Pont-de-Loup
| Pont-de-Loup | |||||
Tour romane de Pont-de-Loup. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
| Province | |||||
| Arrondissement | Charleroi | ||||
| Commune | Aiseau-Presles | ||||
| Code postal | 6250 | ||||
| Code INS | 52074C | ||||
| Zone téléphonique | 071 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Lupipontain(e)[1] | ||||
| Population | 2 935 hab. (1/1/2025) | ||||
| Densité | 760 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 25′ nord, 4° 33′ est | ||||
| Superficie | 386 ha = 3,86 km2 | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : Hainaut
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Pont-de-Loup (en wallon Pondlô) est une section de la commune belge d'Aiseau-Presles située en Wallonie dans la province de Hainaut. C’était une commune à part entière avant la fusion des communes.
Ses habitants sont appelés les Lupipontains.
Étymologie
Étymologie possible : bois (germ. lauha) du marais (francique polder)[2].
Anciennes formes
840 Funderlo ; 1143 Ponderlous ; 1162 Pondrelos ; 1230 Ponderlues ; 1232 Podreluez ; 1235 Pondreluez ; 1238 Pondrelouz ; 1250 Pondreluz ; 1265 Pondrelos ; 1385 Pondeslous ; 1398 Pondrelous ; 1408 Pondralous ; 1420 Pondelour ; 1423 Ponderlou ; 1426 Pontdreloux ; 1438 Pondelou ; 1462 Pont de Loup ; 1491 Pondreloux ; 1599 Pontdreloup ; 1625 Pondeloup ; 1628 Pondeloux ; 1737 Pon de loup ; après 1750, Pont-de-Loup.
Géographie
Quartiers
Baty, Champs Saint-Clet, Joncquière, Malfait, Monts, Wairchat et Quartier du Roi.
Cités
Cité Saint-Clet et cité Sainte-Face.
Évolution démographique

- Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre.
Histoire
Le village est cité pour la première fois en 840 par Louis le débonnaire qui cédait le domaine à un dénommé Ekkard. Pont-de-Loup était une possession de la Principauté de Liège, le village s'étendait au-delà de Châtelet. En 1867, le petit hameau de Pironchamps devint une commune indépendante qui fusionna, en 1977, avec la commune voisine de Farciennes.
Seigneurs de Pont-de-Loup
À l'époque de la société d'Ancien Régime, Pont-de-Loup est une seigneurie.
- Jacques Stainier est seigneur de Pont-de-Loup, située près de Châtelet vers 1550.
- Par contrat de mariage devant Me Pirquet à Liège le , sa fille Louise épouse Charles Bady II, qui devient de ce fait seigneur de Pont à la mort de son beau-père. Il est le fils de Charles Bady Ier, écuyer et de Jeanne de Preelles. Les Bady sont originaires de Liège. Ils ont pour armes : « D'azur au lion grimpant d'or, tenant dans ses pattes une clef d'argent »[3].
- Bertrand Bady Ier, fils de Charles II, seigneur de Pont, épouse à Marchiennes (sans doute plutôt Marchienne-au-Pont que Marchiennes), par contrat du , Barbe Bruant, fille d'Henri. Veuf, il se remarie, le nom de sa deuxième femme n'est pas connu. Il établit son testament le .
- Martin Bady, fils de Bertrand Ier; seigneur de Pont, mayeur de Dampremy, où il épouse par contrat du Françoise Blatton, fille de Jean-François et petite-fille de Jacques, bourgmestre de Thuin. Elle est veuve en 1626 et en 1648. Elle a eu six enfants nés à Dampremy dont :
- Bertrand Bady II (1617-1685), fils de Martin, né à Dampremy, y baptisé le , seigneur du Pont, époux de Anne Marie Albert puis de Hyacinthe Dumont, morte le . Bertrand meurt à Namur paroisse Saint-Jean l'Évangéliste le . Il a eu cinq enfants dont :
- Pierre Bady (1647-1715), seigneur d'Aymeries, Pont-sur-Sambre etc.[4].
- Lancelot dit Charles, mort à Marchienne-au-Pont le qui avait eu un fils Charles Bady III, capitaine au régiment allemand de Reding, au service de la France par commission du , mort le .
- Alexandrine épouse par contrat du François Nicolas Stainier, fils de Robert et de Marguerite Burlen (Stainier est le nom de famille de l'épouse de Charles Bady II ci-dessus)[4].
Liste des bourgmestres de 1830 à 1977
- Joseph Quirini, de 1830 à 1836 (unioniste).
- Adrien Chermanne, de 1836 à 1848 (unioniste).
- Godefroid Goret, de 1848[5] à 1864 (tendance catholique).
- Auguste Ledoux, de 1864 à 1884 (Parti catholique).
- Joseph Chermanne, de 1885 à 1887 (Parti catholique).
- Léon Genaudet, de 1888 à 1893 (Parti catholique).
- Eugène Fanuel, de 1894 à 1900 (Parti libéral).
- Louis Quirini, de 1900 à 1911 (intérêts communaux).
- Auguste Charles, de 1912 à 1916 (POB).
- Alphonse Lambot, de 1917 à 1919 (POB).
- Florimont Stalens, de 1920 à 1921 (POB).
- Jean Nisot, de 1921 à 1928 (POB).
- Charles Wautier, faisant fonction, de 1928 à 1932 (POB).
- Auguste Scohy, de 1932 à 1940 (Parti catholique).
- Ferdinand Denis, faisant fonction, de 1940 à 1942.
- De 1942 à 1944, Pont-de-Loup fut incorporé dans le « Grand Charleroi ».
Patrimoine et culture
Patrimoine monumental
Lieux et monuments
- La tour romane de Pont-de-Loup est la tour de l'ancienne église paroissiale Saint-Clet entouré d'un cimetière partie militaire et partie civil[8].
- L'église Saint-Clet, en style néo-gothique édifiée en 1861 et consacrée en 1952[9].
Folklore
Le culte Notre-Dame Del Manock
La bienheureuse Marie Del Manock est citée pour la première fois en 1358. Vierge locale, elle est l'objet de vénération par les personnes qui viennent l'invoquer pour la guérison de leur surdité. Chaque année le premier dimanche de septembre se déroule la marche Notre-Dame del Manock[10].
Enseignement
École communale de Pont-de-Loup, rue Quartier du Roi.
Économie
Industries de l'époque
La société anonyme du charbonnage du Carabinier
La fusion des sociétés « Carabinier » et « Pont-de-Loup Sud » réunit à l’origine deux entités distinctes : d’un côté, le « Carabinier Français », dont la direction et les installations techniques se trouvent sur le territoire de Châtelet, et de l’autre, la « Compagnie de Pont-de-Loup Sud », qui avait son siège social et ses puits implantés sur le territoire de Pont-de-Loup. Le , le charbonnage du Carabinier rachète celui de Pont-de-Loup. La nouvelle société ainsi formée adopte comme raison sociale le nom de « Société Anonyme du Charbonnage du Carabinier à Pont-de-Loup ». Par l’arrêté royal du , les deux concessions sont regroupées sous le nom de « Carabinier-Pont-de-Loup »[11].
La concession primitive de Pont-de-Loup Sud fut créée par l'arrêté royal des Pays-Bas, en date du , et accordée à Guillaume Dumont de Dampremy, Auguste et Joseph Quirini de Pont-de-Loup. La superficie de celle-ci est de 300 hectares 20 ares. Le , le charbonnage de Pont-de-Loup Sud est acquis par la Maison de Banque Deville et Dujarier à Paris. Les nouveaux administrateurs créent alors une société anonyme, probablement de droit français, baptisée « Société Anonyme du Charbonnage de Pont-de-Loup ». Plus tard, le , une nouvelle société anonyme, à capitaux majoritairement belges mais aussi de droits, sera fondée pour remplacer la première[11].
Les trois puits de la société en 1838 sont :
- le no 1 qui était à la rue Auguste Scohy ;
- le no 2, d’une profondeur de 158 mètres et situé rue du Campinaire, pourrait voir son forage prolongé jusqu’à 200 mètres selon les projets de la société ;
- le no 3 situé au Wairchat n’est plus en service à cause des infiltrations d’eau qui ont inondé l’exploitation souterraine. Ce puits mesurait environ cinquante mètres de profondeur[11].
En 1896, lors de la fusion, le puits no 2 est encore en activité. Le puits no 1, désaffecté pour l’extraction, avait conservé son utilité technique au sein de l’entreprise jusqu’à cette date. En 1872, la société employait, sur l’ensemble de ses sites, 540 ouvriers[11].
La société du Carabinier Français trouve son origine dans un décret du , par lequel Napoléon accorde à Drapier, Sausaint, Virolte et Carlier le droit d’exploiter les mines de houille situées sur le territoire de Châtelet, pour une concession couvrant 199 ha 64 a 79 ca. En 1827, le charbonnage du Carabinier, alors connu sous le nom de « Société Charbonnière du Carabinier Français », est racheté par la Maison de Commerce Fontaine-Spitaels de Mons. Le , le charbonnage ainsi que diverses installations métallurgiques sont apportés en nature à la société en commandite par actions « Fontaine et Spitaels et Cie », qui prend la suite de la Maison de Commerce[12].
Le , une nouvelle mutation juridique a lieu lorsque les installations industrielles sont apportées en nature à la SA des Hauts Fourneaux, Usines et Charbonnages de Marcinelle et Couillet. Le , les administrateurs de cette société décident de « sortir » le charbonnage de la société anonyme qu’ils dirigent. Pour ce faire, ils fondent à Châtelet une nouvelle entité : la « Société Anonyme du Charbonnage du Carabinier »[12].
Avant 1896, le Charbonnage de Châtelet exploitait quatre puits situés sur le territoire de la commune : Saint-Roch, Sainte-Barbe, Goffin et Notre-Dame de Hal. L’assemblée générale des actionnaires du charbonnage de Pont-de-Loup Sud décide de dissoudre la société, à condition qu’elle soit rachetée par la Société Anonyme du Carabinier à Châtelet. Après la fusion, la SA du charbonnage déplace son siège social, remplaçant Châtelet par Pont-de-Loup[13].
En ce moment là, la nouvelle société exploite trois sièges :
- le no 1 de la rue Auguste Scohy est dédié aux services d’entretien et à l’hébergement des chevaux de mine ;
- le no 2, rue du Campinaire à Pont-de-Loup, est réservé à l’extraction ;
- le no 3, rue des Lorrains[14], à Châtelet, est également destiné à l’extraction[13].
Sport et vie associative
Sports
Du point de vue sportif, Pont-de-loup abrite le club de foot et les deux clubs de basket :
- Le club de basket féminin (Royal Spirou Pont-de Loup) créé en 1927
- Le club de basket garçon (Royal Eclairs Pont-de-Loup) qui se sont bien démarqués cette saison (2012-2013) par une qualification de la P1 pour les Playoffs et un titre ainsi que la montée en P2 de la compétitive équipe P3.
Infrastructure
Salle omnisports terminée en 1972 et opérationnelle en 1974[15].
Vie associative
Personnalités nées à Pont-de-Loup
- François Cabut (1928-2002), coureur cycliste ;
- Claude-Robert Roland (1935-2018), organiste et compositeur.
Notes et références
- ↑ Jean Germain, Guide des gentilés : les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, (lire en ligne).
- ↑ Jean-Jacques Jespers, Dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles, Bruxelles, Belgique, Éditions Racine, , 649 p. (ISBN 978-2-87386-409-5, lire en ligne), p. 482
- ↑ Paul Denis du Péage, « Recueil de généalogies lilloises », tome 1, dans Recueil de la société d'études de la province de Cambrai, tome 12, 1906-1909, p. 7-8, lire en ligne.
- Paul Denis du Péage, « Recueil de généalogies lilloises », tome 1, dans Recueil de la société d'études de la province de Cambrai, tome 12, 1906-1909, p. 8, lire en ligne.
- ↑ Conseiller provincial et directeur-gérant du charbonnage du Boubier.
- ↑ CRISP, « Courrier hebdomadaire », n°20, 1970. Disponible en ligne : https://shs.cairn.info/revue-courrier-hebdomadaire-du-crisp-1970-20-page-1?lang=fr
- ↑ Une rue porte son nom et conducteur des travaux au charbonnage du Carabinier (https://uurl.kbr.be/1296933).
- ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 20, p. 51.
- ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 20, p. 50.
- ↑ Bertrand Thibaut (photogr. Pascal Degée), En marches : Les escortes militaire en Entre-Sambre-et-Meuse, Bruxelles, Éditions Aparté, , 192 p. (ISBN 978-2930327273), p. 185
- Coisman et al. 2006, p. 153.
- Coisman et al. 2006, p. 155.
- Coisman et al. 2006, p. 157.
- ↑ Coisman, Nihoul et Vandenbroeck 2007, p. 54.
- ↑ Marie-Rose Piefort, Mémoire et Souvenirs d'Aiseau, Falisolle, Imprimerie Monyvo, , 255 p., p. 107
Voir aussi
Bibliographie
- n.c. (Ministère de la Communauté Française, Administration du Patrimoine Culturel), Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 20 : Wallonie, Hainaut, Arrondissement de Charleroi, Liège, Pierre Mardaga, éditeur, , 602 p. (ISBN 2-87009-588-0 et 978-2-8700-9588-1, OCLC 312155565, lire en ligne)
- Claude Coisman, Daniel Grimmaux, Marcel Nihoul et André Vandenbroeck, Physionomie du passé économique au pays de Châtelet, Société d'Histoire Le Vieux Châtelet, , 216 p.
- Claude Coisman, Marcel Nihoul et André Vandenbroeck, Châtelet, t. 2 : Bouffioulx, Châtelet et Châtelineau, Tempus, coll. « Mémoire en images », , 128 p. (ISBN 978-90-76684-79-6)
- Fernand Delfosse, La petite histoire de Pont-de-Loup, , 47 p.
- Daniel Grimmaux, Marcel Nihoul et André Vandenbroeck, Pont-de-Loup : Village de Wallonie, Société d'Histoire Le Vieux Châtelet, , 73 p.
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