21e législature du Québec

20e législature 21e législature 22e législature
Gouvernement Duplessis I Gouvernement Godbout II Gouvernement Duplessis II
1940 1941 1942 1943 1944

21e législature du Québec
[Note 2] - [Note 1]
1re session : -
2e session : -
3e session : -
4e session : -
5e session : -
Image illustrative de l’article 21e législature du Québec
Gouvernement
Type Parti libéral majoritaire
Premier ministre Adélard Godbout
[Note 3]-[Note 1]
Conseil des ministres Godbout (1939-1944)
Assemblée nationale
Composition Voir l'évolution de la composition
Président Bernard Bissonnette (PLQ)
[1]-
Leader du gouvernement Adélard Godbout (PLQ)
-
Chef de
l'opposition
Maurice Duplessis (UN)
-

La 21e législature du Québec est formée à la suite des élections générales québécoises de 1939, tenues le . Le Parti libéral du Québec, dirigé par Adélard Godbout, remporte une victoire éclatante avec 70 sièges sur 86 contre 15 pour l'Union nationale de Maurice Duplessis et 1 indépendant, mettant fin au premier mandat de Duplessis[2].

Cette législature, qui se déroule entièrement durant la Seconde Guerre mondiale, est l'une des plus réformatrices de l'histoire du Québec. Elle voit l'adoption de la loi accordant le droit de vote aux femmes (le ), l'instauration de l'instruction obligatoire pour les enfants de 6 à 14 ans (1943) et la nationalisation de la Montreal Light, Heat and Power qui mène à la création d'Hydro-Québec (le ). Elle est également marquée par les débats sur la conscription, le rapport Rowell-Sirois et la centralisation fédérale en temps de guerre. La législature prend fin avec la dissolution prononcée le ; aux élections du , l'Union nationale de Maurice Duplessis reprend le pouvoir, ouvrant l'ère du duplessisme.

Contexte politique

Élection de 1939

Adélard Godbout vers 1944, premier ministre du Québec à partir du .

L'élection générale du est déclenchée par Maurice Duplessis peu après l'entrée du Canada dans la Seconde Guerre mondiale. Duplessis tente de placer la campagne sur le terrain de l'autonomie provinciale et de l'opposition à la centralisation fédérale; les ministres fédéraux québécois du cabinet King (Ernest Lapointe, ministre de la Justice; C. G. Power, ministre des Pensions et de la Santé nationale; et Arthur Cardin) répliquent en intervenant massivement dans la campagne et en promettant de démissionner du cabinet en cas de victoire de l'Union nationale, ce qui ouvrirait la voie à la conscription[3].

Le Parti libéral de Adélard Godbout, qui avait modernisé sa plateforme lors du congrès d'orientation tenu les 10 et , remporte 53,5 % des voix et 70 sièges. L'Union nationale est réduite à 15 sièges et 39,1 % des suffrages. Camillien Houde est élu comme indépendant dans Montréal-Sainte-Marie[2],[4].

Formation du gouvernement Godbout

Adélard Godbout est assermenté premier ministre le et forme un cabinet qui réunit plusieurs figures expérimentées, dont Télesphore-Damien Bouchard (Travaux publics et Voirie), Wilfrid Girouard (procureur général), James Arthur Mathewson (Trésorier), Edgar Rochette (Travail, Mines), Pierre-Émile Côté (Terres et Forêts) et Hector Perrier (qui deviendra secrétaire de la province en 1940). Bernard Bissonnette est élu président de l'Assemblée législative à l'ouverture de la session[5],[1].

Sessions parlementaires

Première session (février-juin 1940)

La 1re session se déroule du au , en pleine « drôle de guerre » et alors que la France subit l'invasion allemande. Les députés adoptent 144 lois sur les 154 projets déposés au cours de 79 séances, ce qui en fait l'une des sessions les plus productives depuis la Confédération[2].

La grande réforme de la session est la loi accordant le droit de vote et l'éligibilité aux femmes (bill 18), adoptée le et sanctionnée le . Le bill 49 institue un programme d'aide à l'Université de Montréal; le bill 22 crée un Conseil supérieur du travail; le bill 34 remplace la Loi des salaires raisonnables héritée du gouvernement Duplessis par une nouvelle Loi du salaire minimum; le bill 38 place la ville de Montréal sous tutelle provinciale en raison de ses difficultés financières. Le bill 27 lance un programme d'autoroutes dont le tracé deviendra plus tard l'autoroute 20. Le bill 31 abolit les dernières rentes seigneuriales, converties en taxes municipales. Le bill 14 crée des délégations du Québec à Paris, Londres et New York; seul le bureau de New York verra le jour, au Rockefeller Center[2].

La session est marquée par les débats sur la campagne fédérale qui se solde le par la victoire de William Lyon Mackenzie King, les libéraux raflant 62 sièges fédéraux sur 65 au Québec. L'armistice français du 22 juin 1940 suscite une émotion considérable à l'Assemblée[2].

Deuxième session (janvier-mai 1941)

La 2e session se déroule du au ; avec 80 séances en 54 jours, elle est la plus longue depuis la Confédération (à l'exception de celle de 1935). Les députés adoptent 122 lois[6].

Sur le plan énergétique, les bills 49, 71 et 73 amorcent l'expropriation des installations de Beauharnois et préparent la nationalisation progressive de l'hydroélectricité. Le bill 38, sanctionné le , ouvre l'accès des femmes au Barreau[6]. Le bill 17 lutte contre les maladies vénériennes et le bill 56 limite la vente d'alcool. Une réforme des programmes scolaires, conduite par Hector Perrier, promeut un « enseignement réaliste et pratique »[6].

Le débat constitutionnel domine les travaux : le rapport Rowell-Sirois, déposé en mai 1940, propose une centralisation accrue à Ottawa. Duplessis dénonce avec vigueur cette « sœur jumelle de l'assimilation » et affirme que « notre province n'endurera pas de chaînes, même si elles sont dorées ». Il dénonce aussi la canalisation projetée du Saint-Laurent (350 millions de dollars), qu'il qualifie de « crime national »[6].

Troisième session (février-mai 1942)

La 3e session se déroule du au , alors que des sous-marins allemands pénètrent depuis janvier 1942 dans le golfe du Saint-Laurent. Sur 181 projets de loi présentés, 120 sont sanctionnés[7].

La session est dominée par le débat sur le plébiscite fédéral du sur la conscription. Le député indépendant René Chaloult dépose le 8 avril une motion anticonscriptionniste affirmant que « l'unité nationale, enfin, nous la voulons, certes, mais non au prix de l'abdication nationale. » Godbout, partagé entre la solidarité avec Ottawa et la position québécoise, déclare : « Pour ma part, justement parce que je suis contre la conscription et avant de répondre « non », moi-même, j'y ai songé longtemps, et je vais y penser à deux fois. » La motion amendée est adoptée le 9 avril par 55 voix contre 12. Le 27 avril, les électeurs québécois rejettent massivement la conscription à 71,2 %, alors que l'ensemble du Canada l'approuve à 63,7 %[7],[8].

Sur les finances, Godbout fait adopter le 28 avril le bill 33 qui cède temporairement à Ottawa la perception de l'impôt sur le revenu provincial et des taxes corporatives pour financer l'effort de guerre. Duplessis prévient : « Si nous abandonnons de nouvelles sources de revenus, nous mettons en danger le pouvoir de nous administrer nous-mêmes. » Le trésorier James Arthur Mathewson annonce le premier surplus budgétaire depuis 1931 (1,5 million de dollars)[7].

Plusieurs mesures sociales et juridiques sont adoptées : le bill 7 (assistance aux mères nécessiteuses), le bill 8 ouvrant aux femmes le droit de siéger aux commissions scolaires, le bill 9 leur permettant d'emprunter sur leur police d'assurance. La session abolit aussi les péages sur les ponts provinciaux (31 mars) et crée un ministère autonome des Pêcheries maritimes (1er avril)[7].

Quatrième session (février-juin 1943)

La 4e session se déroule du au . Sur 84 projets de loi présentés, 79 sont sanctionnés[9].

La mesure phare est la Loi de l'instruction obligatoire (bill 21), sanctionnée le 6 mai 1943, qui rend la fréquentation scolaire obligatoire pour les enfants de 6 à 14 ans. Le secrétaire de la province Hector Perrier présente cette « législation historique »; l'opposition unioniste s'y oppose, Duplessis estimant qu'elle constitue « un recul qui embarrassera les parents » compte tenu de l'insuffisance d'écoles dans certaines régions. Le Québec devient ainsi la dernière province canadienne à instaurer l'instruction obligatoire. L'historien Fernand Harvey note que l'adoption de la loi a été facilitée par le soutien du Comité catholique, en particulier du cardinal Rodrigue Villeneuve[9],[10].

D'autres réformes sont adoptées : la création d'une Commission du service civil (sanctionnée le 22 juin), d'un Conseil d'orientation économique (13 mai), et l'autorisation d'une manufacture de sucre de betterave à Saint-Hilaire (bill 54), qui provoque un filibuster de 40 heures de la part de l'opposition. Le gouvernement entreprend les travaux préliminaires en vue d'établir l'assurance-maladie et les allocations familiales[9].

Cinquième session (janvier-juin 1944)

La 5e session se déroule du au ; avec 107 séances sur 67 jours, elle est exceptionnellement longue. Sur 103 projets de loi présentés, 99 reçoivent la sanction royale[11].

La mesure la plus marquante est la Loi établissant la Commission hydroélectrique de Québec (bill 17), sanctionnée le , qui nationalise la Montreal Light, Heat and Power et donne naissance à Hydro-Québec. Godbout déclare que cette loi « marque une date importante dans l'histoire de notre province ». Cette mesure constitue l'aboutissement d'un long combat amorcé par les actionnistes Philippe Hamel et Oscar Drouin dans les années 1930[11],[12].

D'autres lois importantes sont adoptées : les bills 2 et 3 réglementent les conflits ouvriers et interdisent la grève dans le secteur public en temps de guerre; les bills 38 et 39 créent des institutions de protection de la jeunesse et des cours familiales; les bills 43 et 44 renforcent la fréquentation scolaire obligatoire et instaurent la gratuité des manuels scolaires dans les écoles publiques[11].

Suffrage féminin (1940)

Thérèse Casgrain vers 1942, l'une des principales militantes ayant mené la lutte de plus de vingt ans pour l'obtention du droit de vote des femmes au Québec.

L'adoption de la loi accordant le droit de vote aux femmes constitue la grande réforme de la première session. Présentée comme bill 18, elle est défendue par le premier ministre Adélard Godbout qui déclare devant l'Assemblée que « le temps de cette réforme est venu ». Elle représente l'aboutissement d'une lutte de plus de vingt ans menée par Marie Lacoste-Gérin-Lajoie, Idola Saint-Jean et Thérèse Casgrain. Adoptée par l'Assemblée le par 67 voix contre 9, elle franchit l'étape du Conseil législatif le , malgré l'opposition de l'Église catholique exprimée publiquement par le cardinal Jean-Marie-Rodrigue Villeneuve. La loi entre en vigueur le 1er janvier 1941; les Québécoises votent pour la première fois aux élections provinciales lors des élections générales du [2],[13],[14].

Création d'Hydro-Québec (1944)

Monteurs de ligne de la Montreal Light, Heat and Power, dont la nationalisation le donne naissance à Hydro-Québec.

La nationalisation de la Montreal Light, Heat and Power et la création de la Commission hydroélectrique de Québec, sanctionnées par la Loi établissant la Commission hydroélectrique de Québec du (bill 17), constituent une étape majeure de l'intervention de l'État dans l'économie québécoise. La mesure répond à des décennies de critiques contre les pratiques tarifaires et monopolistiques du « trust de l'électricité » et s'inscrit dans le prolongement des trois lois de 1937 qui avaient instauré la Régie provinciale de l'électricité. La nouvelle Commission hydroélectrique exerce dès sa création la production, le transport et la distribution de l'électricité dans la région métropolitaine de Montréal[11],[12].

Autonomie provinciale et conscription

Maurice Duplessis, chef de l'opposition, fait de l'autonomie provinciale le principal cheval de bataille de l'Union nationale durant la guerre.

Les enjeux de la centralisation fédérale en temps de guerre dominent les sessions de 1941, 1942 et 1943. Maurice Duplessis, chef de l'opposition, fait de l'autonomie provinciale le principal cheval de bataille de l'Union nationale, dénonçant le rapport Rowell-Sirois, la canalisation du Saint-Laurent et la cession temporaire de l'impôt provincial à Ottawa[6],[7].

Le débat sur la conscription représente le point culminant de cette opposition. Le , les Québécois votent 71,2 % « non » à la libération du gouvernement King de sa promesse de 1939. Le député René Chaloult, pourfendeur de la conscription, est poursuivi devant les tribunaux fédéraux pour propos « subversifs », mais acquitté le [7],[15].

Dissolution et élection de 1944

Godbout dissout la 21e législature le . Aux élections générales du , les premières élections provinciales auxquelles peuvent voter les femmes québécoises, l'Union nationale de Maurice Duplessis reprend le pouvoir avec 48 sièges sur 91, malgré le fait que le Parti libéral obtienne plus de votes (39,4 % contre 38 % pour l'UN). Comme l'observe l'historien à propos du résultat, « la distorsion provoquée par le mode de scrutin et par la carte électorale donne une légère majorité de sièges à l'Union nationale », le vote nationaliste anticonscriptionniste se trouvant divisé entre le Parti libéral, le Bloc populaire canadien de André Laurendeau et le CCF. Maurice Duplessis est assermenté premier ministre le , ouvrant l'ère du duplessisme[5],[16].

Lois marquantes

Premier logo d'Hydro-Québec (1944-1964), créé à la suite de l'adoption du bill 17 le .
  • 1940 : Loi accordant aux femmes le droit de vote et d'éligibilité (bill 18)[2]
  • 1940 : Loi du salaire minimum (bill 34)[2]
  • 1940 : Loi créant le Conseil supérieur du travail (bill 22)[2]
  • 1940 : Loi instituant des délégations du Québec à l'étranger (bill 14)[2]
  • 1941 : Loi ouvrant l'accès du Barreau aux femmes (bill 38)[6]
  • 1942 : Loi cédant temporairement à Ottawa l'impôt provincial sur le revenu (bill 33)[7]
  • 1942 : Loi accordant aux femmes le droit de siéger aux commissions scolaires (bill 8)[7]
  • 1943 : Loi de l'instruction obligatoire pour les enfants de 6 à 14 ans (bill 21)[9]
  • 1943 : Loi créant la Commission du service civil[9]
  • 1943 : Loi créant le Conseil d'orientation économique[9]
  • 1944 : Loi établissant la Commission hydroélectrique de Québec (Hydro-Québec) (bill 17)[11]
  • 1944 : Loi instaurant la gratuité des manuels scolaires (bill 44)[11]

Chronologie

1939

1940

1941

  • 1er janvier : entrée en vigueur du droit de vote des femmes;
  •  : ouverture de la 2e session;
  •  : sanction du bill 38 ouvrant le Barreau aux femmes;
  •  : prorogation de la 2e session;
  •  : élections partielles dans Huntingdon et Saint-Jean–Napierville; les premières Québécoises votent aux urnes provinciales lors d'une élection partielle.

1942

1943

  •  : ouverture de la 4e session; Cyrille Dumaine devient président de l'Assemblée;
  • 6 mai : sanction de la Loi de l'instruction obligatoire (bill 21);
  •  : prorogation de la 4e session.

1944

Conseil exécutif

Cabinet Godbout (1939-1944)

Adélard Godbout est assermenté premier ministre le et forme un cabinet qu'il dirigera jusqu'à sa défaite aux élections du et l'assermentation de Maurice Duplessis le [5].

Sièges par parti politique

  • À l'ouverture de la 1re session (février 1940)
Affiliation Députés
     Libéral 70
     Union nationale 15
Indépendant 1
 Total
86
 Majorité gouvernementale
54


Liste des députés

  • Les caractères gras indiquent que la personne a été membre du conseil des ministres durant la législature.
  • Les caractères en italique indiquent les personnes qui ont été chefs d'un parti politique durant la législature.
Députés ayant siégé durant la 21e législature du Québec
Nom Parti Circonscription Élection
     Félix Allard Libéral Abitibi 1939
     Georges-Étienne Dansereau Libéral Argenteuil 1935
     Wilfrid Girouard Libéral Arthabaska 1939
     Cyrille Dumaine Libéral Bagot 1935, 1939
     Henri-René Renault Libéral Beauce 1939
     Delpha Sauvé Union nationale Beauharnois 1935
     Valmore Bienvenue Libéral Bellechasse 1939
     Cléophas Bastien Libéral Berthier 1927
     Pierre-Émile Côté Libéral Bonaventure 1924, 1939
     Jonathan Robinson Union nationale Brome 1936
     Dowina-Évariste Joyal Libéral Chambly 1939
     Joseph-Philias Morin Union nationale Champlain 1939
     Edgar Rochette Libéral Charlevoix et Saguenay 1927, 1939
     Roméo Fortin Libéral Châteauguay-Laprairie 1939
     Antonio Talbot Union nationale Chicoutimi 1938
     William James Duffy Libéral Compton 1931, 1939
     Paul Sauvé Union nationale Deux-Montagnes 1930, 1936
     Joseph-Damase Bégin Union nationale Dorchester 1935
     Arthur Rajotte Libéral Drummond 1935, 1939
     Henri-Louis Gagnon Libéral Frontenac 1931, 1939
     Perrault Casgrain Libéral Gaspé-Nord 1939
     Camille-Eugène Pouliot Union nationale Gaspé-Sud 1936
     Joseph-Célestin Nadon Libéral Gatineau 1939
     Alexis Caron Libéral Hull 1935, 1939
     James Walker Ross Libéral Huntingdon 1939
     Émile Bonvouloir Libéral Iberville 1939
     Hormisdas Langlais Union nationale Îles-de-la-Madeleine 1936
     Charles-Aimé Kirkland Libéral Jacques-Cartier 1939
     Antonio Barrette Union nationale Joliette 1936
     Léon Casgrain Libéral Kamouraska-Rivière-du-Loup 1927
     Albiny Paquette Union nationale Labelle 1935
     Joseph-Ludger Fillion Libéral Lac-Saint-Jean 1931, 1939
     Bernard Bissonnette Libéral L'Assomption 1939
     François Leduc Libéral Laval 1935
     Edmond Guibord Libéral Laviolette 1939
     Joseph-Georges Francoeur Libéral Lévis 1939
     Adélard Godbout Libéral L'Islet 1929, 1939
     René Chaloult Libéral Lotbinière 1936
     Joseph-Georges Caron Libéral Maisonneuve 1939
     Louis-Joseph Thisdel Libéral Maskinongé 1930, 1939
     Onésime Gagnon Union nationale Matane 1936
     Joseph Dufour Libéral Matapédia 1919, 1939
     Louis Houde Libéral Mégantic 1939
     Henri A. Gosselin Libéral Missisquoi 1939
     Joseph-Odilon Duval Libéral Montcalm 1939
     Fernand Choquette Libéral Montmagny 1939
     Jacques Dumoulin Libéral Montmorency 1939
     Joseph-Émile Dubreuil Libéral Montréal-Jeanne-Mance 1939
     Paul Gauthier Libéral Montréal-Laurier 1939
     Joseph-Achille Francoeur Libéral Montréal-Mercier 1931, 1939
     James Arthur Mathewson Libéral Montréal-Notre-Dame-de-Grâce 1939
     Henri Groulx Libéral Montréal-Outremont 1939
     Francis Lawrence Connors Libéral Montréal-Sainte-Anne 1935
Camillien Houde Indépendant Montréal-Sainte-Marie 1923, 1928, 1939
     Émile Boucher Libéral Montréal-Saint-Henri 1939
     Joseph-Roméo Toupin Libéral Montréal-Saint-Jacques 1939
     Maurice Hartt Libéral Montréal-Saint-Louis 1939
     Léopold Comeau Libéral Montréal-Verdun 1939
     Henri-Napoléon Biron Libéral Nicolet 1939
     Roméo Lorrain Union nationale Papineau 1935
     Edward Charles Lawn Libéral Pontiac 1935
     Lucien Plamondon Libéral Portneuf 1939
     Joseph-William Morin Libéral Québec-Centre 1939
     François-Xavier Bouchard Libéral Québec-Comté 1939
     Oscar Drouin Libéral Québec-Est 1928
     Charles Delagrave Libéral Québec-Ouest 1935
     Félix Messier Libéral Richelieu-Verchères 1927
     Stanislas-Edmond Desmarais Libéral Richmond 1923, 1939
     Louis-Joseph Moreault Libéral Rimouski 1923, 1939
     Georges Potvin Libéral Roberval 1939
     Henri-Pascal Panet Libéral Rouville 1939
     Télesphore-Damien Bouchard Libéral Saint-Hyacinthe 1912, 1923
     Alexis Bouthillier Libéral Saint-Jean-Napierville 1919
     Polydore Beaulac Libéral Saint-Maurice 1939
     Wilfrid Hamel Libéral Saint-Sauveur 1939
     Charles Munson Bullock Libéral Shefford 1939
     John Samuel Bourque Union nationale Sherbrooke 1935
     Raymond-François Frégeau Libéral Stanstead 1939
     Paul-Oliva Goulet Libéral Témiscamingue 1939
     Joseph-Alphonse Beaulieu Libéral Témiscouata 1935, 1939
     Athanase David Libéral Terrebonne 1916, 1939
     Maurice Duplessis Union nationale Trois-Rivières 1927
     Alphide Sabourin Libéral Vaudreuil-Soulanges 1939
     Georges Gordon Hyde Libéral Westmount-Saint-Georges 1939
     Thomas Hercule Lapointe Libéral Wolfe 1933, 1939
     Antonio Élie Union nationale Yamaska 1931

Autres députés élus

D'autres députés ont été élus lors d'élections partielles durant cette législature :

Notes et références

Notes

  1. Date de dissolution. Les élections ont lieu le .
  2. ↑ Date d'ouverture de la 1re session. Les élections ont eu lieu le .
  3. ↑ Adélard Godbout est assermenté premier ministre le à la suite de la victoire du Parti libéral du Québec aux élections du .

Références

  1. « Orateurs et présidents depuis 1867 », sur Assemblée nationale du Québec.
  2. « 21e législature, 1re session - Introduction historique », sur Assemblée nationale du Québec.
  3. ↑ « Ernest Lapointe », sur Dictionnaire biographique du Canada (consulté le ).
  4. ↑ Jacques Rouillard, « Aux sources de la Révolution tranquille : le congrès d'orientation du Parti libéral du Québec du 10 et  », Bulletin d'histoire politique, vol. 24, no 1,‎ (lire en ligne).
  5. « Les cabinets ministériels depuis 1867 », sur Assemblée nationale du Québec.
  6. « 21e législature, 2e session - Introduction historique », sur Assemblée nationale du Québec.
  7. « 21e législature, 3e session - Introduction historique », sur Assemblée nationale du Québec.
  8. ↑ J. L. Granatstein, « Le Québec et le plébiscite de 1942 sur la conscription », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 27, no 1,‎ (lire en ligne).
  9. « 21e législature, 4e session - Introduction historique », sur Assemblée nationale du Québec.
  10. ↑ Fernand Harvey, « Le ministre Hector Perrier, l'instruction obligatoire et la culture, 1940-1944 », Les Cahiers des dix, no 65,‎ , p. 251-281 (lire en ligne).
  11. « 21e législature, 5e session - Introduction historique », sur Assemblée nationale du Québec.
  12. Claude Bellavance, Roger Levasseur et Yvon Rousseau, « De la lutte antimonopoliste à la promotion de la grande entreprise. L'essor de deux institutions : Hydro-Québec et Desjardins, 1920-1965 », Recherches sociographiques, vol. 40, no 3,‎ (lire en ligne).
  13. ↑ Marie Lavigne, « 18 avril 1940 : L'adoption du droit de vote des femmes : le résultat d'un long combat », dans Pierre Graveline (dir.), Dix journées qui ont fait le Québec, Montréal, Typo, , p. 247-281.
  14. ↑ Gilles Boileau, « C'est Adélard Godbout qui a donné le droit de vote des femmes », Histoire Québec, vol. 10, no 2,‎ (lire en ligne).
  15. ↑ Denis Chouinard et Richard Jones, « La carrière politique de René Chaloult : l'art de promouvoir une politique nationaliste tout en sauvegardant son avenir politique », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 39, no 1,‎ (lire en ligne).
  16. ↑ « Adélard Godbout », sur Dictionnaire biographique du Canada (consulté le ).

Voir aussi

Articles connexes

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