chanoine de Winchester (fils de Francis Hare), et de sa première épouse, Sarah, fille de Lister Selman de Chalfont St Peter, dans le Buckinghamshire. Sarah meurt alors que Francis est enfant.
Son père prend pour seconde épouse une autre héritière, Henrietta Henckell. Celle-ci persuade son mari de faire démolir le Château de Herstmonceux pour la construction d'une maison destinée à ses propres enfants[1].
Francis Hare-Naylor, héritier de sa mère, vit presque exclusivement à Londres. Il y noue une amitié avec Charles James Fox et fréquente l'entourage de Georgiana Cavendish, duchesse de Devonshire, à Chiswick. Celle-ci le présente à sa cousine Georgiana Shipley, quatrième fille de Jonathan Shipley, qui a étudié la peinture dans l'atelier de Joshua Reynolds. Sa sœur aînée, Anna Maria, est l'épouse de William Jones[1].
Mariage
L'évêque Shipley invite Hare-Naylor à Twyford, mais le lendemain, il est arrêté pour dettes alors qu'il conduisait le carrosse épiscopal avec Georgiana et ses parents. Il est alors banni de la maison. La duchesse de Devonshire leur accorde une rente annuelle de 200 livres sterling, et c'est sur cette base qu'ils se marient. Ils partent pour Karlsruhe, puis pour le nord de l'Italie[1].
En 1797, le père de Hare meurt et l'on découvre que sa seconde épouse a fait construire sa nouvelle demeure, Herstmonceaux Place, sur des terres soumises à un droit d'aînesse. Les Hare-Naylor partent pour l'Angleterre, confiant trois de leurs enfants à la professeure Clotilde Tambroni et à un prêtre espagnol, et nommant le polyglotte Giuseppe Mezzofanti précepteur de leur fils aîné, précoce[1].
Les Hare-Naylors s'installent à Herstmonceaux. Les principes démocratiques de Hare-Naylor lui valent des ennemis, et il refuse le titre de baronnet. À partir de 1799, date à laquelle les Hare-Naylors ramènent leurs enfants à la maison, la vie devient une lutte financière, nécessitant le soutien de Lady Jones, désormais veuve[1].
Fin de carrière
En 1803, Georgiana Hare-Naylor achève un travail graphique représentant le château d'Herstmonceaux tel qu'il apparaissait avant sa démolition, mais elle perd ensuite la vue. L'année suivante, les Hare-Naylor s'installent à Weimar, où la duchesse régnante entretient de bonnes relations avec la famille[1].
Le dimanche de Pâques 1806, Georgiana Hare-Naylor meurt à Lausanne, laissant ses enfants à la charge de Lady Jones (sa sœur aînée), qui les adopte ou en devient la tutrice[2]. Après la mort de son épouse, Hare-Naylor ne retourne jamais à Herstmonceaux et, en 1807, il vend le domaine. En , il meurt à Tours, des suites d'une longue maladie, et est inhumé sous l'autel de l'église d'Herstmonceaux[1].
Travaux
Hare-Naylor écrit deux pièces de théâtre, Le Miroir et L'Âge de la Chevalerie, qui ne sont jamais jouées et sont refusées à Drury Lane. En 1801, il publie son History of the Helvetic Republics (c'est-à-dire la Suisse, en deux volumes, une seconde édition augmentée en quatre volumes parait en 1809). Pendant son séjour à Weimar, il publie un roman, Theodore, or the Enthusiast, illustré par John Flaxman, dont la sœur, Maria Flaxman, est la gouvernante de ses enfants. En 1816 parait son œuvre la plus connue, Civil and Military History of Germany, from the landing of Gustavus to the Treaty of Westphalia[1].
Famille

Les quatre fils de Francis et Georgiana Hare-Naylor, Francis, Augustus, Julius et Marcus, sont nés en Italie, ainsi qu'une fille, Anna Maria Clementina. Georgiana est décédée en 1806.
En 1807, Hare-Taylor se remarie avec Anna Maria Mealy, née Hamilton, veuve de Ridgeway Mealy, officier du 2e/18e régiment d'infanterie indigène de Madras, décédé en 1805 dans les collines de Nandi[4],[5],[6]. Elle est apparentée à sa première épouse[1]. Le couple a une fille et deux fils[4]:
- Georgiana Frances (1809–1896), qui épouse en secondes noces Frederick Denison Maurice[1],[7]
- Gustavus Edward Cockburn Hare (1811–1881), officier de l'Armée prussienne, fonctionnaire et propriétaire terrien[8]
- Reginald John Hare (1812–1895), sous-inspecteur de police en Australie[9]
Références
- (en)
« Hare-Naylor, Francis », dans Leslie Stephen et Sidney Lee, Dictionary of National Biography, vol. 24, Londres, Smith, Elder & Co, .
- ↑ « Papers of Sir William Jones and Lady Anna Maria (Shipley) Jones - Archives Hub », archiveshub.jisc.ac.uk
- ↑ (en) Rupert Gunnis, Dictionary of British Sculptors, 1660-1851, Murrays Book Sales, (ISBN 978-0-685-27934-2), p. 227
- (en) Bernard Burke, A Genealogical and Heraldic History of the Landed Gentry of Great Britain & Ireland, Harrison, (lire en ligne), p. 739
- ↑ (en) Journal of the Society for Army Historical Research, , p. 10
- ↑ « Marriages », Calcutta Gazette, , p. 4 (lire en ligne)
- ↑ « Maurice, Georgiana Frances (1809-1896), née Hare-Naylor, second wife of F. D. Maurice - trin-2.maxarchiveservices.co.uk », trin-2.maxarchiveservices.co.uk
- ↑ « Hare, Gustavus Edward Cockburn (1811-1881), born Hare Naylor, landowner and colonial civil servant - archives.trin.cam.ac.uk », archives.trin.cam.ac.uk
- ↑ « Hare, Reginald John (1812-1895), son of Francis Hare-Naylor - archives.trin.cam.ac.uk », archives.trin.cam.ac.uk
Liens externes
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