Wang Rong (Qi du Sud)
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 26 ans) Nankin |
| Nom dans la langue maternelle |
王融 (Wang Rong) |
| Nom de naissance |
王融 (Wang Rong) |
| Autres noms |
prénom de courtoisie : Yuanchang (元长) surnom : Wang Ningshuo (王寧朔) |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Autres activités | |
| Mouvement |
style poétique Yongming ti |
| Famille |
Clan Wang de Langya (en) |
| Père |
Wang Daoyan, gouverneur de Luling |
Wang Rong (chinois : 王融 ; chinois traditionnel : 王融 ; pinyin : ; Wade : Wang Jung) (467-493), également connu sous le prénom de courtoisie de Yuanchang 元长), est un haut fonctionnaire et un écrivain de la dynastie Qi du Sud. Originaire de la commanderie de Langya, du district Linyi (aujourd’hui dans le Shandong) dans le nord, il se réfugie dans le Sud. La tentative manquée d’établir le prince de Jingling Xiao Ziliang sur le trône, lui coûte la vie. Il est l’un des « Huit amis de Jingling ».
Biographie
Wang Rong est issu du puissant clan des Wang de Langye[1] p. 1267. Descendant à la sixième génération du célèbre chancelier Wang Dao des Jin orientaux, il est le fils de Wang Daoyan, gouverneur de Luling. Dès son jeune âge, il est intelligent, vif d’esprit, érudit et doté d’un talent littéraire. Sa mère lui enseigne l’écriture et les études classiques.
Au début, il est recommandé comme candidat au rang de lettré sélectionné. Puis, il est nommé par le prince Xiao Ziliang (460–494) au poste d’officier auxiliaire en fonction dans l’armée du général des régions du Sud, mais est révoqué pour affaire administrative[2]. En 483, Xiao Ziliang émet de nouveau un ordre officiel à Wang Rong qui devient officier adjoint en campagne du service juridique du ministre des Travaux publics. Plus tard, il est transféré au poste de conseiller du prince héritier[3].
Wang Rong est pressé d'atteindre la gloire et les profits, et il nourrit de fortes ambitions politiques. Étant issu d’un clan renommé, il est imbu de sa noblesse et a l’esprit fantasque[1] p. 1267. Sûr de son talent, il espère devenir haut conseiller de l’État avant l’âge de trente ans[3]. Ses ancêtres durant les périodes Jin (317-420) et Song (420-479), occupent des postes élevés[note 1], mais son propre père n’occupe qu’un poste d'administrateur de Lunling. À peine âgé de plus de vingt ans, Wang veut restaurer sa famille. Ainsi il présente à l'empereur Wu (en) un mémoire pour être mis à l'épreuve. Il finit par être muté au poste d’adjoint du directeur du Secrétariat impérial[4],[3]. Il connaît d'autres promotions jusqu'à atteindre la fonction de rédacteur au Secrétariat impérial central[5],[2]. En 491, l’empereur Wu (en) des Qi organise au jardin Fanglin une cérémonie et un banquet avec les ministres et il ordonne à chacun de composer des poèmes. Wang Rong compose la Préface aux poèmes de la rivière sinueuse (曲水诗序), dont la richesse littéraire et la splendeur sont louées par ses contemporains[6] et lui vaut une renommée jusque chez les Wei du Nord[3]. L’empereur, appréciant le talent oratoire de Wang Rong, le nomme aussi en charge des hôtes étrangers et par conséquent, Wang Rong, en 493 reçoit les envoyés de la dynastie Wei du Nord[6] qui, la même année, avec l’empereur Xiaowen comme chef, déclare une invasion vers le sud[7]. Wang Rong est alors nommé général Ningshuo (litt. apaisant le Nord) et commandant militaire. Peu après, l’empereur Wu (en) tombe gravement malade. Ses deux fils Xiao Ziliang et Xiao Zhaoye se disputent le trône. En raison de son attachement au prince Xiao Ziliang, Wang Rong veut profiter de la mort imminente de l’empereur pour l’installer comme souverain. Il bloque l’entrée du secrétariat impérial, empêchant les gardes du palais du prince héritier Xiao Zhaoye d’avancer. Mais dans ses tentatives de placer Xiao Ziliang sur le trône, Wang Rong échoue[3],[8] Vol. 138. Il est emprisonné puis condamné à mort par décret impérial en 493.
Comme Wang Rong a occupé le poste de général Ningshuo, il est aussi appelé comme Wang Ningshuo (王寧朔)
Poésie
Wang Rong a un style littéraire brillant, rapide et agile, lorsqu’il compose des textes. Il peut prendre immédiatement le pinceau et rédiger des textes dans l’urgence[5]. Son style est original, mais souvent difficile d’accès[1] p. 1267. Le Classique des catégories de poésie (诗品) le décrit comme ayant un « langage beau, noble et pur »[note 2],[9],[5]. Sa poésie est harmonieuse dans ses sons et ses rythmes. Lorsque Wang Rong sert comme subordonné du prince Xiao Ziliang, il se lie d’amitié Xiao Yan, Shen Yue et six autres écrivains et forme avec eux le groupe appelé les « Huit amis de Jingling »[note 3]. Ce groupe créé un nouveau style poétique fondé sur la prosodie et les tons, appelé le Yongming ti contribuant ainsi au développement des formes poétiques plus régulières apparues sous les Tang.
Oeuvres
Aujourd’hui, il reste plus de cinquante poèmes et textes de Wang Rong, dont beaucoup exposent des opinions politiques[3]. Il existe aussi encore le Recueil de Wang Ningshuo (王寧朔集) compilé par Zhang Pu des Ming, inclus dans le Recueil des cent trois auteurs des Han, Wei et Six Dynasties (漢魏六朝百三家集), qui rassemble la majorité de ses œuvres conservées.
Poème
Chant de la joie du Dharma, no 1 (法乐辞 其一)
| Chinois
天長命自短, |
Traduction libre
Le Ciel est éternel, mais la vie humaine est brève, |
Notes et références
Notes
- ↑ Son arrière-grand-père Wang Hong est un ministre sous l’empereur Wen des Song, son grand-père Wang Sengda atteint le poste de ministre du secrétariat sous l’empereur Xiaowu des Song.
- ↑ Traduction libre de : 词美英净.
- ↑ Les « Huit amis de Jingling » comprennent Xiao Yan, Shen Yue, Xie Tiao, Wang Rong, Xiao Chen, Fan Yun, Ren Fang et Lu Chui.
Références
- Plusieurs auteurs sous la direction de Rémi Mathieu, Anthologie de la poésie chinoise, Lonrai, Gallimard, coll. « La Pléiade », , 1547 p.
- (zh) « 王融 (王融) (Wang Rong) », sur Chinese Text Project, Ctext.org (consulté le )
- (zh) « Wang Rong », sur Baike.baidu, Pékin, (consulté le )
- ↑ (zh) source Assistant Historique D, « 南北朝历史——王融、王峻 (Histoire des dynasties du Sud et du Nord — Wang Rong, Wang Jun) », sur Sohu.com, Hebei, (consulté le )
- (zh) 蕭子顯 (Xiao Zixian) (489-537), 南齐书 (Livre des Qi du Sud, biographie de Wang Rong), vol. biographie de Xu Chi, terminé vers 535
- (zh) « 竟陵八友 (竟陵八友) (Huit amis de Jingling) », sur Baike.baidu, Pékin, (consulté le )
- ↑ (zh) 蕭子顯 (Xiao Zixian) (489-537), 南齐书 (Livre des Qi du Sud, biographie des Wei barbares), vol. biographie de Xu Chi, terminé vers 535
- ↑ (zh) 司马光 (Sima Guang) (294 rouleaux), annoté par 胡三省 (Hú Sān shěng), 資治通鑑 (资治通鉴) (Mémoires pour la gouvernance des États) (couvrant de la période des Trois Royaumes jusqu’à la fin de la dynastie des Tang, écrit sous la dynastie Song), éditeur moderne : 中華書局 (Zhonghua Book Company), 1066-1084, Annales des Qi, quatrième partie
- ↑ (zh) 钟嵘 (Zhong Rong), dynastie Liang, 詩品 (Classique des catégories de poésie), début du viᵉ siècle
Liens externes
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