Gouvernement Godbout I
| Gouvernement Taschereau | Gouvernement Godbout I | Gouvernement Duplessis I | |||
| 19e législature | 20e législature | ||||
| 1936 | |||||
| Premier ministre | Adélard Godbout |
|---|---|
| Élection | 1935 |
| Législature | 19e |
| Formation | |
| Fin | |
| Durée | 2 mois et 15 jours |
| Parti politique | Parti libéral |
|---|
| Assemblée législative (1935) |
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|---|
Le mandat du premier gouvernement d'Adélard Godbout, du Parti libéral, s'étend du au . Godbout devient premier ministre du Québec à la suite de la démission de son prédécesseur Louis-Alexandre Taschereau, emportée par le scandale des comptes publics. Il obtient plus tard un second mandat, de 1939 à 1944.
Caractéristiques
Avec un peu plus de deux mois au pouvoir, le premier gouvernement Godbout est le plus court de l'histoire du Québec depuis la Confédération. Son rôle se limite essentiellement à la transition entre la fin du long règne libéral commencé en 1897 et l'arrivée au pouvoir de l'Union nationale de Maurice Duplessis.
L'héritage de la crise libérale
Adélard Godbout, ministre de l'Agriculture sous Taschereau depuis 1930, n'est pas éclaboussé par les révélations du Comité des comptes publics, ce qui contribue probablement à son choix par le caucus libéral pour succéder à Taschereau[1]. Assermenté le , il entreprend une rapide reconfiguration du cabinet en écartant la plupart des ministres associés au régime déchu.
La défaite électorale
Même si son gouvernement ne comprend aucun des ministres impliqués dans les scandales, Godbout est incapable de faire face aux attaques féroces de l'Union nationale et de son chef Duplessis durant la campagne électorale[2]. La nouvelle formation, officialisée le par la fusion de l'Action libérale nationale et du Parti conservateur, remporte 76 sièges sur 90 aux [[Élections générales québécoises de 1936|élections du ]]. Godbout n'est même pas élu dans son comté de L'Islet. C'est la fin d'un règne libéral ininterrompu depuis 1897.
Chronologie
- : démission de Louis-Alexandre Taschereau à la suite des révélations du Comité des comptes publics. Adélard Godbout est choisi le même jour par le caucus libéral pour lui succéder et est assermenté premier ministre. La première session de la 19e législature est prorogée le même jour[3].
- : caucus de l'opposition à Sherbrooke.
- : fondation officielle de l'Union nationale sous la direction de Duplessis ; Paul Gouin et ses partisans sont écartés.
- : assermentation du cabinet Godbout reconfiguré devant le lieutenant-gouverneur Ésioff-Léon Patenaude.
- : dissolution de la 19e législature sur recommandation de Godbout. Convocation des élections générales pour le .
- : l'Union nationale de Duplessis remporte les élections avec 76 sièges contre 14 pour les libéraux. Godbout est défait dans L'Islet. C'est la fin d'un règne libéral commencé en 1897[1].
- : assermentation du cabinet Duplessis.
Composition
Assermentation le :
- Adélard Godbout : premier ministre, ministre de l'Agriculture et de la Colonisation
- Edward Stuart McDougall : trésorier provincial
- Charles-Auguste Bertrand : secrétaire de la province, procureur général
- Hector Authier : ministre de la Colonisation
- Césaire Gervais : ministre des Travaux publics et des Mines
- Edgar Rochette : ministre du Travail, de la Chasse et des Pêcheries
- Télesphore-Damien Bouchard : ministre des Terres et Forêts, ministre des Affaires municipales
- Pierre-Émile Côté : ministre de la Voirie
- Wilfrid Gagnon : ministre de l'Industrie et du Commerce
- Frank Lawrence Connors : ministre sans portefeuille
- Cléophas Bastien : ministre sans portefeuille
Il n'y a aucune modification à la composition de ce gouvernement au cours de son mandat.
Notes et références
- « GODBOUT, JOSEPH-ADÉLARD », sur Dictionnaire biographique du Canada (consulté le )
- ↑ Pierre Dumas, « De l'ALN à l'Union nationale », sur Cap-aux-Diamants no 144, Érudit (consulté le )
- ↑ « Les cabinets ministériels depuis 1867 », sur Assemblée nationale du Québec (consulté le )
Bibliographie
- Jean-Guy Genest, Godbout, Septentrion, .
- Jacques Lacoursière, Histoire populaire du Québec, t. IV, Septentrion.
- Paul-André Linteau, René Durocher, Jean-Claude Robert et François Ricard, Histoire du Québec contemporain, t. II, Boréal Express, .
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